mercredi 27 août 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2403713 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 juin 2024, M. A B, représenté par Me Laclau, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle Toulouse Métropole a rejeté sa demande de versement de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) technicité informatique, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux dirigé contre cette première décision ;
2°) de condamner Toulouse Métropole à lui verser, pour la période du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2023, une somme de 10 800 euros au titre de ladite indemnité ainsi que l'IFSE dégressive mise en place à compter du 1er janvier 2024, cette somme étant à parfaire, et une somme de 10 000 euros au titre des différents préjudices subis ;
3°) de mettre à la charge de Toulouse Métropole une somme de 2 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juin 2025, Toulouse Métropole conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et de condamnation de la requête et au rejet du surplus des conclusions de cette requête.
Par un mémoire en intervention, enregistré le 20 juin 2025, le syndicat CFDT Interco de la Haute-Garonne et de l'Ariège, représenté par Me Laclau, demande à ce qu'il soit fait droit à la requête de M. B.
Par mémoire, enregistré le 16 juillet 2025, M. B, représenté par Me Laclau, doit être regardé comme concluant au non-lieu à statuer sur ses conclusions à fin d'annulation, comme se désistant de ses conclusions indemnitaires et comme maintenant ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' Donner acte des désistements () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ; ".
Sur l'intervention du syndicat CFDT Interco de la Haute-Garonne et de l'Ariège :
2. Le syndicat CFDT Interco de la Haute-Garonne et de l'Ariège justifie, au regard de son objet statutaire, d'un intérêt suffisant pour intervenir au soutien de la requête de M. B. Son intervention doit dès lors être admise.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Par arrêtés du 25 juin 2025, Toulouse Métropole a attribué à M. B l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) technicité informatique pour la période du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2024 puis à compter du 1er janvier 2024. Ces arrêtés, devenus définitifs, ont eu pour effet, ainsi que le relève d'ailleurs le requérant, lequel conclut au non-lieu à statuer sur ses conclusions à fin d'annulation, de retirer les décisions attaquées. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur ces conclusions.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
4. Par mémoire, enregistré le 16 juillet 2025, M. B a déclaré renoncer à ses conclusions indemnitaires. De telles conclusions constituent un désistement pur et simple dont il y a lieu de donner acte.
Sur les frais d'instance :
5. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Toulouse Métropole une somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : L'intervention du syndicat CFDT Interco de la Haute-Garonne et de l'Ariège est admise.
Article 2 : Il est donné acte à M. B du désistement de ses conclusions indemnitaires.
Article 3 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. B.
Article 4 : Toulouse Métropole versera à M. B une somme de 1 200 euros (mille deux cents euros) au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à Toulouse Métropole et au syndicat CFDT Interco de la Haute-Garonne et de l'Ariège.
Fait à Toulouse le 27 août 2025.
La présidente de la 6ème chambre,
M-O. MEUNIER-GARNER
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
la greffière en chef,
ou par délégation, la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026