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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2405643

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2405643

mercredi 11 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2405643
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du département de la Haute-Garonne de lui attribuer la carte mobilité inclusion mention stationnement (CMI-S). Le juge a constaté que la requête, insuffisamment motivée, n’avait pas été régularisée malgré une demande en ce sens, en application de l’article R. 772-6 du code de justice administrative. En conséquence, les conclusions ont été jugées manifestement irrecevables sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 septembre 2024, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision du 8 août 2024 par laquelle le président du conseil départemental de la Haute-Garonne a rejeté sa demande du bénéfice de la carte mobilité inclusion portant la mention stationnement (CMI-S).

Il soutient que son état de santé justifie l'attribution de la CMI-S dès lors qu'il est âgé de 80 ans, qu'il est épileptique depuis 2006, que son équilibre est perturbé suite à des carcinomes qui ont été opérés et qu'il éprouve beaucoup de difficultés à se déplacer.

Par un courrier recommandé du 18 septembre 2024, le tribunal a demandé à M. B de régulariser sa requête, qui est insuffisamment motivée, à l'aide du formulaire prévu à cet effet.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la présidente du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les litiges visés audit article.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que (), des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ". Aux termes de l'article R. 772-6 du même code, applicable aux contentieux sociaux dont relève la présente requête : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. "

2. Le tribunal a demandé à M. B, par courrier recommandé du 18 septembre 2024, dont il a accusé réception le 20 septembre 2024, de régulariser sa requête en produisant tous les éléments utiles permettant de justifier sa demande. M. B n'a pas régularisé sa requête dans le délai qui lui était imparti. Par suite, les conclusions de M. B, qui sont manifestement irrecevables, doivent être rejetées par application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Toulouse, le 11 décembre 2024.

Le magistrat désigné,

Alain C

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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