mercredi 20 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2406782 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Question préjudicielle |
| Avocat requérant | CABINET KOPPER (AARPI) |
Vu la procédure suivante :
I. Par un jugement du 4 juin 2024, enregistré le 6 novembre 2024 sous le n° 2406782, le conseil de prud'hommes de Toulouse a sursis à statuer sur la requête de M. I B et a saisi le tribunal de la question suivante : " l'arrêté ministériel du 20 septembre 1954, pris en application de l'article 50 de la loi n°53-285 du 4 avril 1953 portant statut du personnel navigant professionnel de l'aéronautique civile est-il régulier, conforme aux dispositions légales et toujours en vigueur ' ".
II. Par un jugement du 4 juin 2024, enregistré le 6 novembre 2024 sous le n° 2406863, le conseil de prud'hommes de Toulouse a sursis à statuer sur la requête de M. L A et a saisi le tribunal de la question suivante : " l'arrêté ministériel du 20 septembre 1954, pris en application de l'article 50 de la loi n°53-285 du 4 avril 1953 portant statut du personnel navigant professionnel de l'aéronautique civile est-il régulier, conforme aux dispositions légales et toujours en vigueur ' ".
III. Par un jugement du 4 juin 2024, enregistré le 6 novembre 2024 sous le n° 2406865, le conseil de prud'hommes de Toulouse a sursis à statuer sur la requête de M. C F et a saisi le tribunal de la question suivante : " l'arrêté ministériel du 20 septembre 1954, pris en application de l'article 50 de la loi n°53-285 du 4 avril 1953 portant statut du personnel navigant professionnel de l'aéronautique civile est-il régulier, conforme aux dispositions légales et toujours en vigueur ' ".
IV. Par un jugement du 4 juin 2024, enregistré le 6 novembre 2024 sous le n° 2406866, le conseil de prud'hommes de Toulouse a sursis à statuer sur la requête de M. K D et a saisi le tribunal de la question suivante : " l'arrêté ministériel du 20 septembre 1954, pris en application de l'article 50 de la loi n°53-285 du 4 avril 1953 portant statut du personnel navigant professionnel de l'aéronautique civile est-il régulier, conforme aux dispositions légales et toujours en vigueur ' ".
V. Par un jugement du 4 juin 2024, enregistré le 6 novembre 2024 sous le n° 2406867, le conseil de prud'hommes de Toulouse a sursis à statuer sur la requête de M. H G et a saisi le tribunal de la question suivante : " l'arrêté ministériel du 20 septembre 1954, pris en application de l'article 50 de la loi n°53-285 du 4 avril 1953 portant statut du personnel navigant professionnel de l'aéronautique civile est-il régulier, conforme aux dispositions légales et toujours en vigueur ' ".
VI. Par un jugement du 4 juin 2024, enregistré le 6 novembre 2024 sous le n° 2406868, le conseil de prud'hommes de Toulouse a sursis à statuer sur la requête de M. J E et a saisi le tribunal de la question suivante : " l'arrêté ministériel du 20 septembre 1954, pris en application de l'article 50 de la loi n°53-285 du 4 avril 1953 portant statut du personnel navigant professionnel de l'aéronautique civile est-il régulier, conforme aux dispositions légales et toujours en vigueur ' ".
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de procédure civile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n°s 2406782, 2406863, 2406865, 2406866, 2406867, 2406868 présentent à juger la même question préjudicielle et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule ordonnance.
2. Par six jugements du 4 juin 2024, le conseil de prud'hommes de Toulouse a sursis à statuer sur les demandes présentées par M. I B, M. L A, M. C F, M. K D, M. H G et M. J E à l'encontre de leur employeur, la société Volotea, et a transmis au tribunal la question suivante : " l'arrêté ministériel du 20 septembre 1954, pris en application de l'article 50 de la loi n°53-285 du 4 avril 1953 portant statut du personnel navigant professionnel de l'aéronautique civile est-il régulier, conforme aux dispositions légales et toujours en vigueur ' ".
3. Aux termes de l'alinéa 2 de l'article 49 du code de procédure civile : " () Lorsque la solution d'un litige dépend d'une question soulevant une difficulté sérieuse et relevant de la compétence de la juridiction administrative, la juridiction judiciaire initialement saisie la transmet à la juridiction administrative compétente en application du titre Ier du livre III du code de justice administrative. Elle sursoit à statuer jusqu'à la décision sur la question préjudicielle ". En outre, aux termes de l'article R. 771-2-1 du code de justice administrative : " Lorsque la juridiction administrative compétente est saisie d'une question préjudicielle soulevée par une juridiction judiciaire, l'affaire est instruite et jugée comme une affaire urgente. / Les délais les plus brefs sont donnés aux parties pour produire leurs observations. A défaut de production dans le délai imparti, il est passé outre sans mise en demeure ".
4. Aux termes de l'article R. 351-2 du code de justice administrative : " Lorsqu'() un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence du Conseil d'Etat, son président transmet sans délai le dossier au Conseil d'Etat qui poursuit l'instruction de l'affaire. () ". En vertu de l'article R. 311-1 du même code : " Le Conseil d'Etat est compétent pour connaître en premier et dernier ressort : () 2° Des recours dirigés contre les actes réglementaires des ministres () / 6° Des recours en interprétation et des recours en appréciation de légalité des actes dont le contentieux relève en premier et dernier ressort du Conseil d'Etat () ".
5. La question posée par le conseil de prud'hommes au tribunal administratif est relative à la légalité de l'arrêté du 20 septembre 1954 pris pour l'application de l'article 50 de la loi n° 53-285 du 4 avril 1953 portant statut du personnel navigant professionnel de l'aéronautique civile. Cet arrêté interministériel est au nombre des actes réglementaires des ministres au sens des dispositions du 2° de l'article R. 311-1 du code de justice administrative. Le Conseil d'Etat, compétent en premier et dernier ressort pour connaître des recours dirigés contre les actes réglementaires pris par les ministres, tel l'arrêté du 20 septembre 1954, est, par suite, également compétent pour statuer sur le recours en appréciation de légalité d'un tel arrêté, en vertu du 6° de ce même article. Il y a lieu, en application des dispositions précitées de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, de transmettre la question posée par le conseil de prud'hommes de Toulouse au Conseil d'Etat.
O R D O N N E :
Article 1er : Les dossiers des requêtes susvisées sont transmis au Conseil d'Etat.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat, au conseil de prud'hommes de Toulouse, à M. I B, à M. L A, à M. C F, à M. K D, à M. H G, à M. J E et à la société Volotea.
Fait à Toulouse, le 20 novembre 2024.
La présidente du tribunal,
I. CARTHE MAZERES
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
N°s 2406782, 2406863, 2406865, 2406866, 2406867, 2406868
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400864
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le litige concernait une altercation professionnelle et ses suites, mais la requérante n'a pas formulé de conclusions légales, telles que la demande d'annulation d'une décision administrative ou d'une condamnation pécuniaire, malgré une mise en demeure de régularisation. Le juge a appliqué les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative pour constater cette irrecevabilité, rappelant que le juge administratif ne peut se substituer à l'administration.
18/03/2026
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303678
Le Tribunal Administratif de Rennes, saisi d'une question préjudicielle, a jugé que le « Bâtiment des défis » appartenait au domaine privé de Lorient Agglomération. Le tribunal a considéré que ce bâtiment, affecté à une activité commerciale et non accessible au public, n'était ni affecté à un service public ni spécialement aménagé pour les besoins d'un tel service. Cette solution s'appuie sur les critères classiques de la domanialité publique définis par le code général de la propriété des personnes publiques.
12/03/2026
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2304763
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi d'une question préjudicielle concernant la qualification domaniale d'un local loué par une commune et occupé par un institut médico-éducatif (IME), à la suite d'un incendie. La juridiction a jugé que les locaux, affectés à un service public administratif (l'éducation spécialisée) et spécialement aménagés à cette fin, appartenaient au domaine public communal. Cette solution, fondée sur les critères du code général de la propriété des personnes publiques, a pour conséquence d'écarter l'application du régime de responsabilité civile de droit commun invoqué par l'assureur de la collectivité.
12/03/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502023
Le Tribunal Administratif de Besançon, saisi d'une question préjudicielle par la cour d'appel, a jugé irrecevables les conclusions du dirigeant de la société Auto La Vallée 39 qui demandaient la décharge intégrale de l'impôt. Le tribunal a rappelé que dans le cadre d'une question préjudicielle, les parties ne peuvent présenter que des conclusions relatives aux frais de l'instance et non des demandes nouvelles sur le fond du litige fiscal. La juridiction s'est fondée sur les principes de procédure applicables aux questions préjudicielles, notamment issus du code de justice administrative.
03/03/2026