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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2504808

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2504808

mercredi 20 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2504808
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du président du conseil départemental de l'Aveyron de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "Stationnement". La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision prise sur le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles, ni la preuve de l'exercice de ce recours. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a prononcé le rejet sans examiner le fond de l'affaire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 juillet 2025, Mme A B demande au tribunal d'annuler la décision du 9 mai 2025 par laquelle le président du conseil départemental de l'Aveyron a rejeté sa demande de la carte mobilité inclusion portant la mention Stationnement.

Elle soutient que :

- elle a des douleurs au dos qui l'empêchent de se déplacer ; quand son dos est bloqué, elle doit marcher avec des béquilles ;

- elle a été opérée deux fois des jambes.

Par un courrier du 7 juillet 2025, le tribunal a demandé à Mme B de produire la décision du président du conseil départemental de l'Aveyron prise sur recours préalable relative à la carte mobilité inclusion portant la mention Stationnement ou la preuve de l'exercice de ce recours.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la présidente du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les litiges visés audit article.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. () ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. () ". Aux termes de l'article L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles : " Les recours contentieux formés contre les décisions mentionnées à l'article L. 134-1 sont précédés d'un recours administratif préalable exercé devant l'auteur de la décision contestée. L'auteur du recours administratif préalable, accompagné de la personne ou de l'organisme de son choix, est entendu, lorsqu'il le souhaite, devant l'auteur de la décision contestée. () " En vertu de l'article R. 241-17-1 du même code : " Le recours préalable obligatoire formé contre une décision relative à la carte "mobilité inclusion" destinée aux personnes physiques est formé, par tout moyen lui conférant date certaine, devant le président du conseil départemental. "

3. L'institution par ces dispositions d'un recours administratif préalable obligatoire à la saisine du juge a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Il s'ensuit que la décision prise à la suite du recours préalable est seule susceptible d'être déférée au juge en ce qu'elle se substitue à la décision initiale.

4. Le tribunal a demandé à Mme B, par un courrier recommandé avec avis de réception du 7 juillet 2025, dont elle a accusé réception le 9 juillet 2025, de régulariser sa requête par la production de la décision prise par le président du conseil départemental de l'Aveyron sur recours administratif ou la preuve de l'exercice de ce recours administratif. Mme B n'a pas régularisé sa requête dans le délai qui lui était imparti. Par suite, ses conclusions, qui sont manifestement irrecevables, doivent être rejetées par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Toulouse, le 20 août 2025.

Le magistrat désigné,

Alain C

La République mande et ordonne au préfet de l'Aveyron en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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