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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2504891

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2504891

jeudi 23 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2504891
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantCABROL

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... contestant un titre de perception de 11 627 euros émis par la direction régionale des finances publiques. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas exercé le recours préalable obligatoire devant le comptable public, conformément aux articles 117 et 118 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique. Cette absence de réclamation préalable rend la saisine directe du tribunal irrecevable, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 juillet 2025, M. B..., représenté par Me Cabrol demande au tribunal :

1°) d’annuler le titre de perception n° 045000 007 005 075 781671 2025 0001929 du 21 mai 2025, émis par la direction régionale des finances publiques Centre Val de Loire pour un montant de 11 627 euros et de le décharger de l’obligation de payer cette somme ;

2°) de mettre à la charge de la direction régionale des finances publiques Centre Val de Loire une somme de 500 euros à lui verser en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
le décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique
le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « […] les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours […] désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : […] 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; […] ».

En vertu de l’article 117 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : « Les titres de perception émis en application de l'article L. 252 A du livre des procédures fiscales peuvent faire l'objet de la part des redevables : / 1° Soit d'une contestation portant sur l'existence de la créance, son montant ou son exigibilité ; (…) ». Aux termes de l’article 118 du même décret : « En cas de contestation d'un titre de perception, avant de saisir la juridiction compétente, le redevable doit adresser cette contestation, appuyée de toutes pièces ou justifications utiles, au comptable chargé du recouvrement de l'ordre de recouvrer. / Le droit de contestation d'un titre de perception se prescrit dans les deux mois suivant la notification du titre ou, à défaut, du premier acte de poursuite qui procède du titre en cause. / Le comptable compétent accuse réception de la contestation en précisant sa date de réception ainsi que les délais et voies de recours. Il la transmet à l'ordonnateur à l'origine du titre qui dispose d'un délai pour statuer de six mois à compter de la date de réception de la contestation par le comptable. A défaut d'une décision notifiée dans ce délai, la contestation est considérée comme rejetée. / La décision rendue par l'administration en application de l'alinéa précédent peut faire l'objet d'un recours devant la juridiction compétente dans un délai de deux mois à compter de la date de notification de cette décision ou, à défaut de cette notification, dans un délai de deux mois à compter de la date d'expiration du délai prévu à l'alinéa précédent. » Enfin aux termes de l’article 119 de ce décret : « Le débiteur peut saisir la juridiction compétente dans un délai de deux mois à compter de la date de notification de la décision prise sur sa réclamation ou, à défaut de cette notification, dans un délai de deux mois à compter de la date d’expiration des délais prévus à l’article 118. ». Il résulte de ces dispositions qu’elles instituent avant tout recours contentieux devant le juge administratif notamment un recours préalable obligatoire appuyé de toutes justifications utiles devant le comptable chargé du recouvrement lorsqu’un redevable entend contester un titre de perception émis à son encontre et rendu exécutoire. Ainsi, le juge administratif ne peut être valablement saisi que de la décision prise par l’administration sur cette opposition à poursuite.

Il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant a formé une réclamation préalable obligatoire avant de saisir le tribunal. Dès lors, faute d’exercice du recours préalable obligatoire prévu par les articles 117 et 118 du décret 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique, la requête de M. B..., tendant à titre principal à l’annulation d’un titre de perception ne peut par suite qu’être rejetée comme irrecevable.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B....

Fait à Toulouse, le 23 octobre 2025.

La présidente de la 2ème chambre,




C. VISEUR-FERRÉ
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière

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