LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2506183

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2506183

lundi 12 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2506183
TypeDécision
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Cette décision du Tribunal Administratif de Toulouse concerne une demande d'expertise économique présentée par Mme A..., une professionnelle libérale paramédicale, afin d'évaluer le préjudice subi par son entreprise en raison des travaux de construction de la ligne C du métro de Toulouse. Le tribunal a fait droit à cette demande, jugeant l'expertise utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, malgré l'opposition de Tisséo Ingénierie qui réservait son dispositif d'indemnisation amiable aux seuls commerces et artisans. La solution retenue ordonne une expertise contradictoire pour déterminer le lien de causalité entre les travaux et la baisse d'activité, puis évaluer le préjudice économique, en application des articles R. 532-1 et R. 621-13 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 juillet 2025, Mme D... A... demande au juge des référés de désigner un expert économique en vue du chiffrage du préjudice subi par son entreprise du fait des travaux de la ligne C du métro de Toulouse.

Elle soutient que l’ampleur des travaux a généré une baisse de fréquentation et une diminution du chiffre d’affaires de son entreprise.

Par un mémoire, enregistré le 3 novembre 2025, la société Tisséo Ingénierie, représentée par sa directrice générale adjointe, informe le juge des référés s’opposer à la demande d’expertise, l’indemnisation amiable qu’il prévoit ne visant que les commerces au droit du chantier qui subissent une perte de chaland qui génère son chiffre d’affaires, ce qui ne serait pas le cas de l’activité libérale de Mme A....

Vu les autres pièces du dossier.


Vu le code de justice administrative.

Vu la décision du 1er mars 2025 par laquelle la présidente du tribunal administratif a désigné Mme Viseur-Ferré, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.



Considérant ce qu’il suit :

1. Aux termes de l’article R. 532-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ». Et aux termes de l’article R. 621-13 du code de justice administrative : « […] les frais et honoraires […] sont, en principe, mis à la charge de la partie qui a demandé le prononcé de la mesure d'expertise. […] »

2. L'utilité d'une mesure d'expertise demandée au juge des référés sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée, d'une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et, d'autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher. Il appartient au juge des référés d'apprécier l'utilité de la mesure d'expertise demandée au vu des pièces du dossier, notamment des expertises déjà réalisées, et des motifs de droit et de fait qui justifient, selon la demande, cette mesure. Ainsi, la seule circonstance qu'une expertise ait déjà été réalisée ne dispense pas le juge d'apprécier l'utilité d'une nouvelle expertise demandée.

3. L’activité exercée par Mme A... présentant un caractère libéral et paramédical, elle n’entre pas dans le champ de l’indemnisation amiable prévue par Tisséo Ingénierie pour indemniser d façon amiable les préjudices économiques résultant des travaux de construction de la ligne C du métro de Toulouse, réservés aux commerces et artisans dépendant de la chambre de commerce et de la chambre des métiers. Toutefois, l’absence d’inclusion dans ce dispositif amiable ne rend pas inutile la réalisation d’une expertise, mais emporte seulement l’application des dispositions de l’article R. 621-13 du code de justice administrative, a contrario du dispositif d’indemnisation amiable emportant la réalisation de l’expertise aux frais avancés de Tisséo Ingénierie.

4. Il résulte de l’instruction que Mme A... a exercé une activité libérale paramédicale dans un secteur impacté par les travaux de Tisséo Ingénierie jusqu’en décembre 2025 et fait valoir avoir été particulièrement gênée dans cette activité en 2024. Dès lors l’expertise sollicitée présente un caractère d’utilité au regard des dispositions de l’article R. 532-1 du code de justice administrative et il y a lieu, dès lors, d’ordonner une telle mesure.


O R D O N N E :


Article 1er : Il sera procédé à une expertise au contradictoire de Mme A... et de Tisséo Ingénierie, avec mission pour l’expert :

1°) de déterminer si l’évolution du chiffre d’affaires au cours de la période du 1er janvier 2023 au 31 décembre 2025 constitue un préjudice économique ayant pour cause l’exécution des travaux de la 3ème ligne du métro à Toulouse réalisés par Tisséo Ingénierie ;

2°) d’évaluer, dans ce cas, ce préjudice économique en identifiant notamment, de manière très précise, la détermination du chiffre d’affaires de référence, l’analyse et le calcul de la perte de marge sur coût variable sur la période, les éventuelles économies sur les charges fixes réalisées par le commerce ainsi que le montant de l’indemnité préconisé selon l’examen des points étudiés ci-avant et le montant mensuel préconisé à verser jusqu’à l’établissement du rapport de clôture annuel ;


3°) d’apporter au tribunal tous éléments utiles à la solution d’un litige dont il serait saisi ;

4°) rechercher l’accord des parties sur l’engagement d’une médiation sur la base des travaux d’expertise.


Article 2 : M. C... B..., domicilié 20 bis rue du capitaine E..., Toulouse (31000), est désigné en qualité d’expert.


Article 3 : L’expert pourra s’il l’estime opportun, établir un pré-rapport et le communiquer aux parties en leur impartissant un délai pour présenter leurs dires et leurs observations sur les dires.

Article 4 : Préalablement à toute opération, l’expert procédera aux déclarations prévues à l’article R. 621-3. Si l’expert n’a pas prêté serment lors de son inscription initiale sur le tableau établi par la cour administrative d’appel du ressort ou lors de son inscription sur l’une des listes prévues par la loi n° 71-498 du 29 juin 1971, il prêtera par écrit le serment prévu par l’article R. 221-15-1.

Article 5 : L’expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. L’expert établira un pré-rapport, soumis aux parties pour recueillir leurs dires, sauf s’il ne le juge pas utile à l’accomplissement de sa mission, laquelle sera réalisée dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il pourra recourir à un sapiteur avec l’autorisation préalable de la présidente du tribunal administratif.

Article 6 : L’expert déposera son rapport dans un délai de trois mois et le communiquera au greffe du tribunal selon les modalités précisées à l’article R. 621-6-5 du code de justice administrative, par le biais de « Transfert Pro ». L’expert notifiera copie dudit rapport aux parties. Avec leur accord, cette notification pourra s’opérer sous forme électronique. L’expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par le demandeur et les personnes intéressées.

Article 7 : Les frais et honoraires de l’expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l’ordonnance par laquelle la présidente du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.

Article 8 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D... A..., à Tisséo Ingénierie et à M. B..., expert.


Fait à Toulouse, le 12 janvier 2026.


La vice-présidente, juge des référés,

Cécile VISEUR-FERRE


La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.


Pour expédition conforme :
la greffière en chef,
ou par délégation le greffier,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions