Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... contestant une décision de la CAF de la Haute-Garonne limitant à 50 % la remise gracieuse sur un indu de prime d'activité. La requérante n'a pas signé sa requête malgré une demande de régularisation notifiée le 20 septembre 2025, en application de l'article R. 431-4 du code de justice administrative. Faute de régularisation dans le délai imparti, le juge a prononcé le rejet sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 août 2025, Mme A... B... demande au tribunal d’annuler la décision du 4 août 2025 par laquelle le directeur de la caisse d’allocations familiales de la Haute-Garonne a limité à 50 % le montant de la remise gracieuse accordée sur un indu de prime d’activité d’un montant initial de 1 791,80 euros, ainsi ramené à la somme de 895,90 euros.
Par un courrier du 18 septembre 2025, le tribunal a demandé à Mme B..., à peine d’irrecevabilité, de signer sa requête, sur le fondement de l’article R. 431-4 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.
En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la présidente du tribunal a désigné M. C... pour statuer sur les litiges visés audit article.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 431-4 du code de justice administrative : « Dans les affaires où ne s'appliquent pas les dispositions de l'article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur et, dans le cas d'une personne morale, par une personne justifiant de sa qualité pour agir. ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. (…) / La demande de régularisation mentionne qu’à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611-7. ».
3. Mme B... a accusé réception le 20 septembre 2025 de la demande de régularisation du 18 septembre 2025. Toutefois Mme B... n’a pas régularisé sa requête dans le délai qui lui était imparti. Par suite, cette requête est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Toulouse, le 17 novembre 2025.
Le magistrat désigné,
Alain C...
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,