Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par le préfet du Tarn d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté du maire de Lavaur réglementant temporairement la circulation des poids lourds de plus de 7,5 tonnes. Le préfet s’est ensuite désisté purement et simplement de son déféré. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 761-1 du même code, l’État a été condamné à verser 1 000 euros à la commune de Lavaur au titre des frais de justice.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par un déféré et un mémoire, enregistrés les 23 octobre et 3 novembre 2025, le préfet du Tarn demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 14 octobre 2025 par lequel le maire de la commune de Lavaur a règlementé temporairement la circulation des véhicules de plus de 7,5 tonnes sur la commune de Lavaur.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 janvier 2026, la commune de Lavaur, représentée par Me Riquier, conclut au rejet du déféré et à ce qu’une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de l’Etat au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 9 février 2026, le préfet du Tarn déclare se désister purement et simplement de son déféré.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1 donner acte des désistements ; (...) ».
2. Par un mémoire en désistement, enregistré le 9 février 2026, le préfet du Tarn a déclaré se désister de son déféré. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Aux termes de l’article L. 761-1 du code de justice administrative : « Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l’autre partie la somme qu’il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l’équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d’office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu’il n’y a pas lieu à cette condamnation. ».
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce de condamner l’Etat à verser à la commune de Lavaur une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance du préfet du Tarn.
Article 2 : L’Etat versera à la commune de Lavaur une somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet du Tarn et à la commune de Lavaur.
Fait à Toulouse, le 12 février 2026.
Le président de la 4ème chambre,
H. CLEN
La République mande et ordonne au préfet du Tarn en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,