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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2600430

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2600430

mercredi 11 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2600430
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSAIHI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a été saisi par M. B... d’une demande d’annulation de l’arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 19 janvier 2026 le maintenant en rétention administrative. Par une ordonnance du 22 janvier 2026, le tribunal judiciaire de Toulouse a mis fin à cette rétention. Le juge administratif a constaté que les conclusions aux fins d’annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a admis M. B... au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire mais a rejeté sa demande de frais irrépétibles. La décision est fondée sur les articles R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

Par une requête enregistrée le 20 janvier 2026, M. A... B..., représenté par Me Saihi, demande au tribunal :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d’annuler l’arrêté du 19 janvier 2026 par lequel le préfet de la Haute-Garonne l’a maintenu en rétention administrative ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat le versement d’une somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Vu :
- l’ordonnance n° 26/00127 du 22 janvier 2026 par laquelle la vice-présidente désignée par le président du tribunal judiciaire de Toulouse a mis fin à la rétention de M. B... ;
-les autres pièces des dossiers.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique,
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif a désigné M. Zouad, conseiller, pour statuer sur les demandes présentées au titre des articles L. 921-1, L. 921-2, L. 921-3, L. 921-4, L. 922-1 et L. 922-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Considérant ce qui suit :

1. En premier lieu, aux termes de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Le jugement est rendu, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. Les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du code de justice administrative à la formation de jugement ou à son président sont exercées par ce magistrat. Il peut, par ordonnance : / (…) ; 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours ; / (…) ».

2. Par une ordonnance du 22 janvier 2026, la vice-présidente désignée par le président du tribunal judiciaire de Toulouse a mis fin au maintien en rétention de M. B.... Dès lors, les conclusions de l’intéressé aux fins d’annulation de l’arrêté du 19 janvier 2026 sont devenues sans objet et il n’y a pas lieu d’y statuer.

3. En second lieu, il y a lieu d’admettre provisoirement M. B... à l’aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Toutefois, dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. B... sur le fondement des dispositions combinées des articles susvisés.

O R D O N N E :

Article 1er : M. B... est admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation de M. B....

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B..., à Me Saihi et au préfet de la Haute-Garonne.


Fait à Toulouse, le 11 février 2026.



Le magistrat désigné,



B. ZOUAD











La République mande et ordonne à la préfète de la Haute-Garonne, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.


Pour expédition conforme :

La greffière en chef,


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