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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2600469

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2600469

jeudi 22 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2600469
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGAZAGNE-JAMMES

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... qui demandait la suspension de l'arrêté du maire de Toulouse mettant fin à son stage de gardien-brigadier de police municipale. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas joint la copie de sa requête en annulation, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge des référés a appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande sans instruction ni audience, dispensé de l'obligation de régularisation prévue à l'article R. 612-1.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 janvier 2026, Mme A... C..., représentée par Me Gazagne-Jammes, demande au juge des référés d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) la suspension de l’exécution de l’arrêté du 9 décembre 2025 par lequel le maire de Toulouse a mis fin à son stage de gardien-brigadier de police municipale à compter du 15 janvier 2026 et l’a radiée des effectifs de la collectivité à compter de cette même date ;

2°) d’enjoindre, à titre provisoire, au maire de la commune de Toulouse de la titulariser, ou, à tout le moins, de procéder à un réexamen de sa situation ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Toulouse la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné M. Le Fiblec, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Aux termes du premier alinéa de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». Aux termes du second alinéa de l’article R. 522-1 de ce code : « A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ». En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, lorsqu'il apparaît manifeste qu'une requête est irrecevable, la rejeter par une ordonnance motivée sans instruction ni audience. Enfin, selon l’article R. 522-2 du même code, les dispositions de l’article R. 612-1 de ce code qui imposent au juge d’inviter l’auteur de conclusions entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours à les régulariser, ne sont pas applicables au juge des référés statuant en urgence.
Mme C... n’a pas joint à sa requête en référé, en méconnaissance des prescriptions de l’article R. 522-1 du code de justice administrative précité, la copie de la requête en annulation de la décision contestée. Le juge des référés étant dispensé, ainsi qu’il résulte des dispositions de l’article R. 522-2 du code de justice administrative, d’inviter l’auteur d’une demande à régulariser devant lui la ou les irrecevabilités dont elle est entachée, la requête de Mme C... est donc manifestement irrecevable. Il y a lieu par suite de la rejeter selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme C... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C....

Une copie en sera adressée à la commune de Toulouse.


Fait à Toulouse, le 22 janvier 2026.


Le juge des référés,




B. LE FIBLEC


La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
la greffière en chef,
ou par délégation, la greffière,



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