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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2601153

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2601153

jeudi 19 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2601153
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantPOUGAULT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulouse, par ordonnance du 19 février 2026, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A... contestant son maintien en rétention administrative, dès lors qu'une ordonnance du tribunal judiciaire du 15 février 2026 avait déjà mis fin à cette rétention. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle, mais a rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice. Cette décision est fondée sur les articles R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

Par une requête enregistrée le 12 février 2026, M. B... A..., représenté par Me Pougault, demande au tribunal :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d’annuler l’arrêté du 11 février 2026 par lequel la préfète de l’Aveyron l’a maintenu en rétention administrative ;

3°) d’enjoindre à la préfète de l’Aveyron de lui délivrer une attestation de demandeur d’asile ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat le versement d’une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Vu :
- l’ordonnance n° 26/00326 du 15 février 2026 par laquelle la juge désignée par le président du tribunal judiciaire de Toulouse a mis fin à la rétention de M. A... ;
-les autres pièces des dossiers.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique,
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif a désigné M. Zouad, conseiller, pour statuer sur les demandes présentées au titre des articles L. 921-1, L. 921-2, L. 921-3, L. 921-4, L. 922-1 et L. 922-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.


Considérant ce qui suit :

1. En premier lieu, aux termes de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Le jugement est rendu, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. Les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du code de justice administrative à la formation de jugement ou à son président sont exercées par ce magistrat. Il peut, par ordonnance : / (…) ; 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours ; / (…) ».

2. Par une ordonnance du 15 février 2026, postérieure à l’introduction de la requête, la juge désignée par le président du tribunal judiciaire de Toulouse a mis fin au maintien en rétention de M. A.... Par suite, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête.

3. En second lieu, il y a lieu d’admettre provisoirement M. A... à l’aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Toutefois, dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. A... sur le fondement des dispositions combinées des articles susvisés.


O R D O N N E :

Article 1er : M. A... est admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées par M. A... à fin d’annulation et d’injonction dirigées contre l’arrêté de la préfète de l’Aveyron du 11 février 2026.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., à Me Pougault et à la préfète de l’Aveyron.


Fait à Toulouse, le 19 février 2026.


Le magistrat désigné,



B. ZOUAD









La République mande et ordonne à la préfète de l’Aveyron, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.


Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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