LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2601651

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2601651

lundi 16 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2601651
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantFABRESSE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, fait droit à la demande de la SA SNCF Réseau en désignant un expert judiciaire. Cette décision, prise sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, vise à constater l'état d'immeubles avoisinants avant, pendant et après des travaux ferroviaires, afin d'établir un état des lieux préalable et d'évaluer d'éventuels dommages ultérieurs. La mission d'expertise est ordonnée pour sécuriser l'exécution de travaux publics en prévenant et documentant tout préjudice aux propriétés riveraines.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 février 2026, la SA SNCF Réseau, représentée par Me Fabresse, doit être regardée comme demandant au juge des référés de désigner, sur le fondement des dispositions de l’article R. 532-1-1 du code de justice administrative, un expert avec pour mission de réaliser les constats nécessaires sur l’état des immeubles situés sur la parcelle cadastrée 829 AE n°27, sises 52, impasse de la Glacière à Toulouse (31200), avant, pendant et à l’issu des travaux.

Elle fait valoir que :

- le projet « Aménagement ferroviaire du Nord de Toulouse » (AFNT), déclaré d’utilité publique par arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 4 janvier 2016, fait partie du projet global régional dénommé le « Grand Projet Ferroviaire du Sud-Ouest » (GPSO), qui a comme objectif de développer les liaisons ferroviaires des grandes villes du sud-ouest de la France et de renforcer le transport national. Ce projet implique la réalisation de travaux de terrassement à proximité immédiate des immeubles situés sur la parcelle cadastrée 829 AE n°27 en utilisant des engins de chantier tel que des pelles mécaniques ;
- les travaux en cause consistent en des travaux de terrassement destinés à l’allongement d’une voie de service avec ballast et heurtoir dont la réalisation doit débuter le 30 mars 2026, rendant nécessaire le dépôt d’un premier rapport d’expertise avant cette date, rendant nécessaire la désignation d’un expert permettant de constater l’état des avoisinants avant le début des travaux et de suivre l’évolution de cet état au cours des travaux et dans l’hypothèse où des dommages à ces avoisinants surviendraient, d’en décrire, le cas échéant, la cause ainsi que l’étendue et de déterminer la nature et le coût de leur réparation.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Vu la décision du 1er mars 2025 par laquelle la présidente du tribunal administratif a désigné Mme Viseur-Ferré, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 532-1-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés peut charger un expert de procéder, lors de l’exécution de travaux publics, à toutes constatations relatives à l’état des immeubles susceptibles d’être affectés par des dommages puis, le cas échéant, aux causes et à l’étendue des dommages qui surviendraient effectivement pendant la durée d’exécution des travaux. / L’ordonnance désignant l’expert peut prévoir, par dérogation à l’article R. 751-3, qu’elle sera notifiée par le demandeur aux personnes dont les immeubles sont susceptibles d’être affectés par des dommages. / L’expert dépose un premier rapport accompagné d’un état de ses vacations, frais et débours, dès l’issue de la phase de constat. Le président de la juridiction ou, au Conseil d’Etat, le président de la section du contentieux fixe alors par ordonnance le montant des honoraires et des frais et débours dû à l’expert, dans les conditions prévues par l’article R. 621-11. / La mission de l’expert peut se poursuivre, si l’ordonnance mentionnée au deuxième alinéa l’a prévu, pour rechercher les causes et l’étendue des dommages qui surviendraient pendant la durée d’exécution des travaux, à l’initiative du demandeur saisi, le cas échéant, par l’une des parties mentionnées au deuxième alinéa. Le montant des honoraires et des frais et débours est fixé après le dépôt du ou des rapports relatifs aux dommages dans les conditions prévues par l’article R. 621-11, sans préjudice de l’application des dispositions de l’article R. 621-12 ».

2. La demande présentée par la SA SNCF Réseau entre dans le champ des dispositions du 1er alinéa de l’article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Il y a lieu d’y faire droit et de fixer la mission de l’expert comme il est précisé à l’article 1er de la présente ordonnance. Par ailleurs, en application des dispositions du deuxième alinéa du même article, il y a lieu de prévoir que la présente ordonnance sera notifiée par la SA SNCF Réseau à M. C... A..., propriétaire de l’immeuble sis 52, impasse de la Glacière à Toulouse (31200) cadastré sur la parcelle section 829 AE n°27 et à la SAS Travaux de Voies Ferrés (SAS TVF) mandatée pour les travaux de terrassement en cause.



ORDONNE :

Article 1er : M. B... D..., domicilié 28, rue de la République à Toulouse (31300), est désigné comme expert, au titre de sa spécialité « C.04.01 Génie civil et travaux publics : généraliste», à l’effet de se rendre sur les lieux d’implantation des immeubles, sis sur les parcelles référencées au point 2 de la présente ordonnance.

L’expert aura pour mission :

1°) avant l’exécution des travaux projetés par la SA SNCF Réseau, de constater l’état des immeubles précédemment identifiés et de décrire les désordres dont ils seraient éventuellement affectés à cette date ;

2°) de constater, s’il y a lieu, sur demandes des parties, au cours des travaux ou au terme desdits travaux, si les immeubles précédemment identifiés ont été affectés de dommages et, le cas échéant, déterminer leur étendue et leurs causes et indiquer la nature et le coût des travaux nécessaires pour y remédier ;

3°) de recueillir tous éléments et faire toutes autres constatations utiles à l’examen des chefs de mission précédemment définis ;

L’expert disposera des pouvoirs d’investigation les plus étendus. Il pourra entendre tout sachant, se faire communiquer tous documents et renseignements, faire toutes constatations ou vérifications propres à faciliter l’accomplissement de sa mission et éclairer le tribunal.

Article 2 : L’expert accomplira sa mission dans les conditions prévues aux articles R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative.

Article 3 : Préalablement à toute opération, l’expert procédera aux déclarations prévues à l’article R. 621-3. Si l’experts n’a pas prêté serment lors de son inscription initiale sur le tableau établi par la cour administrative d’appel du ressort ou lors de son inscription sur l’une des listes prévues par la loi n° 71-498 du 29 juin 1971, il prêtera par écrit le serment prévu par l’article R. 221-15-1.

Article 4 : L’expert déposera un premier rapport au greffe avant le 30 mars 2026. Il notifiera copie de ce rapport aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s’opérer sous forme électronique. L’expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de ce rapport par les parties intéressées.

Article 5 : Les frais et honoraires de l’expert seront mis à la charge de la personne désignée dans l’ordonnance par laquelle le président du tribunal administratif procédera à leur liquidation et taxation.



Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée par le greffe du tribunal à la SA SNCF Réseau et à M. B... D..., expert.

Article 7 : La SA SNCF Réseau, demanderesse, est chargée de notifier la présente ordonnance aux personnes identifiées au point 2 de la présente ordonnance. La SA SNCF Réseau est réputée disposer de l’ensemble de leurs coordonnées.

Fait à Toulouse, le 16 mars 2026.

La vice-présidente, juge des référés,




Cécile VISEUR-FERRÉ

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
la greffière en chef,
ou par délégation le greffier,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions