jeudi 12 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2003223 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL HMS ATLANTIQUE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 24 juillet 2020 et 24 janvier 2022, Mme C B, représentée par Me Chanlair, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner la chambre de commerce et d'industrie de Nouvelle-Aquitaine à lui verser une somme de 89 321,45 euros en réparation des préjudices subis du fait de l'illégalité de la convention du 20 novembre 2009, assorti des intérêts au taux légal et de leur capitalisation ;
2°) de mettre à la charge de la chambre de commerce et d'industrie de Nouvelle-Aquitaine une somme de 3 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- à compter du 17 mars 2013, la CCINA était juridiquement tenue de lui proposer la régularisation de son contrat, afin que son exécution puisse se poursuivre régulièrement ; la faute de la CCI est d'autant plus caractérisée que son contrat a été réexaminé en 2016, dans le cadre de la conclusion d'un avenant ;
- l'allocation de fin de carrière constitue un élément de la rémunération de l'agent, qui est la cause déterminante de son engagement, et est donc un élément essentiel du contrat, d'autant plus qu'elle a été divisée par huit ;
- l'obligation qui incombait à la CCINA de lui proposer la régularisation de son contrat résulte des motifs mêmes du jugement n°1805463 du 27 mars 2020 lequel est revêtu de l'autorité relative de chose jugée ;
- la circonstance que l'illégalité du contrat d'un agent soit intervenue en cours d'exécution du contrat, ou qu'elle soit présente dès sa conclusion, est indifférente à l'obligation, pour l'administration, d'en proposer la régularisation ;
- elle n'a pas manqué de diligence en sollicitant le versement d'une indemnité de fin de carrière d'un montant équivalant à 8 mois de traitement brut, tel que cela était prévu par une clause de son contrat, dont elle a pu légitimement croire qu'elle était régulière et dont l'équivalent a été appliqué à un de ses collègues partant à la retraite ;
- le non-respect par la CCI de son obligation de régulariser son contrat lui a causé des préjudices importants ;
o Dès lors que la CCI n'a invoqué cette illégalité qu'après le dépôt de sa demande de départ à la retraite, elle a perdu la possibilité de renégocier son contrat et de pouvoir, à défaut, exiger un licenciement assorti d'une indemnité, puis de conclure un contrat lui offrant des conditions équivalentes voire supérieures avec un autre employeur ou bénéficier du chômage ;
o Son préjudice moral doit être évalué à la somme de 8 000 euros ; les circonstances dans lesquelles l'indemnité de fin de contrat lui a été refusée, alors que son contrat avait fait l'objet de deux avenants et qu'elle a pu légitimement croire qu'il était régulier, sont vexatoires et particulièrement injustes compte tenu de l'investissement qui a été le sien ; les autres directeurs ont bénéficié de conditions de départ avantageuses, nonobstant la question de la légalité des clauses appliquées et de leur manière de servir ;
o Son préjudice financier s'élève à la somme de 74 321,45 euros, équivalent au restant dû qu'elle aurait perçu si l'article 10 de la convention du 20 novembre 2009 portant son indemnité de fin de carrière à l'équivalent de huit mois de traitement avait été appliqué ; la CCI n'établit pas en quoi son ancienneté de plus de dix ans aurait conduit à réduire au minimum - c'est-à-dire à 4 mois de salaire brut - le montant de la prime due.
Par deux mémoires en défense enregistrés les 12 novembre 2021 et 17 février 2022, la chambre de commerce et d'industrie de Nouvelle-Aquitaine, représentée par le cabinet Cazcarra et Jeanneau, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la requérante au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative et à titre subsidiaire à ce que l'indemnité versée soit ramenée à la somme maximale de 30 517.45 euros.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens invoqués par la requérante n'est fondé.
Par une ordonnance du 1er février 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 1er mars 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Constitution ;
- la loi n° 52-1311 du 10 décembre 1952 ;
- l'arrêté du 25 juillet 1997 relatif au statut du personnel de l'assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie, des chambres régionales de commerce et d'industrie, des chambres de commerces et d'industries et des groupements interconsulaires ;
- le code de commerce ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de M. Naud, rapporteur public,
- et les observations de Me Safar, représentant la chambre de commerce et d'industrie de Nouvelle-Aquitaine.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C B, engagée le 1er janvier 2007 en qualité de directrice de la chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Lot-et-Garonne, a été nommée, par une convention du 20 novembre 2009, directeur général de cet établissement à compter de cette date. Elle a fait valoir ses droits à la retraite à compter du 1er octobre 2018 et s'est vu attribuer l'allocation de fin de carrière prévue par les stipulations de l'article 24 du statut des personnels de ces chambres, pour un montant de 13 286,55 euros. Par lettre du 31 octobre 2018 adressée au président de la CCI, reçue le 5 novembre suivant, Mme B a contesté le montant de cette indemnité, en se fondant sur l'article 10 de la convention du 20 novembre 2009. La CCI de Lot-et-Garonne, devenue, à compter du 1er janvier 2011, la CCI de Nouvelle-Aquitaine, ayant refusé, par décision du 16 novembre 2018, de faire droit à ce recours gracieux, Mme B a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler cette décision du 16 novembre 2018 et d'enjoindre à son ancien employeur de lui verser une indemnité de fin de carrière correspondant à huit mois de rémunération mensuelle indiciaire brute. Le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande par un jugement n°1805463 du 27 mars 2020, confirmé par un arrêt n°20BX01674 du 19 octobre 2022 de la cour administrative d'appel de Bordeaux. Par ailleurs, Mme B a adressé à la CCI de Nouvelle-Aquitaine une demande préalable indemnitaire le 13 mai 2020, afin d'être indemnisée des préjudices subis du fait de l'illégalité de la convention du 20 novembre 2009, laquelle a été implicitement rejetée. Mme B demande au tribunal de condamner la chambre de commerce et d'industrie de Nouvelle-Aquitaine à lui verser une somme de 89 321.45 euros, assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation.
Sur les conclusions indemnitaires ;
2. D'une part, aux termes de l'article 1er de la loi du 10 décembre 1952 relative à l'établissement obligatoire d'un statut du personnel administratif des chambres d'agriculture, des chambres de commerce et des chambres de métiers : " La situation du personnel administratif des chambres d'agriculture, des chambres de commerce et des chambres de métiers de France est déterminée par un statut établi par des commissions paritaires nommées, pour chacune de ces institutions, par le ministre de tutelle ". Selon l'article A. 711-1 du code de commerce, la commission paritaire prévue par ces dispositions est chargée d'établir le statut du personnel administratif des chambres de commerce et d'industrie. Il résulte de ces dispositions que les commissions paritaires qu'elles instituent sont compétentes pour fixer les règles à caractère statutaire applicables à tous les personnels de ces chambres soumis à un régime de droit public, qu'il s'agisse de personnels titulaires ou non titulaires.
3. Il résulte de l'instruction que Mme B participait directement, en raison de ses fonctions de directrice générale, au service public administratif géré par la CCI de Lot-et-Garonne. Elle avait ainsi la qualité d'agent public, régi par le statut du personnel administratif des chambres de commerce et d'industrie, approuvé en dernier lieu par l'arrêté du 25 juillet 1997, publié au Journal officiel de la République française du 2 août 1997. En vertu de l'article 39 de ce statut, tel que corrigé par une décision de la commission paritaire nationale des chambres de commerce du 11 mars 2003, régulièrement publiée, ce statut " s'applique aux directeurs généraux, à l'exception des dispositions relatives à la rémunération, autres que celles figurant aux articles 20 et 24, et des dispositions relatives aux cessations de fonctions, auxquelles se substituent les dispositions du présent titre ". Selon l'article 41 de ce statut : " Le recrutement du directeur général fait l'objet d'une convention conclue entre la chambre, représentée par son président, et l'intéressé. Cette convention ne peut déroger aux dispositions du présent statut. () / Elle fait l'objet, tous les trois ans, d'un réexamen par ses signataires pour assurer le maintien de la situation matérielle et morale du directeur général. / La commission prévue à l'article 45 ci-dessous établit une convention type dont les dispositions, à défaut de dispositions différentes dans la convention particulière, s'appliquent de plein droit. () ". Enfin, aux termes de l'article 24 de ce statut, dans sa rédaction initiale : " Une allocation de fin de carrière est attribuée à chaque agent. Son montant brut doit être au minimum compris entre un mois et quatre mois de rémunération mensuelle indiciaire brute selon l'ancienneté de l'agent. ".
4. Par une décision du 23 octobre 2012, régulièrement publiée au Journal officiel de la République française du 17 mars 2013, la commission paritaire nationale des chambres de commerce a notamment modifié, à compter du 1er janvier 2013, l'article 24 précité du statut du personnel administratif des chambres de commerce et d'industrie, relatif à l'allocation de fin de carrière, pour y substituer les termes suivants : " Son montant brut doit être compris entre un mois et quatre mois de rémunération mensuelle indiciaire brute selon l'ancienneté de l'agent. / Toutefois, les agents qui bénéficiaient de dispositions locales plus favorables en vigueur au 31 décembre 2012 bénéficieront d'une allocation de fin de carrière calculée sur la base des dispositions du règlement intérieur du personnel qui leur était applicable avant le 1er janvier 2013, dès lors que cette allocation est versée avant le 31 décembre 2015. / Cette disposition statutaire fait échec aux dispositions locales antérieures concernant le calcul de l'allocation de fin de carrière. / Il est tenu compte de la totalité de l'ancienneté acquise au sein du réseau des chambres de commerce et d'industrie dans le cadre d'une collaboration continue. ".
5. Il résulte des dispositions précitées de l'article 41 du statut du personnel administratif des chambres de commerce et d'industrie que, contrairement à ce qu'elle soutient, Mme B ne peut se prévaloir des stipulations de l'article 10 de la convention du 20 novembre 2009 par laquelle elle a été recrutée comme directrice générale de l'établissement et aux termes desquelles elle pouvait prétendre, à la date de son départ effectif à la retraite, au versement d'une allocation de fin de carrière " de quatre mois minimum et de huit mois maximum ", dès lors que ces stipulations méconnaissent les dispositions de l'article 24 du statut, tel que modifié par la décision du 23 octobre 2012 de la commission paritaire nationale des chambres de commerce, lesquelles font expressément obstacle à l'application des " dispositions locales antérieures concernant le calcul de l'allocation de fin de carrière ". Ces stipulations, relatives à la rémunération ou à un accessoire de la rémunération des personnels intéressés, présentent un caractère d'ordre public et s'imposent aux parties contractantes, qui ne sauraient valablement y déroger, même en l'absence de dispositions transitoires.
6. D'autre part, lorsqu'elle n'implique la modification d'aucun de ses éléments substantiels, l'administration procède à la régularisation du contrat de l'agent, sans être tenue d'obtenir son accord. Dès lors, si l'agent déclare refuser la régularisation à laquelle a procédé l'administration, ce refus n'y fait pas obstacle et l'administration n'est pas tenue de licencier l'agent.
S'agissant de l'existence d'une faute :
7. En premier lieu, Mme B soutient que la CCI Nouvelle-Aquitaine a commis une faute en ne lui demandant pas son accord, quant à la régularisation de l'article 10 de la convention du 20 novembre 2009 fixant l'allocation de fin de carrière qui constitue, en tant qu'élément de rémunération, un élément substantiel du contrat. Toutefois, les stipulations illégales de l'article 10 de la convention précitée, relatives aux seules modalités de calcul de l'allocation de fin de carrière, ne constituent pas un élément substantiel de son contrat de travail. Par conséquent, la CCI n'était pas tenue d'obtenir son accord avant de procéder à une régularisation. Aucune faute n'est caractérisée à ce titre.
8. En second lieu, il est constant que la convention du 20 novembre 2009 par laquelle Mme B a été recrutée comme directrice générale de la CCI de Lot-et-Garonne a été modifiée par deux avenants, datés des 27 septembre 2012 et 31 mai 2016, concernant le niveau de sa rémunération dans le cadre du réexamen triennal prévu par l'article 41 du statut, sans que les termes de son article 10, alors incompatibles avec les dispositions de l'article 24 du statut du personnel administratif des chambres de commerce et d'industrie, modifiées par la décision du 23 octobre 2012 de la commission paritaire nationale des chambres de commerce, n'aient été modifiés. Or, et comme le soutient Mme B, la CCI était tenue de régulariser les dispositions illégales de la convention. Par suite, la CCI Nouvelle-Aquitaine a commis une faute à ne pas avoir régularisé son contrat, et sa responsabilité peut être engagée à ce titre.
S'agissant de l'indemnisation des préjudices :
9. En premier lieu, dès lors que la CCI n'était pas tenue d'obtenir l'accord de Mme B pour régulariser son contrat, et qu'aucune faute ne peut être retenue à ce titre, elle ne peut être indemnisée de la perte de la possibilité de renégocier son contrat ou d'exiger un licenciement.
10. En deuxième lieu, comme énoncé précédemment, dès lors que Mme B ne peut se prévaloir des stipulations illégales de l'article 10 de la convention du 20 novembre 2009 par laquelle elle a été recrutée comme directrice générale de l'établissement et fixant le montant de l'allocation de fin de carrière, elle ne peut être indemnisée de son préjudice financier, correspondant aux sommes qu'elle aurait dues percevoir en application de ces stipulations illégales.
11. En dernier lieu, Mme B a légitimement pu croire que les stipulations de l'article 10 de la convention précitée, fixant l'allocation de fin de carrière, étaient régulières, et alors qu'au surplus son contrat a fait l'objet d'un avenant sans qu'elles ne soient modifiées. Par suite, Mme B doit être indemnisée de son préjudice moral, évaluée à la somme de 5 000 euros.
12. Il résulte de tout ce qui précède que la CCI Nouvelle-Aquitaine est condamnée à verser à Mme B une somme de 5000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter de la réception par la CCI Nouvelle-Aquitaine de la réclamation préalable indemnitaire du 13 mai 2020 et de leur capitalisation.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme B, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que la CCINA demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la CCINA une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La CCI Nouvelle-Aquitaine est condamnée à verser à Mme B une somme de 5000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter de la réception par la CCI Nouvelle-Aquitaine de la réclamation préalable indemnitaire du 13 mai 2020 et de leur capitalisation.
Article 2 : La CCI Nouvelle-Aquitaine versera la somme de 1500 euros à Mme B au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Les conclusions présentées par la CCI Nouvelle-Aquitaine au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et à la CCI de Nouvelle-Aquitaine.
Délibéré après l'audience du 20 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Munoz-Pauziès, présidente,
Mme Lahitte, conseillère,
M. Bongrain, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 janvier 2023.
La rapporteure
A. A
La présidente
F. MUNOZ- PAUZIÈS
La greffière,
C. SCHIANO
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026