lundi 30 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2005257 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL BIROT-RAVAUT ET ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
B une requête et des mémoires, enregistrés le 19 novembre 2020, le 4 novembre 2021 et le 20 décembre 2021, les consorts H - F, représentés B la Selarl Coubris Courtois et associés, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) de condamner à titre principal, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM), et à titre subsidiaire, le centre hospitalier universitaire (CHU) de Bordeaux à leur verser, en qualité de représentants légaux de leur fils D, une indemnité provisionnelle de 20 000 euros à valoir sur l'indemnisation définitive de ses préjudices ;
2°) de condamner le CHU de Bordeaux à verser à Mme G H, mère de D, à titre provisionnel une somme de 10 000 euros au titre de son préjudice moral, de 139 424,74 euros au titre de sa perte de revenus, de 3 331,46 euros au titre des frais divers ;
3°) de condamner le CHU de Bordeaux à verser à M. C F, père de D, à titre provisionnel une somme de 10 000 euros au titre de son préjudice moral ;
4°) de condamner le CHU de Bordeaux à verser à Mme G H et à M. C F, en qualité de représentants légaux de leur fille mineure A F, à titre provisionnel une somme de 4 000 euros au titre de son préjudice moral ;
5°) de condamner les défendeurs à verser ces sommes assorties des intérêts légaux à compter du jour de l'introduction de la demande devant le tribunal ;
6°) de mettre à la charge de l'ONIAM et du CHU de Bordeaux la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- les dommages subis B leur enfant D sont imputables à un accident médical non fautif indemnisable B l'ONIAM au titre de la solidarité nationale ;
- à titre subsidiaire, le CHU de Bordeaux a commis une faute de nature à engager sa responsabilité ; ne communiquant pas les éléments médicaux nécessaires pour faire la lumière sur les circonstances ayant conduit au dommage, la faute doit être présumée ; en outre, le défaut de communication du dossier médical complet est constitutif d'une seconde faute laquelle a généré un préjudice moral qui doit être réparé à hauteur de 10 000 euros pour chacun des deux parents ;
- l'état de santé de D n'est pas consolidé ; néanmoins une provision peut lui être allouée, à hauteur de 1 578 euros au titre des dépenses de santé, de 1 680 euros au titre des frais divers, de 13 027,50 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire, de 4 600 euros au titre des souffrances endurées, 2 000 euros au titre de son préjudice esthétique ;
- Mme H et M. F ont subi un préjudice moral qui doit être évalué à la somme de 10 000 euros chacun ; leur fille aînée, Eva F, a également subi un préjudice moral qui doit être évalué à la somme de 4 000 euros ;
- Mme H a subi une perte de revenus qui doit être indemnisée à hauteur de 139 424,74 euros à titre provisionnel ;
- Mme H et M. F ont également exposé des frais divers à hauteur de 2 372,37 euros ;
- une nouvelle expertise médicale sera nécessaire lorsque le jeune D sera consolidé.
B des mémoires en défense, enregistrés le 9 avril 2021 et le 31 décembre 2021, l'ONIAM, représenté B Me Ravaut, conclut au rejet de la requête à titre principal et, à titre subsidiaire à ce qu'il soit ordonné une expertise.
Il soutient que :
- le dommage du jeune D n'est pas en lien avec l'accident médical qu'il a subi lors de son hospitalisation au CHU de Bordeaux du 28 juillet au 3 octobre 2014, ce qui fait obstacle à son indemnisation ;
- l'absence de faute du CHU de Bordeaux n'est pas acquise, aussi la réparation des dommages ne peut être mise à la charge de la solidarité nationale ;
- à titre subsidiaire, une nouvelle expertise devra être diligentée, eu égard aux imprécisions des rapports d'expertise déposés dans le cadre de la procédure menée devant la commission de conciliation et d'indemnisation.
B des mémoires enregistrés le 11 décembre 2020 et le 5 janvier 2022, la caisse primaire d'assurance maladie de la Gironde indique ne pas être en mesure de chiffrer une créance.
B des mémoires enregistrés le 4 novembre 2021 et le 28 décembre 2021, le CHU de Bordeaux, représenté B la SCP Gravellier - Lief - de Lagausie - Rodrigues, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de condamner les requérants aux dépens.
Il soutient que :
- les préjudices subis B le jeune D sont imputables, pour partie à sa grande prématurité ;
- le perfusothorax est un accident médical non fautif, tout comme la paralysie du nerf phrénique ; aussi la réparation des dommages incombe à l'ONIAM ;
- le préjudice tiré de l'absence de communication de l'entier dossier médical n'est pas établi ;
- la demande d'expertise judiciaire n'est pas fondée.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
B une décision du 2 janvier 2023, la présidente du tribunal a désigné M. Julien Dufour, premier conseiller, pour exercer temporairement les fonctions de rapporteur public en application de l'article R. 222-24 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Champenois, rapporteure,
- les conclusions de M. Dufour, rapporteur public,
- et les observations de Me Sadeghian, représentant les consorts H - F, de Me Dagouret, représentant l'ONIAM et de Me Rodrigues, représentant le CHU de Bordeaux.
Considérant ce qui suit :
1. Mme H a accouché de son deuxième enfant, dénommé D, le 19 avril 2014, à trente semaines d'aménorrhée plus cinq jours. Ce dernier a été admis au service de réanimation au centre hospitalier universitaire de Bordeaux en raison de signes de détresse respiratoire. Estimant qu'il a été victime de deux accidents médicaux au cours de sa prise en charge au sein de cet établissement, Mme H et M. F, en qualité de représentants légaux de leur enfant D et de sa sœur, ainsi qu'en leur nom propre, demandent l'indemnisation de leurs préjudices.
Sur le principe de l'indemnisation :
2. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. / Les établissements, services et organismes susmentionnés sont responsables des dommages résultant d'infections nosocomiales, sauf s'ils rapportent la preuve d'une cause étrangère. / II. - Lorsque la responsabilité d'un professionnel, d'un établissement, service ou organisme mentionné au I ou d'un producteur de produits n'est pas engagée, un accident médical, une affection iatrogène ou une infection nosocomiale ouvre droit à la réparation des préjudices du patient, et, en cas de décès, de ses ayants droit au titre de la solidarité nationale, lorsqu'ils sont directement imputables à des actes de prévention, de diagnostic ou de soins et qu'ils ont eu pour le patient des conséquences anormales au regard de son état de santé comme de l'évolution prévisible de celui-ci et présentent un caractère de gravité, fixé B décret, apprécié au regard de la perte de capacités fonctionnelles et des conséquences sur la vie privée et professionnelle mesurées en tenant notamment compte du taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique, de la durée de l'arrêt temporaire des activités professionnelles ou de celle du déficit fonctionnel temporaire. / Ouvre droit à réparation des préjudices au titre de la solidarité nationale un taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique supérieur à un pourcentage d'un barème spécifique fixé B décret ; ce pourcentage, au plus égal à 25 %, est déterminé B ledit décret ".
3. Les consorts H - F ont saisi la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales de la région Aquitaine qui a diligenté au total trois expertises. Les rapports ont été remis les 5 mai et 1er octobre 2015 ainsi que le 11 février 2019.
4. Il résulte de l'instruction que le jeune D, né prématurément le 19 avril 2014, a été hospitalisé au CHU de Bordeaux le 28 juillet 2014, en service de réanimation en raison de signes de détresse respiratoire, où il a été intubé et placé sous ventilation mécanique. Une voie centrale sous-clavière droite a été posée le 29 juillet 2014. Sa bonne position a été contrôlée B radiographie à 10 heures 44. Le 30 juillet, son état respiratoire s'est dégradé. Une radiographie a mis en évidence un perfusothorax, soit un épanchement du liquide de perfusion dans la plèvre, qui a été alors ponctionné et drainé. Le cathéter central a ensuite été retiré. Après une amélioration de son état et son transfert en service de pédiatrie le 9 août 2014, son état respiratoire s'est dégradé à nouveau le 11 août 2014. Réadmis en service de réanimation le 12 août, un foyer infectieux de la base du poumon droit et une ascension de coupole diaphragmatique droite a été diagnostiqué. L'enfant a été intubé le 27 août suivant avec mise en place d'une antibiothérapie. Le 2 septembre 2014, une paralysie phrénique a été diagnostiquée et la plicature du diaphragme droit réalisée B throrascopie. L'enfant est resté hospitalisé en réanimation jusqu'au 14 septembre, puis a été admis en service de pédiatrie jusqu'au 3 octobre 2014. Il a ensuite été hospitalisé à domicile.
5. Les experts ont indiqué que les informations transmises B le CHU de Bordeaux étaient incomplètes, ce qui les a empêchés de s'assurer que le geste a été réalisé conformément aux règles de l'art. Ils n'ont notamment pas eu d'informations, concernant la pose du cathéter, quant à l'identité du soignant, quant à la question de savoir si l'acte a été pratiqué sous échographie et sous amplificateur de brillance ou non, après plusieurs tentatives ou du premier coup, ou encore quant à la question de savoir si un reflux de sang a été testé à la fin de la pose. Ils relèvent que " même si la radiographie réalisée après la pose du cathéter est en faveur d'un bon positionnement initial de l'extrémité du cathéter, le manque total d'informations ne permet pas d'affirmer formellement que l'acte a été réalisé conformément aux règles de bonne pratique ". Ils relèvent également que le nerf phrénique a pu être lésé au moment de la pose du cathéter ou lors de la pose du drain thoracique. Il en résulte que ni l'origine précise du dommage ni la nature fautive ou non des accidents médicaux subis B le jeune D ne peuvent, en l'état de l'instruction, être déterminés.
6. Le CHU de Bordeaux produit pour la première fois, dans le cadre de la présente instance, deux notes émanant des praticiens présents à l'époque des faits, à savoir les docteurs Feghali et Cramaregeas qui reprennent des notes qui avaient été établies en décembre 2015, mais qui n'ont pu être transmises plus tôt en raison, d'après l'hôpital, d'une erreur interne imputable à son assureur. Ces notes, qui décrivent le déroulement des actes pratiqués sur le jeune D, à savoir la pose du cathéter le 29 juillet 2014 et la pose du drain le 30 juillet suivant, n'ont ainsi pas été soumises aux experts, qui n'ont ainsi pas pu déterminer si les actes s'étaient déroulés dans les règles de l'art.
7. B ailleurs, les expertises, qui se sont déroulées sans la présence de l'ONIAM, qui conteste de façon circonstanciée le lien de causalité entre les troubles de comportement et le retard du développement subis B le jeune D et les accidents médicaux dont il a été victime, ne permettent pas d'établir l'ampleur des préjudices subis B l'enfant en lien direct et certain avec les accidents. Dans ces conditions, il y a lieu, avant-dire droit, d'ordonner une expertise aux fins précisées dans le dispositif du présent jugement.
D E C I D E :
Article 1er : Il sera, avant de statuer sur le surplus des conclusions de la requête des consorts H - F, procédé à une expertise médicale B un médecin spécialisé en pédiatrie.
Article 2 : Après avoir pris connaissance des expertises déjà réalisées et des insuffisances relevées B le présent jugement, l'expert aura pour mission de :
1°) se faire communiquer tout document utile, prendre connaissance de l'entier dossier médical du jeune D, entendre l'ensemble des parties et toute personne dont il estime qu'elle pourrait apporter un éclairage utile, et se faire communiquer tous documents relatifs à l'état de santé du jeune D, notamment tous documents relatifs au suivi médical, aux actes de soins dont il a fait l'objet et aux diagnostics portés sur lui lors de sa prise en charge au CHU de Bordeaux ;
2°) déterminer si la prise en charge médicale du jeune D a été conforme aux règles de l'art, notamment, la pose du cathéter du 29 juillet 2014 et la pose du drain le 30 juillet 2014 ;
3°) indiquer quelle aurait été l'évolution prévisible de l'état de santé du jeune D en l'absence du perfusothrorax et de la paralysie du nerf phrénique ; préciser notamment quelles sont les conséquences des accidents médicaux sur l'appareil respiratoire de l'enfant et sur le développement de l'enfant (troubles du comportement, retard de développement) ;
4°) décrire l'état de santé du jeune D antérieurement à son admission le 28 juillet 2014 ; décrire l'état de santé actuel du jeune D et les séquelles dont il reste atteint à la suite de cette intervention ; indiquer à quelle date l'état du jeune D en lien avec l'intervention peut ou pourra être considéré comme consolidé ;
5°) décrire la nature et l'étendue des préjudices éventuellement subis B le jeune D en lien direct et certain avec sa prise en charge au CHU de Bordeaux en les distinguant de ceux qui sont en lien avec son état initial ou avec l'évolution prévisible de cet état :
a) dire si sa prise en charge a entraîné un déficit fonctionnel temporaire (partiel ou total) et en préciser les dates de début et de fin, ainsi que le ou les taux ;
b) préciser s'il a subsisté après la consolidation de son état de santé un déficit fonctionnel permanent en distinguant la part imputable aux actes ayant causé le perfusothorax et la paralysie du nerf phrénique, de celle ayant pour origine toute autre cause ou pathologie ou son état initial ou l'évolution prévisible de celui-ci, et, dans l'affirmative, en fixer le taux ;
c) préciser la part des déficits imputables de manière directe et certaine aux modalités de la prise en charge médicale du jeune D B le CHU de Bordeaux, en excluant toute autre cause résultant notamment de son état antérieur ;
d) indiquer les dépenses de santé rendues nécessaires B les actes ayant causé le perfusothorax et la paralysie du nerf phrénique;
e) indiquer si l'accident médical subi B le jeune D, qu'il soit fautif ou non fautif, a directement causé de manière certaine un besoin d'assistance de l'enfant B une tierce personne, constante ou occasionnelle, pour accomplir les actes de la vie quotidienne en distinguant les périodes antérieures et postérieures à la consolidation ; quantifier le volume horaire, la fréquence et le type d'aide nécessaire (médicalisée / non médicalisée) ; préciser les autres frais liés à un éventuel handicap (logement, véhicule) dont la nécessité aurait résulté du dommage ;
f) indiquer si les actes ayant causé le perfusothorax et la paralysie du nerf phrénique ont directement causé de manière certaine des souffrances physiques, psychiques ou morales, antérieurement et postérieurement à la date de consolidation ;
g) indiquer si l'intervention chirurgicale du 29 novembre 2012 a directement causé de manière certaine un préjudice esthétique, un préjudice d'agrément, antérieurement et postérieurement à la date de consolidation ;
h) préciser si le jeune D a perçu des prestations sociales ou aides liées au dommage, de nature publique ou privée, leur éventuel montant, avant et après consolidation ;
i) donner au tribunal tous autres éléments d'information nécessaires à la réparation de l'intégralité de l'éventuel préjudice subi B le jeune D à raison des faits en litige.
Article 3 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable de la présidente du tribunal administratif.
Article 4 : Préalablement à toute opération, l'expert prêtera serment dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.
Article 5 : Les opérations d'expertise auront lieu contradictoirement entre les consorts H - F, le CHU de Bordeaux, l'ONIAM et la caisse primaire d'assurance maladie de la Gironde.
Article 6 : L'expert déposera son rapport au greffe en deux exemplaires dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement. Des copies seront notifiées B l'expert aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport B les parties.
Article 7 : Tous droits et moyens des parties sur lesquels il n'est expressément statué B le présent jugement sont réservés jusqu'en fin d'instance.
Article 8 : Le présent jugement sera notifié aux consorts H - F, à la caisse primaire d'assurance maladie de la Gironde, à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux et au centre hospitalier universitaire de Bordeaux.
Délibéré après l'audience du 16 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Philippe Delvolvé, président,
Mme Mariane Champenois, première conseillère,
Mme E de Gélas, première conseillère,
Rendu public B mise à disposition au greffe le 30 janvier 2023.
La rapporteure,
M. CHAMPENOIS
Le président,
Ph. DELVOLVÉ
La greffière,
A. JAMEAU
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026