jeudi 6 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2005594 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP NATAF ET PLANCHAT |
Vu la procédure suivante :
I - Par une requête et des mémoires enregistrés le 3 décembre 2020, le 29 septembre 2021, le 15 décembre 2021 et le 2 août 2022 sous le n°2005594, et des pièces complémentaires enregistrées le 29 avril 2022, la SCI NLPC, représentée par Me Nataf, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations d'impôt sur les sociétés qui lui ont été réclamées au titre des années 2015, 2016 et 2017 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'administration ne pouvait légalement recourir à la procédure d'imposition d'office ;
- elle a été privée de la possibilité d'engager un débat contradictoire à l'occasion de la mise en demeure qui lui a été adressée, ainsi que de la possibilité d'exercer un recours juridictionnel effectif contre cette mise en demeure ;
- elle a été privée de la possibilité de saisir la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires ;
- l'administration ne pouvait estimer qu'elle exerçait une activité commerciale de marchand de bien, les conditions d'intention spéculative et d'habitude n'étant pas réunies ;
- la pénalité infligée pour manquement délibéré n'est pas justifiée.
Par des mémoires en défense enregistrés le 21 juin 2021, le 30 novembre 2021, le 2 mars 2022 et le 2 juin 2022, le directeur régional des finances publiques de Nouvelle-Aquitaine et du département de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Il soutient que la requête n'est pas fondée.
II - Par une requête et des mémoires enregistrés le 3 décembre 2020, le 29 septembre 2021, le 15 décembre 2021 et le 2 août 2022 sous le n°2005595, et des pièces complémentaires enregistrées le 29 avril 2022, la SCI NLPC, représentée par Me Nataf, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés sur la période comprise entre le 1er janvier 2015 et le 31 décembre 2017 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'administration ne pouvait légalement recourir à la procédure d'imposition d'office ;
- elle a été privée de la possibilité d'engager un débat contradictoire avant l'engagement de la procédure d'imposition d'office, ainsi que de la possibilité d'exercer un recours juridictionnel effectif contre la mise en demeure qui lui a été adressée ;
- elle a été privée de la possibilité de saisir la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires ;
- l'absence de caractère économique de son activité faisait obstacle à son assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée à l'occasion des ventes immobilières qu'elle a réalisées ;
- la pénalité infligée pour manquement délibéré n'est pas justifiée.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 21 juin 2021, le 30 novembre 2021, le 2 mars 2022 et le 2 juin 2022, le directeur régional des finances publiques de Nouvelle-Aquitaine et du département de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Il soutient que la requête n'est pas fondée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Wohlschlegel, première conseillère ;
- les conclusions de M. Willem, rapporteur public ;
- et les observations de Me Nataf, représentant la SCI NLPC.
Considérant ce qui suit :
1. La SCI NLPC a fait l'objet d'un contrôle sur pièces, à l'issue duquel l'administration a remis en cause le caractère civil de l'activité exercée, a requalifié deux opérations d'achat d'immeuble suivies de vente en activité commerciale de marchand de biens, et mis à sa charge des cotisations d'impôt sur les sociétés au titre des exercices clos de 2015 et 2017, ainsi que des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période comprise entre le 1er janvier 2015 et le 31 décembre 2017. Par ses requêtes n°2005594 et 2005595, la SCI NLPC demande au tribunal de prononcer la décharge de ces cotisations d'impôt sur les sociétés et de ces rappels de taxe sur la valeur ajoutée.
2. Ces deux requêtes concernent un même contribuable et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu d'y statuer par un seul jugement.
Sur l'exercice d'une activité commerciale par la SCI NLPC :
3. Aux termes du I de l'article 35 du code général des impôts : " Présentent également le caractère de bénéfices industriels et commerciaux, pour l'application de l'impôt sur le revenu, les bénéfices réalisés par les personnes physiques désignées ci-après : 1° Personnes qui, habituellement, achètent en leur nom, en vue de les revendre, des immeubles () ". Le 2 de l'article 206 du même code, définissant le champ d'application de l'impôt sur les sociétés, dispose que : " () les sociétés civiles sont également passibles dudit impôt () si elles se livrent à une exploitation ou à des opérations visées aux articles 34 et 35 () ". L'application de ces dispositions est subordonnée à la double condition que les opérations procèdent d'une intention spéculative et présentent un caractère habituel. La condition d'habitude s'apprécie à partir de l'ensemble des opérations réalisées par le contribuable, et pas seulement celles réalisées pendant des années non prescrites. Elle tient compte du nombre d'opérations réalisées et de leur fréquence. L'intention spéculative s'apprécie à la date d'acquisition du bien, de sorte que les raisons qui ont pu déterminer son aliénation sont sans incidence.
4. Il résulte de l'instruction que la SCI NLPC a été créée le 23 octobre 2008 avec pour objet l'acquisition, la gestion et l'administration de biens immobiliers et, plus généralement, toutes opérations se rapportant à cet objet, pourvu que ces opérations ne modifient pas son caractère civil. Elle a acquis le 30 octobre 2008 au prix de 512 000 euros une maison d'habitation située 14-16 rue Poissant au Bouscat, revendue le 9 février 2010 au prix de 600 000 euros. Le 18 décembre 2009, elle a acquis une maison d'habitation située 7 rue Roche au Bouscat au prix de 730 000 euros, revendue le 5 novembre 2012 au prix de 1 500 000 euros après achèvement des travaux intervenu le 31 août 2012. Le 27 septembre 2013, elle a acquis pour un montant de 300 000 euros une maison d'habitation située 10 rue Ferbeyre à Bordeaux, dont la mise en vente a conditionné, dès le mois de septembre 2014, l'octroi d'un prêt relai par la banque pour l'acquisition immobilière ci-après, qu'elle a finalement revendue le 10 juillet 2017 au prix de 1 790 000 euros. Enfin, elle a acquis, le 19 septembre 2014, pour un prix de 800 000 euros, une maison d'habitation située 25 rue Jean-Baptiste Colbert au Bouscat, revendue le 18 novembre 2015 au prix de 2 000 000 euros après achèvement des travaux intervenu le 6 mars 2015.
5. Il en résulte, d'une part, eu égard à ces quatre opérations réalisées sur une période de moins de neuf ans, que le caractère habituel de l'activité d'achat-revente de biens immobiliers après travaux à laquelle se livre la SCI NLPC est en l'espèce établi, sans qu'y fasse obstacle la circonstance que trois des biens concernés aient tour à tour été déclarés comme étant occupés à titre de résidence principale par les associés. D'autre part, il est constant que ces derniers exercent à titre professionnel et par l'intermédiaire d'autres sociétés, une activité de marchand de biens et de promoteur immobilier. Compte tenu, enfin, de la durée, relativement courte, entre la date d'achat des biens et leur revente, ainsi que de l'existence à l'occasion des trois dernières ventes, d'une importante plus-value de cession, la SCI NLPC doit être regardée comme ayant eu une intention spéculative dès ces acquisitions et comme exerçant une activité commerciale de marchand de biens.
Sur la régularité de la procédure d'imposition :
En ce qui concerne la légalité du recours à la procédure de taxation d'office :
6. Aux termes de l'article L. 66 du livre des procédures fiscales: " Sont taxés d'office : () 2° à l'impôt sur les sociétés, les personnes morales passibles de cet impôt qui n'ont pas déposé dans le délai légal leur déclaration, sous réserve de la procédure de régularisation prévue à l'article L. 68 ; 3° aux taxes sur le chiffre d'affaires, les personnes qui n'ont pas déposé dans le délai légal les déclarations qu'elles sont tenues de souscrire en leur qualité de redevables des taxes () ". Aux termes de l'article L. 68 du même livre : " La procédure de taxation d'office prévue aux 2° et 5° de l'article L. 66 n'est applicable que si le contribuable n'a pas régularisé sa situation dans les trente jours de la notification d'une mise en demeure. () "
7. En premier lieu, il résulte de l'instruction qu'en réponse à la mise en demeure de souscrire des déclarations d'impôt sur les sociétés pour les années 2015 à 2017 qui lui a été adressée sur le fondement de l'article L. 68 précité, la SCI NLPC a contesté être soumise à cet impôt et a souscrit ses déclarations sur l'imprimé n°2072, qui sert à déclarer les revenus de l'ensemble des propriétés bâties et non bâties des sociétés immobilières non soumises à l'impôt sur les sociétés, et non sur l'imprimé n°2065 qui doit être déposé par les entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés, comme cela lui avait pourtant été demandé. Une telle réponse ne peut, dans les circonstances de l'espèce, être regardée comme une erreur involontaire, et équivaut à un défaut de déclaration. Il s'ensuit que l'administration a pu légalement recourir à la procédure de taxation d'office pour mettre les cotisations d'impôt sur les sociétés litigieuses à la charge de la SCI requérante.
8. En second lieu, il résulte des dispositions citées au point 6 que l'administration n'est pas tenue d'adresser la mise en demeure prévue au premier alinéa de l'article L. 68 du livre des procédures fiscales à un contribuable qui n'a pas déposé dans le délai légal les déclarations de taxe sur la valeur ajoutée qu'il est tenu de souscrire en sa qualité de redevable. Il est constant, en l'espèce, que la société requérante n'a pas souscrit, au titre de la période du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2017, ses déclarations de chiffres d'affaires dans le délai légal. Dès lors, quand bien même elle a souscrit des déclarations de taxe sur la valeur ajoutée mensuelles dans le délai indiqué dans la mise en demeure que l'administration lui avait néanmoins adressée, cette dernière était fondée à mettre d'office à sa charge les rappels de taxe sur la valeur ajoutée litigieux.
En ce qui concerne le bénéfice du contradictoire :
9. La société requérante, qui n'a pas déposé les déclarations d'impôt sur les sociétés demandées dans la mise en demeure, et qui n'a pas davantage déposé de déclarations de taxe sur la valeur ajoutée dans le délai légal, s'est mise elle-même en situation de taxation d'office. Elle ne saurait, dans ces conditions, sérieusement se plaindre d'avoir été privée d'un débat contradictoire préalablement à la mise à sa charge des impositions correspondantes.
En ce qui concerne le droit à un recours juridictionnel effectif :
10. Dès lors que la société requérante a été mise à même de former une réclamation contentieuse afin de contester les cotisations d'impôt sur les sociétés et les rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge, elle ne peut être regardée comme ayant été privée du droit à un recours juridictionnel effectif en méconnaissance de l'article 16 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, de l'article 13 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et de l'article 47 de la charte de l'Union européenne.
En ce qui concerne la possibilité de saisir la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires :
11. Il résulte des dispositions de l'article L. 56 du livre des procédures fiscales que la procédure de redressement contradictoire n'est pas applicable dans les cas de taxation d'office des bases d'imposition. Par suite, les litiges relatifs aux cotisations d'impôt sur les sociétés et aux rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à la charge de la société requérante selon la procédure de taxation d'office n'avaient pas à être soumis à la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires.
Sur le bien-fondé des impositions :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 3 à 5 que l'administration fiscale a pu à bon droit estimer que les résultats de la SCI NLP entraient dans le champ d'application du I de l'article 35 et du 2 de l'article 206 du code général des impôts, et étaient ainsi passibles de l'impôt sur les sociétés.
13. En second lieu, aux termes de l'article 256 du code général des impôts : " I. Sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée les livraisons de biens et les prestations de services effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel. () ". Aux termes de l'article 256 A du même code : " Sont assujetties à la taxe sur la valeur ajoutée les personnes qui effectuent de manière indépendante une des activités économiques mentionnées au troisième alinéa, quels que soient le statut juridique de ces personnes, leur situation au regard des autres impôts et la forme ou la nature de leur intervention. () / Les activités économiques visées au premier alinéa se définissent comme toutes les activités de producteur, de commerçant ou de prestataire de services, y compris les activités extractives, agricoles et celles des professions libérales ou assimilées. () ". Aux termes de l'article 257 du même code : " I. - Les opérations concourant à la production ou à la livraison d'immeubles sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée dans les conditions qui suivent () ".
14. Il résulte de ce qui précède que les opérations de vente des immeubles situés rue Jean-Baptiste Colbert et rue Ferbeyre entraient dans le champ d'application de l'article 257 du même code, et étaient ainsi soumises à la taxe sur la valeur ajoutée.
Sur l'interprétation de la loi fiscale par l'administration :
15. La SCI NLPC n'est pas fondée à invoquer, sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, les énonciations des doctrines administratives publiées le 12 septembre 2012 au bulletin officiel des finances publiques sous les références BOI-BIC-CHAMP-20-10-10 et BOI-TVA-IMM-10-10-10-10, dès lors qu'elles ne comportent pas, s'agissant des critères permettant de caractériser l'exercice d'une activité de marchand de biens assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée et à l'impôt sur les sociétés, une interprétation formelle de la loi fiscale qui soit différente de celle dont le présent jugement fait application.
Sur les pénalités :
16. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : a. 40 % en cas de manquement délibéré () ".
17. L'administration, en indiquant que les dirigeants de la SCI ne pouvaient ignorer le caractère commercial de leur activité ni méconnaître les dispositions fiscales applicables, en raison de leur qualité de dirigeants et d'associés de plusieurs sociétés immobilières exerçant des activités de marchand de biens et de promoteur immobilier, justifie que ces derniers ont délibérément cherché à se soustraire à la taxe sur la valeur ajoutée et à l'impôt sur les sociétés. Dès lors l'administration était fondée à faire application des dispositions précitées de l'article 1729 et il n'y a donc pas lieu d'examiner la substitution de base légale qu'elle a demandée dans le cadre de la présente instance.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins de décharge présentées par la SCI NLPC ainsi que, par voie de conséquence, leurs conclusions tendant à la mise en œuvre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
DECIDE :
Article 1er : Les requêtes de la SCI NLPC sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SCI NLPC et au directeur régional des finances publiques de Nouvelle- Aquitaine et du département de la Gironde.
Délibéré après l'audience du 15 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Ferrari, président,
Mme Wohlschlegel, première conseillère,
et Mme Patard, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 octobre 2022.
La rapporteure,
E. WOHLSCHLEGEL
Le président,
D.FERRARI Le greffier,
S. FORESTAS-BURGAUD
La République mande et ordonne au directeur régional des finances publiques de Nouvelle- Aquitaine et du département de la Gironde, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2005594 - 2005595
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026