jeudi 27 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2100378 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP DELTA AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 janvier 2021, l'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) Subventis, représentée par Me Katz, demande au tribunal :
1°) à titre principal, de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période couvrant les années 2016, 2017 et 2018, ainsi que des pénalités correspondantes ;
2°) à titre subsidiaire, de fixer le rappel de taxe sur la valeur ajoutée à 29 294 euros au titre de 2017 et 24 435,40 euros au titre de 2018 et de prononcer l'annulation de la majoration de 40% pour manquement délibéré et en conséquence de prononcer le dégrèvement des sommes mises en recouvrement à hauteur de 51 664,60 euros ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la procédure d'imposition est entachée d'un vice substantiel dès lors que, le service vérificateur ayant pris connaissance des documents avant le démarrage du contrôle et sans la présence du représentant de la société, ses garanties n'ont pas été assurées ;
- l'administration fiscale a fait une lecture erronée des documents comptables des exercices 2017 et 2018 s'agissant du chiffre d'affaire et des créances clients et, à le supposer fondé, le calcul du réhaussement aurait dû être de 67 925,40 euros en droit ;
- la pénalité pour manquement délibéré n'est pas due, il n'y a pas d'infraction volontaire et répétée et l'administration fiscale est mal fondée à se prévaloir du précédent contrôle dont elle a été totalement dégrevée ce que le juge administratif a lui-même constaté par ordonnance.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 août 2021, la directrice régionale des finances publiques de Nouvelle-Aquitaine et du département de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par l'EURL Subventis ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 18 août 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 19 septembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Fazi-Leblanc, première conseillère ;
- et les conclusions de M. Willem, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. L'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) Subventis, qui exerce une activité de recherche de subventions publiques, parapubliques et privées, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité en matière de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) au titre de la période allant du 1er trimestre 2016 au 4ème trimestre 2017 et du 1er janvier 2018 au 28 février 2019. A l'issue de la procédure de contrôle, le service lui a adressé une proposition de rectification datée du 31 juillet 2019, lui réclamant des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour un total de 122 217 euros, dont 85 101 euros de droits au titre des années 2016, 2017 et 2018, 3 076 euros d'intérêts de retard et 34 040 euros de majoration pour manquement délibéré sur le fondement du a. de l'article 1729 du code général des impôts (CGI). Sans réponse de la société, l'administration fiscale a procédé à la mise en recouvrement de ces sommes par avis de mise en recouvrement en date du 15 novembre 2019. La société Subventis a formulé une réclamation contentieuse le 18 février 2020 sollicitant la décharge des rappels réclamés, à laquelle l'administration fiscale a fait partiellement droit en lui accordant le 19 novembre 2020 un dégrèvement de 9 513 euros ramenant ainsi le total des rappels de taxe sur la valeur ajoutée, intérêts et pénalités pour les années 2016 à 2018 à 112 704 euros, dont 78 437 euros de droits, 3 076 euros d'intérêts de retard et 31 191 euros de pénalités. Par la présente requête, l'EURL Subventis doit être regardée comme demandant, à titre principal la décharge totale de ces rappels, intérêts et pénalités correspondantes et, à titre subsidiaire que le réhaussement en droit soit ramené à 70 552 euros dont 67 925 euros de droits et 2 627 euros d'intérêts de retard, sans pénalités.
Sur les conclusions à fin de décharge :
En ce qui concerne la régularité de la procédure d'imposition :
2. Aux termes de l'article L. 47 du livre des procédures fiscales (LPF) : " Un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle d'une personne physique au regard de l'impôt sur le revenu, une vérification de comptabilité ou un examen de comptabilité ne peut être engagé sans que le contribuable en ait été informé par l'envoi ou la remise d'un avis de vérification ou par l'envoi d'un avis d'examen de comptabilité. () ". Aux termes de l'article L. 47 A : " I. - Lorsque la comptabilité est tenue au moyen de systèmes informatisés, le contribuable qui fait l'objet d'une vérification de comptabilité satisfait à l'obligation de représentation des documents comptables mentionnés au premier alinéa de l'article 54 du code général des impôts en remettant au début des opérations de contrôle, sous forme dématérialisée répondant à des normes fixées par arrêté du ministre chargé du budget, une copie des fichiers des écritures comptables définies aux articles 420-1 et suivants du plan comptable général. () ". Enfin, aux termes de l'article 54 du code général des impôts (CGI) : " Les contribuables mentionnés à l'article 53 A sont tenus de représenter à toute réquisition de l'administration tous documents comptables, inventaires, copies de lettres, pièces de recettes et de dépenses de nature à justifier l'exactitude des résultats indiqués dans leur déclaration. () ".
3. Il résulte de l'instruction qu'à la suite de l'envoi par l'administration fiscale d'un avis de vérification, la première intervention a été fixée au 21 mai 2019 à 13h30 au centre des finances publiques, à la demande de la gérante de l'EURL Subventis du fait du déménagement de la société. Celle-ci soutient que la procédure de contrôle est irrégulière, dès lors qu'elle a transmis des fichiers comptables par mail le 21 mai à 10h44 au service et que celui-ci a donc démarré le contrôle hors sa présence avant la date et l'heure du rendez-vous fixé. Toutefois, il résulte de l'instruction que la gérante de la société Subventis a envoyé ce mail de sa propre initiative, que le service vérificateur lui a répondu par mail le 21 mai 2019 à 13h53, versé au dossier, indiquant que comme il le lui avait été précisé lors d'un échange téléphonique, elle ne pouvait pas envoyer au service les fichiers des écritures comptables avant le premier entretien et que le service ne prendrait donc en considération que les fichiers remis lors du premier entretien. Il ne résulte pas de l'instruction que le service vérificateur ait lu ces fichiers et a fortiori qu'il les ait utilisés d'une quelconque manière, d'autant qu'il a, par courrier daté du 11 juin 2019 dont l'objet est " remise des fichiers des écritures comptables " accusé réception des fichiers comptables adressés par l'EURL Subventis le 4 juin 2019. Par suite, la société requérante ne peut sérieusement soutenir que les garanties du contribuable n'ont pas été respectées en ce que la procédure aurait démarré avant le premier entretien et qu'elle serait irrégulière de ce fait.
En ce qui concerne le bien-fondé des rappels de taxe sur la valeur ajoutée :
4. Aux termes de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales : " Lorsque, () s'étant abstenu de répondre dans le délai légal à la proposition de rectification, le contribuable présente cependant une réclamation faisant suite à une procédure contradictoire de rectification, il peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition, en démontrant son caractère exagéré. / () ".
5. Il résulte de l'instruction que la société Subventis, qui a été assujettie aux rappels de taxe sur la valeur ajoutée en litige à l'issue d'une procédure de rectification contradictoire, s'est abstenue de répondre dans les trente jours à la proposition de rectification du 31 juillet 2019 qui lui avait été régulièrement notifiée par l'administration fiscale. Par suite, en application des dispositions précitées de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales, il appartient à la société Subventis d'apporter la preuve du mal fondé des impositions en résultant.
6. Aux termes de l'article 256 du code général des impôts : " I. - Sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée () les prestations de services effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel. / () ". Aux termes de l'article 269 de ce code : " () / 2. La taxe est exigible : / () / Pour les prestations de services () lors de l'encaissement des acomptes, du prix, de la rémunération ou, sur option du redevable, d'après les débits. / () ".
7. Il résulte de l'instruction que le montant des rappels de taxe sur la valeur ajoutée n'est pas contesté pour l'année 2016 et que les différences de calculs qui opposent l'administration fiscale et la société requérante sur les années 2017 et 2018 portent sur le périmètre des produits pris en compte dans le calcul de la taxe sur la valeur ajoutée collectée, la comptabilisation de la provision pour créances douteuses et le caractère hors taxes des créances clients à prendre en compte dans le calcul de la taxe sur la valeur ajoutée collectée.
8. En premier lieu s'agissant du périmètre des produits soumis à collecte de taxe sur la valeur ajoutée, l'administration fiscale fait valoir dans la lettre d'acceptation partielle de la réclamation contentieuse que l'écart sur le chiffre d'affaires pris en compte tient à ce que la société Subventis n'intègre pas dans le périmètre des produits utilisés pour le calcul de la taxe sur la valeur ajoutée collectée la ligne " 230 - autres produits " retenue par le vérificateur. La société Subventis se borne à alléguer un écart sur le chiffre d'affaires pris en compte, sans donner la moindre explication sur ses propres modalités de calcul ni répondre à la remarque faite pas l'administration sur l'exclusion de la ligne 230. Par suite, la société requérante n'apporte pas la preuve qui lui incombe, de ce que le calcul de l'administration serait erroné.
9. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que la société Subventis retranche du montant des créances clients la provision pour créance douteuses d'un montant de 19 711 euros pour chacune des deux années 2017 et 2018. Or, une provision pour créances douteuses est une charge visant à se prémunir des risques d'impayés, mais elle n'a pas d'impact sur le montant de la taxe sur la valeur ajoutée collectée. Dès lors que des impayés sont constatés, une charge est comptabilisée en comptabilité et la société récupère la part de la taxe sur la valeur ajoutée qu'elle a déjà versée correspondant à cet impayé. En aucun cas elle ne peut procéder à une déduction par anticipation. Par suite, c'est à bon droit que l'administration fiscale a calculé la taxe sur la valeur ajoutée indépendamment du montant de la provision pour créances douteuses qui n'a pas à être déduite des créances clients pour son calcul.
10. En troisième lieu, dans la lettre d'acceptation partielle de la réclamation contentieuse, l'administration fiscale indique, d'une part, que la société omet de ramener " hors taxes " le montant des créances clients et admet, d'autre part, qu'elle a, elle-même, commis une erreur dans le montant des créances clients de début d'exercice 2017 et de fin d'exercice 2018 qui s'établissent respectivement à 99 926 euros et 146 358 euros. La société Subventis, qui ne donne pas d'éléments d'explication sur les montants qu'elle annonce, ne conteste pas sérieusement les éléments donnés par l'administration fiscale sur les créances clients de début et fin d'exercices 2017 et 2018.
Sur les pénalités :
11. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : a. 40 % en cas de manquement délibéré ;/ () ". Aux termes de l'article L. 195 A du livre des procédures fiscales : " En cas de contestation des pénalités fiscales appliquées à un contribuable au titre des impôts directs (), la preuve de la mauvaise foi () incombe à l'administration. ".
12. Il résulte de ces dispositions que la pénalité pour manquement délibéré a pour seul objet de sanctionner la méconnaissance par le contribuable de ses obligations déclaratives. Pour établir un tel manquement, l'administration doit apporter la preuve, d'une part, de l'insuffisance, de l'inexactitude ou du caractère incomplet des déclarations et, d'autre part, de l'intention de l'intéressé d'éluder l'impôt. Pour établir le caractère intentionnel du manquement du contribuable à son obligation déclarative, l'administration doit se placer au moment de la déclaration ou de la présentation de l'acte comportant l'indication des éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt.
13. Il résulte de l'instruction et notamment de la proposition de rectification du 31 juillet 2019 et de la lettre du 19 novembre 2020 d'acceptation partielle de la réclamation contentieuse que le service vérificateur a infligé à la société Subventis des pénalités de 40% pour manquement délibéré sur le fondement des dispositions précitées de l'article 1729 du code général des impôts, considérant que les rappels étaient importants et les manquements délibérés. Il ressort des pièces du dossier que la société n'a pas reversé de taxe sur la valeur ajoutée pour 2016 alors que le chiffre d'affaires hors taxe s'élevait à 70 980 euros et, ainsi qu'il a été dit, que la base de calcul de la taxe sur la valeur ajoutée a été minorée pour les exercices 2017 et 2018. En outre, l'administration fiscale fait valoir que lors du précédent contrôle couvrant la période du 1er janvier 2012 au 30 septembre 2015 des minorations de chiffre d'affaires avaient également été relevées. Si la société Subventis soutient que l'administration fiscale est malvenue à se prévaloir des remarques émises lors du précédent contrôle dès lors que le tribunal a, par ordonnance du 1er décembre 2017 constaté que l'administration fiscale accordait l'intégralité du dégrèvement des sommes litigieuses et mis à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre des frais d'instance, toutefois, la société Subventis ne saurait se prévaloir de ladite ordonnance du tribunal administratif, qui ne fait que constater le dégrèvement accordé par l'administration fiscale, et ne porte pas sur le bien-fondé de l'imposition pour justifier des écarts de taxe sur la valeur ajoutée collectée. Enfin, la gérante, en sa qualité et compte tenu du contrôle précédent, ne pouvait ignorer les modalités de déclaration de la taxe sur la valeur ajoutée. Par suite, l'administration fiscale, qui se prévaut de l'importance et de la répétition des manquements, doit être regardée comme apportant la preuve, qui lui incombe, conformément à l'article L. 195 A du livre des procédures fiscales, de l'intention délibérée de la société Subventis de se soustraire à l'impôt et, par suite, du bien-fondé des pénalités pour manquement délibéré qui lui ont été infligées.
14. Il résulte de ce qui précède que l'EURL Subventis n'est pas fondée à solliciter la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période couvrant les années 2016 à 2018, ainsi que des pénalités correspondantes. Ses conclusions à fin de décharge doivent dès lors être rejetées.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la société Subventis réclame au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de l'EURL Subventis est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à l'EURL Subventis et au directeur régional des finances publiques de Nouvelle Aquitaine et du département de la Gironde.
Délibéré après l'audience du 6 avril 2023, à laquelle siégeaient :
M. Ferrari, président,
Mme B et Mme A, premières conseillères,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 avril 2023.
La rapporteure,
S. A
Le président,
D. FERRARILa greffière,
C. POTTIER
La République mande et ordonne au ministre des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026