lundi 3 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2101130 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | LAPLAGNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 8 mars 2021 et 21 février 2022, M. B A, représenté par Me Laplagne, avocat, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler, à titre principal, la décision implicite de rejet née de l'absence de réponse à son recours formé le 21 décembre 2020, pour obtenir l'abrogation de son brevet de pension, en raison du défaut de prise en compte de la prime de rendement d'ouvrier de l'Etat au taux réglementaire maximum de 32 % et la régularisation de sa situation ou, à titre subsidiaire, la décision du 8 septembre 2015 par laquelle il a été informé de son droit d'option ;
2°) de condamner l'Etat à lui allouer une indemnité de 122 972 euros, arrêtée au 31 janvier 2022, à actualiser, ainsi qu'une rente d'un montant mensuel de 281 euros à verser à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) d'enjoindre au ministre des armées d'abroger son brevet de pension et de recalculer sa pension en prenant en compte la prime de rendement d'ouvrier de l'Etat au taux réglementaire maximum de 32% dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il existe une erreur de calcul affectant la liquidation de sa pension de retraite, en raison du défaut de prise en compte de la prime de rendement d'ouvrier de l'Etat au taux réglementaire maximum de 32%, en méconnaissance des dispositions de la loi n° 59-1459 du 28 décembre 1959 ; différentes décisions ont récemment été rendues en ce sens dont un arrêt du Conseil d'Etat n° 413505 du 8 novembre 2017 et un jugement du tribunal administratif de Bordeaux du 21 janvier 2020, n° 1801758/1802625/1803492/1803462 ;
- sa demande d'abrogation, fondée sur les dispositions de l'article L. 242-4 du code des relations entre le public et l'administration, a été présentée dans un délai raisonnable de sept mois après la prise de connaissance de décisions de justice confirmant l'existence d'une erreur de droit sur les modalités de calcul de la prime de rendement d'ouvrier de l'Etat ;
- l'amputation des droits à pension, qui résulte de l'erreur commise par l'administration, constitue une atteinte au droit au respect de ses biens, en méconnaissance de l'article 1er du premier protocole additionnel à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle constitue également une atteinte au principe d'égalité de traitement entre agents d'un même corps placés dans une situation comparable, contraire à l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dès lors que des collègues ont obtenu la liquidation de leur pension sur la base d'une prime de rendement au taux de 32 % ;
- la fausse information délivrée par l'administration par le biais de sa décision du 8 septembre 2015 l'a induit en erreur ; ce faisant, la responsabilité du ministère des armées est engagée ;
- toute illégalité est constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'administration ; les illégalités affectant son brevet de pension lui donnent droit à l'obtention d'une indemnisation ;
- il subit un préjudice financier résultant de la différence entre les sommes dues et celles versées ; il subit également un préjudice moral et une gêne dans les actes de la vie courante, en lien avec l'illégalité commise.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 24 novembre 2021 et 11 mai 2022, la ministre des armées conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- la requête, qui est fondée sur l'existence d'une erreur de droit dans le calcul de sa pension de retraite, est tardive par application de l'article 40 du décret n° 2004-1056 du 5 octobre 2004 ; l'administration se trouvait, de ce fait, en situation de compétence liée pour rejeter la demande ;
- il n'existe pas de lien de causalité direct entre la faute invoquée et le préjudice allégué concernant la révision du brevet de pension, en raison notamment de la carence fautive de M. A à solliciter cette révision dans les délais impartis, ce qui est de nature à exonérer totalement l'administration de sa responsabilité ;
- la créance relative au manque à gagner sur les salaires perçus par l'intéressé entre le 1er octobre 1986 et le 31 mars 2014 est prescrite ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 11 mai 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 10 juin 2022.
Par courriers du 8 mars 2023, le tribunal a informé les parties, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, qu'il était susceptible de relever d'office les moyen tirés, d'une part, de l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires tendant à la réparation des préjudices financiers invoqués, compte tenu du caractère définitif de la pension de retraite concédée en 2015 et, d'autre part, de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre la décision du 8 septembre 2015 par laquelle M. A a été informé de son droit d'option dès lors qu'elle ne fait pas grief au requérant.
Un mémoire complémentaire a été enregistré le 9 mars 2023 pour le compte de M. A mais n'a pas été communiqué.
Un mémoire en réponse aux moyens d'ordre public a été enregistré le 15 mars 2023 pour le compte du ministre des armées, et communiqué le 16 mars 2023.
Deux mémoires en réponse aux moyens d'ordre public ont été enregistrés et communiqués les 16 et 20 mars 2023 pour le compte de M. A.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et son premier protocole additionnel ;
- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 59-1479 du 28 décembre 1959 ;
- la loi n°68-1250 du 31 décembre 1968 ;
- le décret n° 2004-1056 du 5 octobre 2004 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Passerieux, conseillère,
- les conclusions de M. Dufour, rapporteur public
- et les observations de Me Laplagne, représentant M. A.
Deux notes en délibéré, enregistrées les 23 et 28 mars 2023, ont été produites pour le compte de M. A.
Considérant ce qui suit :
1. Sur le fondement de la loi du 28 décembre 1959 ouvrant à certains fonctionnaires de l'ordre technique une option en faveur du bénéfice d'une pension au titre de la loi du 2 août 1949 lors de leur départ à la retraite, M. A, admis à faire valoir ses droits à la retraite à compter du 1er avril 2014, a opté pour une pension de retraite d'ouvrier des établissements industriels de l'Etat, laquelle lui a été concédée par un titre de pension du 1er décembre 2015. Par lettre du 21 décembre 2020, il a, d'une part, demandé au ministre des armées l'abrogation de sa pension et la liquidation d'une nouvelle pension en raison du défaut de prise en compte de la prime de rendement d'ouvrier de l'Etat au taux maximum de 32 % et, d'autre part, sollicité le versement d'une somme de 119 316 euros en réparation de l'ensemble de ses préjudices. Le silence gardé par le ministre pendant plus de six mois sur cette demande a fait naitre une décision implicite de rejet. M. A demande l'annulation de cette décision, ainsi que de la décision du 8 septembre 2015 par laquelle il a été informé de son droit d'option et présente également des conclusions indemnitaires tendant à la condamnation de l'Etat à lui verser une somme de 122 972 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis à raison des erreurs commises par l'administration dans le mode de calcul de sa pension de retraite, ainsi qu'une rente d'un montant mensuel de 281 euros.
Sur la légalité de la décision du 8 septembre 2015 par laquelle M. A a été informé de son droit d'option :
2. Il ressort des pièces du dossier que, par décision du 8 septembre 2015, notifiée au plus tard le 21 septembre 2015 à M. A, le ministre de la défense a informé ce dernier de son droit d'opter entre une pension de fonctionnaire, liquidée en application du code des pensions civiles et militaires de retraite, et une pension ouvrière, liquidée conformément au décret n° 2004-1056 du 5 octobre 2004. En l'absence de notification à l'intéressé d'un titre de pension, les indications contenues dans ce courrier ne font pas grief au requérant.
3. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. A dirigées contre la décision du 8 septembre 2015 doivent être rejetées pour irrecevabilité.
Sur la légalité du refus implicite de revalorisation de la pension de retraite de M. A :
4. Aux termes de l'article 40 du décret du 5 octobre 2004 relatif au régime des pensions des ouvriers des établissements industriels de l'Etat, applicable : " () la pension est définitivement acquise et ne peut être révisée, ou supprimée à l'initiative du fonds spécial ou sur demande de l'intéressé que dans les conditions suivantes :/ 1° A tout moment en cas d'erreur matérielle ;/ 2° Dans un délai d'un an à compter de la notification de la décision de concession, en cas d'erreur de droit. () ".
5. Pour demander la révision de la pension civile de retraite qui lui a été concédée le 1er décembre 2015, M. A soutient qu'elle a été liquidée sans que soit appliqué un taux de prime de rendement de 32 % pour calculer le salaire maximum de référence servant de base pour la liquidation de la pension, auquel il avait droit en application des dispositions de l'article unique de la loi du 28 décembre 1959 ouvrant à certains fonctionnaires de l'ordre technique une option en faveur d'une pension ouvrière lors de leur mise à la retraite. L'erreur invoquée par M. A porte ainsi sur l'interprétation des textes, en vertu desquels sa pension devait être liquidée. Dans ces conditions, le requérant invoque, non une erreur matérielle, mais une erreur de droit.
6. Il résulte de l'instruction que M.A, admis à faire valoir ses droits à la retraite à compter du 1er avril 2014, s'est vu concéder une pension de retraite ouvrière par un brevet de pension qui lui a été notifié le 1er décembre 2015. Ainsi, le délai qui lui était imparti pour exciper, au soutien d'une demande de révision de sa pension, de l'erreur de droit qu'aurait commise l'administration était expiré lorsque, le 21 décembre 2020, il a saisi le ministre des armées d'une telle demande. La circonstance qu'il n'a constaté l'erreur de droit alléguée qu'au vu de décisions de justice rendues dans des litiges concernant d'autres pensionnés est sans incidence sur le point de départ et la durée du délai d'un an prévu par les dispositions précitées. Dans ces conditions, c'est à bon droit que le ministre des armées a implicitement rejeté la demande de révision de la pension de retraite de M. A qui a été présentée après l'expiration du délai d'un an prévu par l'article 40 du décret du 5 octobre 2004, suivant la notification de la décision de concession de la pension.
7. Aux termes de l'article L. 242-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Sur demande du bénéficiaire de la décision, l'administration peut, selon le cas et sans condition de délai, abroger ou retirer une décision créatrice de droits, même légale, si son retrait ou son abrogation n'est pas susceptible de porter atteinte aux droits des tiers et s'il s'agit de la remplacer par une décision plus favorable au bénéficiaire. "
8. M. A ne peut utilement faire valoir que sa demande présentée le 21 décembre 2020 ne serait pas forclose au regard des dispositions de l'article L. 242-4 du code des relations entre le public et l'administration, dès lors que le caractère intangible des décisions portant concession de pension fait obstacle à ce que leur bénéficiaire puisse en demander le retrait ou l'abrogation une fois cette dernière devenue définitive.
9. M. A soutient que d'autres fonctionnaires dans la même situation que lui auraient obtenu la révision de leur pension de retraite afin d'intégrer un taux de 32 % de prime de rendement dans les émoluments de base retenus pour la liquidation de la pension. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction que ces fonctionnaires auraient, contrairement à lui, formulé leur demande de révision de leur pension de retraite au-delà du délai prévu par les dispositions de l'article 40 du décret du 5 octobre 2014. Par suite, M. A n'établit pas qu'il aurait été traité différemment par rapport à certains fonctionnaires dans une situation identique à la sienne. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance du principe d'égalité et des stipulations de l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
10. Les dispositions précitées de l'article 40 du décret du 5 octobre 2004 ont pour objet d'ouvrir, aussi bien aux pensionnés qu'à l'administration, un droit à révision des pensions concédées dans le cas où la liquidation de celles-ci est entachée d'une erreur de droit et de prévoir que ce droit est ouvert dans les mêmes conditions de délai aux pensionnés et à l'administration. Le délai de révision ainsi prévu bénéficie aussi bien aux pensionnés, dont les droits à pension sont définitivement acquis au terme de ce délai, qu'à l'administration qui est, postérieurement à l'expiration de ce même délai, mise à l'abri de contestations tardives. Ainsi ces dispositions ne méconnaissent pas les exigences qui s'attachent à la protection d'un droit patrimonial, tel qu'il découle de l'article 1er du premier protocole additionnel à la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
11. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision implicite par laquelle le ministre des armées a rejeté sa demande du 21 décembre 2020 tendant à la revalorisation du montant de sa pension de retraite. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
12. Il résulte de ce qui a été indiqué au point 8 que la pension de retraite qui a été concédée en 2015 à M. A est devenue définitive avec toutes les conséquences pécuniaires qui en sont inséparables. Il s'ensuit que l'intéressé n'est pas recevable à demander la réparation des préjudices financiers qu'il estime avoir subis du fait de la non-prise en compte par l'administration, dans le calcul de sa pension de retraite, de la prime de rendement d'ouvrier de l'Etat au taux maximum de 32 %. En outre, en se bornant à soutenir, sans aucune précision, qu'il subit des troubles dans les conditions d'existence et un préjudice moral, M. A n'apporte, en tout état de cause, pas d'éléments suffisants pour établir la réalité de ces chefs de préjudice. Par ailleurs, si M. A sollicite le versement d'un complément d'indemnité différentielle correspondant au taux maximum de la prime de rendement de 32 % en lieu et place du taux moyen de 16 %, et peut ainsi être regardé comme se prévalant d'une faute commise dans la liquidation de sa rémunération pour la période allant du 1er octobre 1986 au 31 mars 2014, ainsi que le fait valoir le ministre en défense, une telle demande est atteinte par la prescription quadriennale prévue à l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'Etat, les départements, les communes et les établissements publics. Par suite, ses conclusions indemnitaires doivent être rejetées.
Sur les frais liés aux instances :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans les présentes instances, au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.
D E C I D E:
Article 1er: La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre des armées.
Délibéré après l'audience du 20 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Delvolvé, président,
Mme Mounic, première conseillère,
Mme Passerieux, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 avril 2023.
La rapporteure,
C. PASSERIEUX
Le président,
Ph. DELVOLVÉ
Le greffier,
A. PONTACQ
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026