lundi 19 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2102804 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Juge social |
| Avocat requérant | GARCIA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 juin 2021, Mme B née A, représentée par Me Garcia, demande au tribunal :
1°) de lui accorder l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'avis des sommes à payer daté du 14 avril 2021 par lequel le département de la Gironde a mis à sa charge un indu de revenu de solidarité active au titre de la période du 1er septembre 2018 au 31 mai 2020 d'un montant de 14 056,87 euros ;
3°) de condamner le département de la Gironde à lui verser la somme de
1.500 € en application de l'article L.761-1 du code de la justice administrative et de
l'article 37 alinéa 2 de la loi du 20 juillet 1991, sous réserve que le conseil de
Madame B née A renonce à percevoir la part contributive de l'Etat allouée au titre de l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
- l'avis des sommes à payer ne respecte pas les dispositions de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales ;
- la caisse d'allocations familiales a commis une erreur qui ne peut lui être imputée alors qu'elle est de bonne foi ;
- la caisse d'allocations familiales n'a pas tenu compte de la précarité de sa situation.
Une mise en demeure a été adressée au conseil départemental de la Gironde le 22 février 2022 qui n'a produit aucune observation.
Par courrier, enregistré le 8 mars 2022, la caisse d'allocations familiales de la Gironde informe le tribunal qu'elle n'entend pas produire d'observations en l'absence de stipulations prévoyant dans la convention de gestion du revenu de solidarité active signée le 4 mars 2021 une représentation du département dans les contentieux au titre du RSA.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme C en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Mme C a, au cours de l'audience publique, présenté son rapport.
Après avoir, au cours de l'audience publique, présenté son rapport et entendu :
- les conclusions de M. Naud, rapporteur public,
- et les observations de Me Paris, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, née A, est allocataire du revenu de solidarité active (RSA). A la suite d'un contrôle de sa situation, la caisse d'allocations familiales de la Gironde lui a notifié un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 14 056,87 euros au titre de la période du 1er septembre 2018 au 31 mai 2020. Un avis des sommes à payer relatif à l'indu de RSA a été émis par le département de la Gironde le 14 avril 2021 dont Mme B née A demande l'annulation.
Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. ( ) ".. Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de Mme B née A, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes du deuxième alinéa de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publie : " Toute créance liquidée faisant l'objet d'une déclaration ou d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation () ". Tout état exécutoire doit indiquer les bases de la liquidation de la créance pour le recouvrement de laquelle il est émis et les éléments de calcul sur lesquels il se fonde, soit dans le titre lui-même, soit par référence précise à un document joint à l'état exécutoire ou précédemment adressé au débiteur.
4. Il résulte de l'instruction que l'avis des sommes à payer en litige est pris au visa notamment des articles L. 252 A du livre des procédures fiscales, L. 1617-5, D. 1617-23 et R. 2342-4 du code général des collectivités territoriales. Il indique l'identité du débiteur, la nature de la somme mise en recouvrement ainsi que la période concernée et le montant à payer. S'il fait référence à une décision du 31 octobre 2020 de la caisse d'allocations familiales de la Gironde, il ne résulte pas de l'instruction, le département n'ayant produit aucun mémoire en dépit de la mise en demeure qui lui a été adressée, que la requérante en ait eu connaissance. Par suite, en l'absence d'informations de l'allocataire sur les modalités de calcul de l'indu et ses motifs, le moyen tiré de ce que l'intéressée n'aurait pas été régulièrement informée des bases de liquidation et des motifs de l'indu dont il lui est demandé le règlement doit être accueilli.
5. Aucun autre moyen n'est susceptible de fonder l'annulation de la décision attaquée.
6. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que Mme B, née A, est fondée à demander l'annulation de l'avis des sommes à payer par lequel le département de la Gironde a mis à sa charge la somme de 14 056,87 euros.
Sur les frais liés au litige :
7. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme B, née A, présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi relative à l'aide juridique.
D E C I D E :
Article 1er : L'avis des sommes à payer émis le 14 avril 2021 par le département de la Gironde en vue du recouvrement auprès de Mme B, née A, d'une somme de 14056,87 euros correspondant à un indu de revenu de solidarité active décompté pour la période du 1er septembre 2018 au 31 mai 2019 est annulé.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B, née A, et au conseil départemental de la Gironde.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2022.
La magistrate désignée,
P. C La greffière,
C. AHIN
La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026