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AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2103442

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2103442

jeudi 19 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2103442
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
FormationJU-3ème chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 juillet 2021, Mme B demande au tribunal de :

1°) prononcer la réduction de la cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2017 à raison d'un immeuble situé 5 place du 14 juillet à Sarlat-la-Canéda ;

2° mettre à la charge de l'Etat la somme de 300 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que la valeur locative retenue pour le local professionnel que comporte cet immeuble est excessive par rapport à celle retenue en 2019 et ne tient pas compte de l'inoccupation de ce local et de l'état de délabrement généralisé de l'immeuble.

Par un mémoire en défense enregistré le 28 septembre 2022, le directeur régional des finances publiques de Nouvelle-Aquitaine et du département de la Gironde conclut au rejet de la requête.

Il soutient que cette requête est irrecevable.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme A D pour statuer sur les litiges relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Wohlschlegel, magistrate désignée ;

- et les conclusions de M. Willem, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales : " Pour être recevables, les réclamations relatives aux impôts directs locaux et aux taxes annexes doivent être présentées à l'administration des impôts au plus tard le 31 décembre de l'année suivant celle, selon le cas : a) De la mise en recouvrement du rôle ou de la notification d'un avis de mise en recouvrement () ".

2. Le délai de réclamation court, en ce qui concerne la taxe foncière, à compter de la date de la mise en recouvrement. Toutefois, lorsqu'il est établi que le contribuable n'a pas reçu l'avis d'imposition du fait d'une erreur de l'administration, le point de départ du délai de réclamation ne court qu'à compter de la date où il a connaissance de l'impôt.

3. Il résulte de l'instruction que la taxe foncière sur les propriétés bâties qui a été réclamée à Mme B à raison de l'immeuble dont elle est copropriétaire, situé 5 place du 14 juillet à Sarlat-la-Canéda, a été mise en recouvrement le 31 octobre 2017 et que l'avis d'imposition correspondant a été libellé à son nom et à son adresse. En se bornant à indiquer qu'elle a reçu cet avis d'imposition en août 2018, Mme B ne justifie d'aucune circonstance particulière qui expliquerait qu'elle ne l'ait pas reçu dans les semaines suivant la mise en recouvrement du rôle. La réclamation préalable du 16 décembre 2019 par laquelle Mme B a sollicité la décharge partielle de cette taxe doit donc être regardée comme ayant été présentée après l'expiration du délai de réclamation prévu par les dispositions précitées de l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Il en résulte que sa requête est irrecevable et qu'elle doit être rejetée.

D E C I D E

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et au directeur régional des finances publiques de Nouvelle-Aquitaine et du département de la Gironde.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 janvier 2023.

La magistrate désignée,

E.D La greffière,

C. POTTIER

La République mande et ordonne au ministre de l'économie et des finances, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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