mercredi 12 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2103563 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | CHAMBERLAND-POULIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 10 juillet 2021 et 1er avril 2022, Mme B, représentée par Me Chamberland-Poulin, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite née le 10 mai 2021 par laquelle le directeur de l'agence Erasmus a rejeté sa demande tendant à l'obtention de la protection fonctionnelle et tendant à ce qu'il soit mis fin au harcèlement commis à son encontre, ainsi que son recours indemnitaire ;
2°) de condamner l'agence Erasmus à lui payer la somme de 49 281,45 euros en réparation des préjudices subis ;
3°) d'enjoindre à l'agence Erasmus de cesser tout comportement de harcèlement moral et de la rétablir dans son traitement précédent avant sa rétrogradation, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'agence Erasmus la somme de 4 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- ses conclusions en injonction sont recevables ;
- la responsabilité pour faute de l'agence Erasmus est engagée en raison de la désorganisation de son service, des problèmes d'effectifs et de budget qui se sont répercutés sur le travail de ses équipes ;
- elle n'a pas disposé des moyens pour les résoudre, ce qui a fait peser sur elle une charge anormale ;
- elle a souffert du comportement violent et dégradant de sa hiérarchie ;
- un rapport du CHSCT a mis en évidence un sentiment de surcharge au travail et un manque d'écoute de la part de la hiérarchie ;
- ses préconisations, comme l'emploi d'un médecin de prévention, n'ont été satisfaites que deux ans plus tard ;
- sa direction est responsable des dysfonctionnements qui l'ont conduit à des arrêts de travail ;
- elle a vécu son changement de poste au début de l'année 2019 comme une rétrogradation car ses responsabilités ont diminué et elle a subi une baisse de rémunération ;
- il s'agit d'un contournement des règles disciplinaires ;
- son changement d'affectation est une sanction déguisée sous couvert de l'intérêt du service ;
- la direction de l'agence s'est appuyée sur un audit réalisé pendant son arrêt de travail et a remis en cause son travail publiquement dans une note de direction envoyée à toute l'agence ;
- sa responsabilité peut également être engagée sans faute à raison des agissements de harcèlement moral qu'elle a subis ;
- en conséquence des agissements de harcèlement subis, elle est fondée à demander une indemnisation au titre de la perte de ses demi-traitements pendant une partie de son congé maladie, soit la somme de 4 920,33 euros, ainsi que la perte de traitements à l'issue de sa rétrogradation d'un montant de 4 311,12 euros et la revalorisation indemnitaire automatique tous les deux ans qui s'élève à une somme qui reste à parfaire, à 400 euros ;
- elle est fondée à demander la somme de 35 000 euros au titre de son préjudice moral et la somme de 2 500 euros au titre de ses frais de prise en charge par un psychologue.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 2 février 2022 et 7 juin 2022, le Groupement d'intérêt public (GIP) Erasmus + France, représenté par Me Noel, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de Mme B la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- les conclusions en injonction sont irrecevables car il ne peut être demandé au juge de faire œuvre d'administrateur ;
- aucun moyen n'est fondé ;
- en tout état de cause, n'ayant jamais demandé l'imputabilité au service de ses arrêts de travail, elle a été placée en congé de maladie ordinaire et ne pouvait prétendre à un plein traitement ;
- s'agissant de la perte de son traitement, celle-ci correspond à son changement d'affectation qu'elle a accepté ;
- elle ne justifie pas de son préjudice moral et ses frais de psychologue sont liés à des décisions qui ne sont pas fautives ;
- ses frais d'avocat ne constituent pas un préjudice indemnisable et ne sont pas justifiés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
-la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
-le décret n°2013-292 du 5 avril 2013 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme de Paz, rapporteure ;
- les conclusions de Mme Jaouën, rapporteure publique,
- et les observations de Me Chamberland-Poulin représentant Mme B et de Me Latour, représentant l'agence Erasmus.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B est agent non titulaire, employée par le groupement d'intérêt public Agence Erasmus + France / Education Formation, depuis 2002 et sous contrat à durée indéterminée depuis le 1er septembre 2013. Elle occupait le poste de directrice du département développement, puis a été affectée le 4 février 2019, dans l'intérêt du service, sur un poste de conseillère technique en charge du numérique. S'estimant victime de harcèlement moral, elle a demandé, par un courrier du 2 mars 2021, le bénéfice de la protection fonctionnelle, d'une part, et à ce qu'il soit mis fin à ces agissements, d'autre part. Elle a également lié le contentieux indemnitaire par ce courrier. Dans la présente requête, elle demande l'annulation de la décision implicite née du silence gardé par l'agence sur sa demande, assortit sa demande de conclusions en injonction et demande également réparation du préjudice subi du fait des agissements de son employeur et de ses carences.
Sur les agissements de harcèlement moral :
2. Aux termes de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel () ".
3. D'une part, il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral, de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
4. D'autre part, pour apprécier si des agissements dont il est allégué qu'ils sont constitutifs d'un harcèlement moral revêtent un tel caractère, le juge administratif doit tenir compte des comportements respectifs de l'agent auquel il est reproché d'avoir exercé de tels agissements et de l'agent qui estime avoir été victime d'un harcèlement moral. En revanche, la nature même des agissements en cause exclut, lorsque l'existence d'un harcèlement moral est établie, qu'il puisse être tenu compte du comportement de l'agent qui en a été victime pour atténuer les conséquences dommageables qui en ont résulté pour lui. Le préjudice résultant de ces agissements pour l'agent victime doit alors être intégralement réparé.
5. Mme B soutient avoir été victime d'actes répétés, constitutifs de harcèlement moral de la part de sa direction, depuis l'arrivée d'une nouvelle la directrice en février 2016, de comportement d'humiliation et de violences verbales, d'une détérioration de ses conditions de travail et du climat de travail liés aux départs d'agents, à la perte de compétences, aux contraintes budgétaires, se manifestant par un changement d'affectation, une perte de responsabilité et une remise en cause de sa pratique professionnelle, ayant engendré une dégradation de son état de santé.
6. En premier lieu, s'il résulte de l'instruction que suite à l'arrivée d'une nouvelle directrice en février 2016, les méthodes de travail ont changé, et que par ailleurs, en 2017, la direction du département développement a connu un surcroît d'activité lié à l'augmentation des crédits européens, toutefois, les extraits d'un rapport du CHSCT du 14 décembre 2017 cités par la requérante, qui relatent, sur la période de 2017, l'existence de tensions chez les managers tels que Mme B, d'un sentiment de surcharge de travail, de dégradation des conditions de travail et de violences psychologiques, ne font que décrire un contexte général de mal être au travail sans en préciser les causes, ni qualifier les méthodes de management appliquées par la direction de l'agence.
7. En deuxième lieu, Mme B allègue que sa charge de travail s'est alourdie, du fait du manque de moyens humains et budgétaires, lié au départ d'agents non remplacés ou en congé de maladie, dont la responsable du pôle Impact à partir du mois de février 2018, qu'elle a dû remplacer. Elle ajoute que le déménagement de sa direction dans des bureaux sur deux sites différents entre le mois de mars et avril 2018, a accru ses difficultés à manager ses équipes. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction que sa hiérarchie lui aurait imposé des rythmes de travail insupportables ou l'aurait encouragé à renoncer à une semaine de congés payés. En outre, le premier déménagement de sa direction a été organisé dans l'urgence et à titre provisoire dans l'attente d'un second déménagement effectué dans d'autres locaux entre le 29 octobre et le 2 novembre 2019. Il ne résulte pas de l'instruction que ces déménagements et les désagréments qui leurs sont inhérents l'auraient été aux seules fins de lui nuire et d'avoir des incidences sur sa santé. Il ne résulte pas davantage de l'instruction que l'attribution à Mme B dans les locaux provisoires d'un bureau à l'étage inférieur de celui de ses agents aurait eu pour but de la dévaloriser.
8. En troisième lieu, s'il résulte de l'instruction que le 20 octobre 2017, Mme B a été remise en cause implicitement, professionnellement, devant ses collaborateurs par le directeur adjoint de l'agence, toutefois aucune pièce produite par la requérante ne permet de considérer que les propos tenus auraient excédé les limites du pouvoir hiérarchique. De même, si le 1er juin 2018, la directrice de l'agence lui aurait fait le reproche d'avoir été absente deux semaines avant la conférence du 26 avril 2018, alors que cette absence était justifiée par le décès de la mère de la requérante, cette maladresse, pour regrettable qu'elle soit, a été dite sous le coup de l'énervement, ainsi que Mme B l'a d'ailleurs indiqué dans un mail du 1er juin 2018 adressé au CHSCT. Ce fait ne saurait donc, à lui seul, être constitutif d'un agissement de harcèlement moral.
9. En quatrième lieu, s'agissant de la nouvelle affectation de Mme B, à son retour de son congé maladie le 4 février 2019, en tant que conseillère technique en charge du numérique, il résulte de l'instruction que Mme B rencontrait des difficultés dans son travail, dans son organisation et dans son positionnement managérial à l'origine d'une souffrance au travail et d'arrêts de travail. Par ailleurs, il ressort de son entretien d'évaluation de l'année 2018 que ses congés maladie au cours de l'année 2018 ont exposé ses équipes, notamment ses responsables de pôles à une trop grande autonomie avec des prises de responsabilités fortes, elles-mêmes sources de souffrances au travail pour ces managers. Enfin, si Mme B reproche à l'agence Erasmus un manque d'écoute et de réactivité suite aux signalements de souffrances aux travail qu'elle a dénoncées, il résulte de l'instruction que la direction a néanmoins organisé un audit réalisé par un prestataire externe en novembre 2018, à l'issue duquel la décision de changer la requérante d'affectation a été prise pour enrayer ce sentiment de souffrances au travail. Par suite, le changement d'affectation de Mme B, justifié dans l'intérêt du service, alors même qu'il aurait impliqué un changement de bureau, une baisse de rémunération et sa suppression de la liste des mails adressés aux membres du " codir ", est insuffisant à faire présumer l'existence d'agissements répétés constitutifs d'un harcèlement moral à son encontre.
10. En cinquième lieu, Mme B fait état d'un retard de paiement et d'un refus de prise en charge partielle de ses frais de transports. Toutefois, il résulte de l'instruction que s'agissant des paies de février et mars 2019, un acompte de régularisation de 3 000 euros a fait l'objet d'un ordre de virement le 13 mai 2019 et le solde a été payé avec sa paie du mois de mai. Il ne résulte pas de l'instruction que ce retard de paiement aurait été décidé dans le but de lui nuire. S'agissant du refus de remboursement de son pass " abonné 20-30 voyages ", il ne résulte pas de l'instruction que ce type d'abonnement répondrait aux abonnements ou cartes prévus au 1° de l'article 2 du décret n°2010-676 du 21 juin 2010 instituant une prise en charge partielle du prix des titres d'abonnement. Par suite, ces agissements ne sauraient donc être constitutifs de harcèlement moral.
11. Dans ces conditions, Mme B ne peut être regardée comme justifiant d'éléments de fait suffisants permettant de faire présumer l'existence d'agissements constitutifs de harcèlement moral de la part de sa direction. La circonstance qu'elle a fait l'objet de plusieurs arrêts de travail en 2018 n'est pas de nature à infirmer cette analyse.
Sur la légalité de la décision refusant d'accorder à Mme B la protection fonctionnelle :
12. Aux termes de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " I.-A raison de ses fonctions et indépendamment des règles fixées par le code pénal et par les lois spéciales, le fonctionnaire ou, le cas échéant, l'ancien fonctionnaire bénéficie, dans les conditions prévues au présent article, d'une protection organisée par la collectivité publique qui l'emploie à la date des faits en cause ou des faits ayant été imputés de façon diffamatoire. () IV.- La collectivité publique est tenue de protéger le fonctionnaire contre les atteintes volontaires à l'intégrité de la personne, les violences, les agissements constitutifs de harcèlement, les menaces, les injures, les diffamations ou les outrages dont il pourrait être victime sans qu'une faute personnelle puisse lui être imputée. Elle est tenue de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté () ". Ces dispositions établissent à la charge de l'administration une obligation de protection de ses agents dans l'exercice de leurs fonctions, à laquelle il ne peut être dérogé que pour des motifs d'intérêt général. Cette obligation de protection a pour objet, non seulement de faire cesser les attaques auxquelles l'agent est exposé, mais aussi d'assurer à celui-ci une réparation adéquate des torts qu'il a subis. La mise en œuvre de cette obligation peut notamment conduire l'administration à assister son agent dans l'exercice des poursuites judiciaires qu'il entreprendrait pour se défendre. Il appartient dans chaque cas à l'autorité administrative compétente de prendre les mesures lui permettant de remplir son obligation vis-à-vis de son agent, sous le contrôle du juge et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce.
13. Il résulte de ce qui a été dit au point 11 que Mme B n'établit pas avoir été victime de faits constitutifs de harcèlement moral. Par suite, elle n'est pas fondée à demander que l'agence Erasmus lui accorde, à ce titre, une protection fonctionnelle.
14. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que Mme B n'est pas fondée à demande l'annulation de la décision de refus de protection fonctionnelle. Par voie de conséquence, les conclusions de Mme B à fin d'injonction doivent être rejetées. L'agence Erasmus n'a commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. De même, en l'absence d'agissements qui seraient imputables en tout ou partie à une faute personnelle d'un ou d'autres agents publics, la responsabilité sans faute de l'agence Erasmus ne peut être admise.
Sur les frais liés à l'instance :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de l'agence Erasmus, qui n'a pas la qualité de partie perdante, la somme que demande Mme B au titre de ses frais de procès. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme B la somme que demande l'agence Erasmus sur ce même fondement.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par l'agence Erasmus + France au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B et à l'agence Erasmus + France.
Délibéré après l'audience du 21 septembre 2022 à laquelle siégeaient :
- Mme Zuccarello, président,
- Mme De Paz, première conseillère,
- Mme Denys, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 octobre 2022.
La rapporteure
D. DE PAZ
La présidente
F. ZUCCARELLO
Le greffier,
Y. JAMEAU
La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
N°2103563
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026