mercredi 12 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2103893 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | BOUCHAMA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 28 juillet 2021 et les 25 juillet et 13 décembre 2022, M. B A, représenté par Me Bouchama, demande au tribunal :
1°) de condamner le centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) de Bordeaux-Aquitaine à lui verser la somme de 80 000 euros en réparation des préjudices résultant, à titre principal, des faits de harcèlement moral dont il a été victime et, à titre subsidiaire, du manquement de son employeur à son obligation de sécurité ;
2°) de mettre à la charge du CROUS de Bordeaux Aquitaine la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision par laquelle le CROUS Bordeaux-Aquitaine a rejeté sa demande indemnitaire préalable est insuffisamment motivée ;
- il a été victime d'agissements constitutifs d'un harcèlement moral depuis le mois de janvier 2020 : sa supérieure hiérarchique, qui était opposée à sa venue, a contesté de manière systématique ses interventions, ne lui a pas donné la parole lors de diverses réunions et l'a discrédité ; sa supérieure hiérarchique l'a placé dans des conditions de travail délicates en lui adressant des mails dans des délais rendant impossible leurs traitements ainsi que des messages tardifs, en lui attribuant des tâches impossibles à réaliser et en évaluant ses mérites professionnels au regard de reproches reposant sur des motifs fallacieux ; sa supérieure hiérarchique lui a adressé un mail laissant sous-entendre qu'il n'avait pas réalisé les tâches qui lui avaient été confiées alors qu'il était en congé maladie ; sa supérieure hiérarchique l'a discrédité devant les agents placés sous sa direction et devant sa hiérarchie supérieure ; sa supérieure hiérarchique a systématiquement refusé qu'il s'absente pendant une journée ou une demi-journée et ne l'a pas aidé à enregistrer cette absence sur le logiciel dédié à cette fin ; l'entretien d'évaluation qui a été mené l'a été dans des conditions matérielles différentes de celles de ses collègues ; le compte rendu réalisé à l'issue de celui-ci ne présente aucun commentaire positif, tout comme le compte rendu issu du recours qu'il a formé auprès du directeur général du CROUS Bordeaux-Aquitaine, alors que ses mérites professionnels ont été par le passé abondamment reconnus ; les dénonciations du harcèlement moral dont il a été victime n'ont donné lieu à aucune réaction de sa hiérarchie ; il a été mis fin à son détachement à la suite de ces alertes ; il a été destinataire d'une publication de la vacance de son poste en vue des mouvements internes avant la fin de son détachement et sa supérieure hiérarchique a annoncé à ses collègues que son détachement n'avait pas été reconduit car il ne souhaitait pas rester ; ces agissements sont à l'origine d'une dégradation de ses conditions de travail et d'une atteinte à son état de santé ainsi qu'à sa dignité ;
- le CROUS Bordeaux-Aquitaine a commis une faute en manquant à l'obligation de prendre les mesures nécessaires pour assurer sa sécurité et protéger sa santé physique et mentale ;
- ces agissement sont à l'origine d'un préjudice qui doit être évalué à la somme de 80 000 euros.
Par des mémoires en défense enregistrés les 23 mars et 1er décembre 2022, le CROUS Bordeaux-Aquitaine, représenté par la SCP Avocagir, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision par laquelle il a rejeté sa demande indemnitaire est inopérant ;
- les agissements invoqués par le requérant ne sont pas établis ou ne sont pas constitutifs d'un harcèlement moral ;
- aucune faute ne lui est imputable ;
- le requérant ne précise pas la nature du préjudice qu'il estime avoir subi et l'indemnisation qu'il sollicite repose sur une évaluation de ce préjudice qui n'est pas justifiée.
Les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement du tribunal administratif est susceptible d'être fondé sur le moyen, relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires présentées par M. A au titre d'un manquement par le CROUS de Bordeaux-Aquitaine à son obligation de prendre les mesures nécessaires pour assurer sa sécurité et protéger sa santé physique et mentale, dès lors que le contentieux n'est pas lié en ce qui concerne ce fait générateur de la responsabilité de la personne publique, qui ne figure pas dans sa demande préalable en date du 19 mai 2021.
Des observations, enregistrées le 12 juin 2023, ont été produites pour M. A.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Denys ;
- les conclusions de Mme Jaouën, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Fraleux, représentant M. A, et celles de Me Bourié, représentant le CROUS.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, adjoint des cadres hospitaliers de classe exceptionnelle, a été détaché auprès du CROUS de Bordeaux-Aquitaine, par une décision du 8 janvier 2020, à compter du 15 janvier suivant, pour une durée d'un an. Au cours de ce détachement, qui n'a pas été renouvelé, l'intéressé a exercé les fonctions de directeur adjoint du pôle de restauration Bastide-Chartrons. Par une demande préalable du 19 mai 2021, il a demandé la réparation des préjudices qu'il estime avoir subis compte tenu de faits de harcèlement moral dont il se dit avoir été victime. Par une décision du 28 mai suivant, le CROUS de Bordeaux-Aquitaine a rejeté cette demande. M. A demande au tribunal de condamner cet établissement public à lui verser une somme de 80 000 euros en réparation du préjudice, lié à la dégradation de son état de santé, qu'il estime avoir subi.
Sur la recevabilité des conclusions indemnitaires présentées au titre d'un manquement de l'employeur public à son obligation d'assurer la sécurité et la protection de ses agents :
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle () ".
3. La décision par laquelle l'administration rejette une réclamation tendant à la réparation des conséquences dommageables d'un fait qui lui est imputé lie le contentieux indemnitaire à l'égard du demandeur pour l'ensemble des dommages causés par ce fait générateur. Il en va ainsi quels que soient les chefs de préjudice auxquels se rattachent les dommages invoqués par la victime et que sa réclamation ait ou non spécifié les chefs de préjudice en question. La victime est recevable à demander au juge administratif, dans les deux mois suivant la notification de la décision ayant rejeté sa réclamation, la condamnation de l'administration à l'indemniser de tout dommage ayant résulté de ce fait générateur, y compris en invoquant des chefs de préjudice qui n'étaient pas mentionnés dans sa réclamation. Il n'est fait exception à ces règles que dans le cas où la victime demande réparation de dommages qui, tout en étant causés par le même fait générateur, sont nés, ou se sont aggravés, ou ont été révélés dans toute leur ampleur postérieurement à la décision administrative ayant rejeté sa réclamation. La victime peut également, si le juge administratif est déjà saisi par elle du litige indemnitaire né du refus opposé à sa réclamation, ne pas saisir l'administration d'une nouvelle réclamation et invoquer directement l'existence de ces nouveaux éléments devant le juge administratif saisi du litige en premier ressort afin que, sous réserve le cas échéant des règles qui gouvernent la recevabilité des demandes fondées sur une cause juridique nouvelle, il y statue par la même décision.
4. Il résulte de l'instruction que, par la demande indemnitaire préalable qu'il a adressé au directeur général du CROUS de Bordeaux-Aquitaine le 19 mai 2021, M. A a exclusivement demandé la réparation des préjudices qu'il estime avoir subis compte tenu de faits de harcèlement moral dont il se dit avoir été victime. Dans ces conditions, dès lors qu'il n'a présenté aucune demande tendant à obtenir la réparation des préjudices qu'il estime résulter du prétendu manquement, qu'aurait commis le CROUS, à son obligation de prendre les mesures nécessaires pour assurer sa sécurité et protéger sa santé physique et mentale, les conclusions de la requête présentées sur ce fondement de responsabilité pour faute doivent, à défaut de liaison du contentieux, être rejetées comme irrecevables.
Sur les faits de harcèlement moral :
5. Aux termes de l'article 6 quinquiès de la loi du 13 juillet 1983 : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel () ".
6. Il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
7. En premier lieu, il résulte de l'instruction, et notamment des courriels échangés entre M. A et sa supérieure hiérarchique, que la directrice des sites de restauration de Bordeaux a refusé deux demandes de congés successivement présentées par l'intéressé, pour les journées du 14 et 15 mai 2020, aux motifs que l'intérêt du service s'y opposait et qu'il ne disposait plus de droit à congés. Si la directrice des sites de restauration de Bordeaux a, pour la journée du 15 mai 2020, invoqué une mission qui devait être réalisée sur cette journée, elle s'est bornée, pour la journée du 14 mai 2020, à indiquer qu'il était préférable que l'intéressé soit présent pour encadrer les membres de son service, durant la semaine pendant laquelle les agents des services de restauration reprenaient leurs fonctions sur leur lieu de travail, après avoir exercé leurs fonctions en distanciel en raison des contraintes liées à l'épidémie de covid-19, et à faire valoir qu'il ne disposait plus de droit à congés. Toutefois, il résulte de l'instruction et notamment des courriels échangés entre M. A et l'un des agents du service ressources humaines du CROUS, que l'intéressé disposait d'un droit à congés suffisant pour s'absenter le 14 mai 2020. Il en résulte également que la hiérarchie de M. A, saisie postérieurement au refus opposé à sa demande par sa supérieure hiérarchique, est revenue sur l'appréciation de cette dernière et a autorisé qu'il s'absente du service à la date demandée.
8. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que la supérieure hiérarchique de M. A a, par des courriels qui lui ont été adressés, dénigré les mérites professionnels de l'intéressé en relevant que sa charge de travail avait été " très allégée " pendant la période de crise sanitaire liée à l'épidémie de covid-19, ce qui est contesté de manière précise et circonstanciée par M. A qui n'est pas contredit sur ce point, et en lui reprochant de n'avoir pas accompli une mission, alors qu'elle avait été destinataire du courriel permettant d'attester de sa réalisation.
9. En troisième lieu, il résulte de l'instruction que M. A a contesté le compte rendu d'entretien professionnel réalisé, pour l'année 2020, par sa supérieure hiérarchique, qui n'a formulé aucune remarque positive sur les capacités de l'intéressé. Si ce recours n'a abouti qu'à une modification mineure de l'appréciation portée sur les mérites professionnels de M. A, il résulte de l'instruction que l'autorité administrative a pris soin d'adapter le compte rendu en cause en supprimant les mentions dévalorisantes qui y figuraient, qui sont de nature à révéler une animosité personnelle portée par sa supérieure hiérarchique sur la personne de l'intéressé. Dans ces conditions, le requérant est fondé à soutenir que le comportement de la directrice des sites de restauration de Bordeaux a adopté, à l'occasion de la réalisation de son compte rendu d'entretien professionnel, un comportement et tenu des propos excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique.
10. En quatrième lieu, il résulte de l'instruction, et notamment de l'attestation établie par les agents du pôle de restauration Bastide-Chartrons, que la directrice des sites de restauration de Bordeaux a informé ces agents que M. A, dont le départ du CROUS a été justifié par la volonté de l'autorité administrative de ne pas renouveler son détachement, n'avait pas souhaité renouveler son détachement, portant ainsi un discrédit sur la personne de l'intéressé.
11. En cinquième lieu, il résulte de l'instruction, et notamment des pièces médicales produites par l'intéressé, que ces faits ont eu pour effet de dégrader les conditions de travail de M. A dans des conditions susceptibles de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel.
12. En revanche, par la seule production de courriels qu'il a adressé à sa hiérarchie, M. A n'établit pas que sa supérieure hiérarchique l'ait systématiquement dénigré auprès de sa hiérarchie et de ses collèges, ni qu'elle lui ait adressé des courriels dans des délais rendant impossible leur traitement ou des messages à des heures tardives. Par ailleurs, il ne résulte pas de l'instruction que celle-ci lui aurait attribué des missions impossibles à réaliser, aurait fondé son appréciation de ses mérites professionnels sur des éléments qui ne seraient pas établis ou aurait mené son entretien d'évaluation dans des conditions matérielles différentes de celles rencontrées par ses collègues. En outre, il résulte de l'instruction que, bien qu'elles n'aient pas abouti à des conclusions favorables à l'intéressé, l'autorité administrative a engagé des procédures de nature à mettre fin à la situation rencontrée par M. A, à la suite de la dénonciation, par ses soins, de faits de harcèlement moral. Enfin, la circonstance qu'il ait été destinataire d'une publication de la vacance de son poste avant la fin de son détachement est insusceptible de caractériser des faits de harcèlement moral.
13. Il résulte de tout ce qui précède que, compte tenu des faits tenus pour établis aux points 7 à 10 et de ce qui a été dit au point 11 quant à leurs conséquences, M. A, en dépit des difficultés qu'il a rencontrées dans son service, est fondé à rechercher la responsabilité du CROUS de Bordeaux-Aquitaine à raison des faits de harcèlement moral qu'il a subis.
Sur la réparation :
14. Il sera fait, dans les circonstances de l'espèce, une juste appréciation du préjudice moral que M. A a subi en raison des agissements de harcèlement moral dont il a fait l'objet en fixant à 4 500 euros la somme destinée à le réparer.
15. Il résulte de ce qui précède que le CROUS de Bordeaux-Aquitaine doit être condamné à verser à M. A la somme de 4 500 euros.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de M. A, qui n'est pas la partie perdante à l'instance, à ce titre. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du CROUS de Bordeaux-Aquitaine une somme de 1 500 euros à verser à M. A au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : Le CROUS de Bordeaux-Aquitaine est condamné à verser à M. A la somme de 4 500 euros.
Article 2 : Le CROUS de Bordeaux-Aquitaine versera à M. A une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au centre régional des œuvres universitaires et scolaires de Bordeaux-Aquitaine.
Délibéré après l'audience du 28 juin 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Zuccarello, présidente,
- Mme De Paz, première conseillère,
- Mme Denys, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2023
La rapporteure,
A. DENYS
La présidente,
F. ZUCCARELLO La greffière,
I. MONTANGON
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
N°2103893
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026