LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2103899

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2103899

lundi 7 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2103899
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationJuge social
Avocat requérantMOUTOUSSAMY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 juillet 2021, Mme A, représentée par Me Moutoussamy, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le département de la Gironde a rejeté une contestation d'indu de revenu de solidarité active d'un montant de 9105,76 euros ;

2°) d'annuler la contrainte du 18 mai 2021 relatif à un trop-perçu de prime exceptionnelle de fin d'année 2018 ;

3°) de prononcer la décharge du paiement des indus de revenu de solidarité active et prime exceptionnelle d'activité ;

4°) d'enjoindre au département de la Gironde de rembourser les retenues effectuées ;

5°) de mettre à la charge du département de la Gironde la somme de 1223 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Elle soutient que :

- la commission de recours amiable n'a pas été consultée en méconnaissance de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles ;

- elle n'a reçu aucune information sur la nature et l'origine des informations obtenues par la caisse d'allocations familiales dans l'exercice de son droit à communication sur le fondement de l'article L. 114-19 du code de l'action sociale et des familles ;

- il n'est pas établi que l'agent de contrôle était assermenté et agrée ;

- la procédure contradictoire a été méconnue dès lors qu'elle n'a pas été en possession des éléments que la caisse d'allocations familiales lui opposait ;

- la caisse d'allocations familiales n'a pas démontré en quoi ses déclarations trimestrielles sont inexactes ;

- la qualité d'un des deux signataires n'est pas mentionnée ;

- la contrainte est dépourvue de considérations de droit ;

- l'indu de prime exceptionnelle de fin d'année n'est pas fondé et ne peut donner lieu à contrainte dès lors qu'elle n'a pas eu notification de la suppression du revenu de solidarité active pour les mois de novembre et décembre 2018.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 septembre 2022, la caisse d'allocations familiales conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la contestation portant sur la contrainte est tardive ;

- elle n'est pas compétente pour se prononcer sur la contestation portant sur l'indu de revenu de solidarité active, qui relève du président du conseil départemental ;

- les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Mme A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 juillet 2021.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le décret n°2018-1150du 14 décembre 2018 portant attribution d'une aide exceptionnelle de fin d'année ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme B en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir, au cours de l'audience publique, présenté son rapport et entendu :

- les conclusions de M. Willem, rapporteur public,

Considérant ce qui suit :

1. A la suite du contrôle du dossier de Mme A, un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 9 105,76 euros au titre de la période du 1er juillet 2028 au 30 juin 2020 a été réclamé à l'intéressée par la caisse d'allocations familiales de la Gironde. La lettre de notification de cet indu du 22 juillet 2020 a été retournée à la caisse d'allocations familiales portant la mention " adresse incorrecte ". Parallèlement, et après deux mises en demeure du 5 octobre 2020 et 7 décembre 2020 qui n'ont pas été retirées par Mme A, la caisse d'allocations familiales a décerné une contrainte en date du 18 mai 2021 reçue le 21 mai pour avoir paiement d'une somme de 152,45 euros correspondant à une prime exceptionnelle de fin d'année au titre du mois de décembre 2018. Dans la présente instance, Mme A demande au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle le président du conseil départemental a rejeté sa contestation relative à l'indu de solidarité active et la contrainte qui lui a été délivrée. Elle présente également des conclusions à fin de décharge et de remboursement des sommes déjà versées.

Sur les conclusions tendant à la décision implicite de rejet du président du conseil départemental :

2. Aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental. Ce recours est, dans les conditions et limites prévues par la convention mentionnée à l'article L. 262-25, soumis pour avis à la commission de recours amiable qui connaît des réclamations relevant de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale. () ".

3. L'institution d'un recours administratif préalable obligatoire à la saisine du juge vise à laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration ; cependant, dès lors que ce recours a été adressé à l'administration préalablement au dépôt de la demande contentieuse, la circonstance que cette dernière demande ait été présentée de façon prématurée, avant que l'autorité administrative ait statué sur le recours administratif, ne permet pas au juge administratif de la rejeter comme irrecevable si, à la date à laquelle il statue, est intervenue une décision, expresse ou implicite, se prononçant sur le recours administratif ; il appartient alors au juge administratif, statuant après que l'autorité compétente a définitivement arrêté sa position, de regarder les conclusions dirigées formellement contre la décision initiale comme tendant à l'annulation de la décision, née de l'exercice du recours administratif préalable, qui s'y est substituée.

4. D'une part, s'il résulte de l'instruction que par courrier du 6 août 2020, Mme A a contesté devant la caisse d'allocations familiales de la Gironde le bien-fondé de l'indu de revenu de solidarité active réclamé, elle n'a toutefois pas introduit une telle réclamation auprès du président du conseil départemental ainsi que l'article L. 262-47 précité le requiert. Si la convention de gestion signée entre le département et la caisse d'allocations familiales prévoit que l'examen du recours administratif préalable obligatoire est délégué à la caisse précitée, prend la forme d'un avis pris par la commission de recours amiable et que cet avis est adressé au conseil départemental pour examen et notification, il ne résulte pas de ces stipulations que le recours préalable obligatoire doit être adressé à la caisse d'allocations familiales. En outre, s'il est soutenu que cette dette ne lui a pas été notifiée et apparaissait seulement sur l'espace personnel, le courrier du 22 juillet 2020 qui comportait les mentions des voies et délais de recours en particulier l'obligation de former un recours administratif auprès du président du conseil départemental et non auprès de la caisse d'allocations famililiales, a été adressé à la requérante à la dernière adresse connue qu'elle avait elle même indiquée et doit donc être regardé comme ayant été régulièrement notifié alors même que ce courrier a été retourné aux services concernés portant la mention : adresse incorrecte. En conséquence, en l'absence de recours administratif auprès du président du conseil départemental, aucune décison implicite de rejet n'a pu naître. Les conclusions présentées à l'encontre de cette décision ne peuvent donc qu'être rejetées.

5. Ainsi qu'il a été dit au point 3, l'institution d'un recours administratif préalable obligatoire à la saisine du juge vise à laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Or, il résulte de ce qui précède que l'absence de recours préalable n'a pas permis au président du conseil départemental de prendre une décision définitive et de la substituer à celle initialement prise. Dans les circonstances particulières de l'espèce, les moyens invoqués par Mme A à l'encontre de l'indu de solidarité active notifié par la caisse d'allocations familiales le 22 juillet 2020 sont dès lors inopérants.

Sur la contrainte :

6. Aux termes de l'article R. 133-3 du code de la sécurité sociale : " ( débiteur peut former opposition par inscription au secrétariat du tribunal compétent dans le ressort duquel il est domicilié ou pour les débiteurs domiciliés à l'étranger, au secrétariat du tribunal compétent dans le ressort de l'organisme créancier par lettre recommandée avec demande d'avis de réception adressée au secrétariat dudit tribunal dans les quinze jours à compter de la notification ou de la signification "

7. Il résulte de l'instruction que la contrainte a été notifiée le 21 mai 2021 à Mme A. Cette dernière a formé opposition à cet acte le 27 juillet 2021, soit dans un délai supérieur à celui requis. La demande d'aide juridictionnelle présentée le 22 juin 2021 n'a pu proroger le délai de recours. Dès lors, et ainsi qu'il est soulevé en défense, Mme A n'est pas recevable à former cette opposition.

D E C I D E :

Article 1er : L'opposition à contrainte formée par Mme A n'est pas recevable.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A et au conseil départemental de la Gironde.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2022.

La magistrate désignée

P. BLa greffière

C.AHIN

La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions