LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2104396

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2104396

mardi 19 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2104396
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation5ème Chambre
Avocat requérantSELARL ABEILLE ET ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 27 août 2021 et le 14 avril 2022, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de la Gironde, représentée par Me de Boussac-Di Pace, avocate, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :

1°) de condamner in solidum le centre hospitalier de Libourne et la société CNA insurance company, son assureur, à lui verser la somme totale de 39 814,81 euros en remboursement des prestations versées pour le compte de son assuré M. B A ;

2°) de condamner in solidum le centre hospitalier de Libourne et la société CNA insurance company limited, son assureur, à lui verser la somme de 1 114 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion en application des dispositions des articles 9 et 10 de l'ordonnance n° 96-51 du 24 janvier 1996 ;

3°) de mettre à la charge in solidum du centre hospitalier de Libourne et de la société CNA insurance company limited, son assureur la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et la somme de 13 euros au titre des droits de plaidoirie ;

4°) de rejeter toutes les conclusions présentées par le centre hospitalier de Libourne et la société CNA insurance company limited à son encontre.

Elle soutient que :

- la responsabilité du centre hospitalier de Libourne doit être engagée du fait de l'infection nosocomiale contractée par M. A au cours de sa prise en charge ;

- l'infection présentée par M. A au décours de sa prise en charge au centre hospitalier de Libourne n'est pas due à une cause étrangère, en dépit de l'état antérieur du patient ;

- la somme totale demandée au titre de sa créance définitive est justifiée par une attestation d'imputabilité versée aux débats.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 novembre 2021, le centre hospitalier de Libourne et la société CNA insurance company, son assureur, représentés par Me Zandotti, avocat, concluent au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la CPAM de la Gironde la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- le patient présentait des facteurs de vulnérabilité ayant favorisé l'apparition de l'hématome ainsi que les éviscérations récidivantes et des facteurs de vulnérabilité sur le plan infectieux ;

- le centre hospitalier n'a commis aucune faute ;

- l'infection présentée par le patient trouve son origine dans une cause étrangère dès lors qu'elle présente un lien avec l'hématome apparu dans les suites de l'intervention chirurgicale, qui a été favorisé par son état antérieur ;

- les frais engagés par la CPAM de la Gironde ne sont pas suffisamment justifiés ;

- à titre subsidiaire, il conviendra d'imputer une perte de chance de 50% au regard de l'état antérieur du patient.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de la sécurité sociale ;

- l'arrêté interministériel du 15 décembre 2022 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2023 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Ballanger,

- les conclusions de Mme Champenois, rapporteure publique,

- et les observations de Me Garraud, représentant la CPAM de la Gironde, et de Me France, représentant le centre hospitalier de Libourne et son assureur.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, né le 19 août 1942, a présenté une hernie sus-ombilicale nécessitant qu'il soit opéré le 26 mai 2010 d'une pariétoplastie par laparotomie avec pose de prothèse au centre hospitalier de Libourne. Dans les suites opératoires, il a présenté un hématome et une hémorragie par l'orifice du redon. Le 15 juin suivant, M. A a été opéré pour une récidive précoce d'une éventration ombilicale. Les suites opératoires ont été marquées par l'apparition d'une collection au bas de la cicatrice médiane, d'un abcès avec apparition d'une rougeur sur le côté gauche de la cicatrice puis d'une hyperthermie. Le 11 août 2010, un prélèvement bactériologique a été réalisé et a mis en évidence la présence d'un staphylocoque doré sensible à l'Augmentin. Par la suite, M. A a bénéficié de soins à domicile et le 29 novembre 2010, une hernie ombilicale récidivante avec défect pariétal sans écoulement a été relevée. En décembre 2010, une pariétoplastie aponévrotique a été réalisée avec ablation de la prothèse dont les suites ont été marquées par une récidive de l'éventration et la mise en évidence d'un staphylocoque doré sensible à la Penicilline. Le 21 février 2011, l'écoulement pariétal chronique a disparu mais l'éventration récidivante persistant, le patient a de nouveau été opéré le 27 juin 2011. Par une ordonnance du 19 octobre 2012, le juge des référés du tribunal administratif de Bordeaux a ordonné que soit diligentée une expertise. L'expert a déposé son rapport le 3 octobre 2013. Par la présente requête, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de la Gironde demande au tribunal de condamner in solidum le centre hospitalier de Libourne et la société CNA insurance company limited, son assureur, à lui rembourser les débours exposés pour son affilié M. A.

Sur la responsabilité :

2. Aux termes du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. / Les établissements, services et organismes susmentionnés sont responsables des dommages résultant d'infections nosocomiales, sauf s'ils rapportent la preuve d'une cause étrangère ". Selon l'article L. 1142-1-1 du même code : " Sans préjudice des dispositions du septième alinéa de l'article L. 1142-17, ouvrent droit à réparation au titre de la solidarité nationale : / 1° Les dommages résultant d'infections nosocomiales dans les établissements, services ou organismes mentionnés au premier alinéa du I de l'article L. 1142-1 correspondant à un taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique supérieur à 25 % déterminé par référence au barème mentionné au II du même article, ainsi que les décès provoqués par ces infections nosocomiales ; / () ".

3. Si ces dispositions font peser sur l'établissement de santé la responsabilité des infections nosocomiales, qu'elles soient exogènes ou endogènes, à moins que la preuve d'une cause étrangère soit rapportée, seule une infection survenant au cours ou au décours d'une prise en charge et qui n'était ni présente, ni en incubation au début de la prise en charge peut être qualifiée de nosocomiale.

4. D'une part, il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise ordonné par le juge des référés au contradictoire de la CPAM de la Gironde et du centre hospitalier de Libourne, que dans les suites de la pariétoplastie par laparotomie avec pose de prothèse qu'il a subie le 26 mai 2010, M. A a présenté un hématome du bord antérieur du grand droit puis une éviscération par rupture pariétale du bord droit du grand droit nécessitant qu'il soit opéré le 15 juin suivant. Le 1er juillet 2010, M. A a présenté un écoulement purulent au niveau de la cicatrice et un abcès puis une hyperthermie. Des prélèvements bactériologiques réalisés le 11 août 2010 ont permis d'objectiver un staphylocoque doré sensible à l'Augmentin. Le 29 novembre 2010, une hernie ombilicale récidante avec défect pariétal important a été mise en évidence et, au mois de décembre 2010, M. A a de nouveau été opéré en raison d'une poche d'éventration et de l'infection de sa prothèse pariétale au sein d'une collection purulente cloisonnée. Les analyses bactériologiques alors réalisées ont permis de relever la présence d'un staphylocoque doré sensible à la Pénicilline. L'expert relève que l'infection présentée par M. A, et objectivée en août 2010, est constitutive d'une infection profonde du site opératoire contractée au décours de sa prise en charge par le centre hospitalier de Libourne, dans les suites de l'hématome qu'il a présenté après l'opération du 26 mai 2010 et que le délai d'apparition est cohérent. Il précise qu'il est " peu probable " que ce type d'infection soit lié aux soins de pansement dont M. A a bénéficié à domicile et qui ne donnent habituellement que des infections superficielles. Il résulte ainsi de l'instruction que l'infection de M. A est survenue au décours de sa prise en charge au centre hospitalier de Libourne, qu'elle n'était ni présente, ni en incubation au début de celui-ci. Si le centre hospitalier de Libourne fait valoir en défense que M. A présentait un état antérieur très dégradé qui a favorisé l'apparition de l'hématome lequel présentait lui-même des risques d'infection, il ne rapporte pas la preuve d'une cause étrangère à la prise en charge de l'intéressé dans son établissement. Dans ces conditions, l'infection subie par M. A a le caractère d'une infection nosocomiale, sans qu'il y ait lieu de tenir compte de ce que la cause directe de cette infection aurait le caractère d'un aléa thérapeutique, à savoir un hématome favorisé par l'état initial fortement dégradé du patient.

5. D'autre part, il résulte de l'instruction que M. A ne présente aucun déficit fonctionnel permanent en lien avec l'infection nosocomiale contractée au décours de sa prise en charge au centre hospitalier de Libourne. Par suite, la CPAM de la Gironde est fondée à soutenir que le centre hospitalier de Libourne, et son assureur, sont tenus de réparer l'intégralité des préjudices résultant de cette infection nosocomiale en application des dispositions précitées du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, sans qu'il y ait lieu de retenir un taux de perte de chance.

Sur la réparation des préjudices :

6. Aux termes de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale : " Lorsque, sans entrer dans les cas régis par les dispositions législatives applicables aux accidents du travail, la lésion dont l'assuré social ou son ayant droit est atteint est imputable à un tiers, l'assuré ou ses ayants droit conserve contre l'auteur de l'accident le droit de demander la réparation du préjudice causé, conformément aux règles du droit commun, dans la mesure où ce préjudice n'est pas réparé par application du présent livre ou du livre Ier. / Les caisses de sécurité sociale sont tenues de servir à l'assuré ou à ses ayants droit les prestations prévues par le présent livre et le livre Ier, sauf recours de leur part contre l'auteur responsable de l'accident dans les conditions ci-après. / Les recours subrogatoires des caisses contre les tiers s'exercent poste par poste sur les seules indemnités qui réparent des préjudices qu'elles ont pris en charge, à l'exclusion des préjudices à caractère personnel. Conformément à l'article 1346-3 du code civil, la subrogation ne peut nuire à la victime subrogeante, créancière de l'indemnisation, lorsqu'elle n'a été prise en charge que partiellement par les prestations sociales ; en ce cas, l'assuré social peut exercer ses droits contre le responsable, par préférence à la caisse subrogée. () ".

7. Il résulte des dispositions précitées de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale que les organismes de sécurité sociale ayant versé des prestations à la victime d'un accident peuvent exercer un recours subrogatoire à l'encontre du tiers responsable alors même que la victime s'est pour sa part abstenue d'introduire un recours indemnitaire.

8. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise que l'état de santé de M. A est consolidé depuis le 31 décembre 2011.

9. En premier lieu, la CPAM de la Gironde demande, en fournissant une attestation d'imputabilité de son médecin conseil datée du 17 janvier 2019 et un relevé de ses débours, le remboursement de frais hospitaliers pour un montant de 5 280 euros correspondant à l'hospitalisation de M. A du 10 au 13 août 2010, la somme de 23 520 euros relative à son hospitalisation du 21 décembre 2010 au 6 janvier 2011, et la somme de 6 939,70 euros relative à son séjour en maison de convalescence du 6 janvier au 14 février 2011. Il résulte de l'instruction et notamment du rapport de l'expert que les soins subis par le patient à compter du 10 août 2010, incluant l'intervention du 21 décembre suivant et la période de convalescence, présentent un lien direct, certain et exclusif avec l'infection nosocomiale dont il a été victime. Par suite, il y a lieu de mettre à la charge du centre hospitalier de Libourne et de son assureur la somme de 35 739,70 euros demandée au titre des frais hospitaliers exposés par la CPAM de la Gironde pour son assuré.

10. En deuxième lieu, la CPAM de la Gironde sollicite le remboursement de la somme de 3 132,33 euros au titre des débours correspondant à des frais médicaux engagés du 14 août 2010 au 20 juin 2011, comprenant des soins infirmiers à domicile dont le patient a bénéficié du 14 août au 21 décembre 2010, la surveillance biologique réalisée entre le 16 août 2010 et le 20 juin 2011, les actes de radiologie des 20 août et 4 décembre 2010, l'échographie du 9 décembre 2010, les consultations du médecin généraliste entre le 11 septembre 2010 et le 16 juin 2011, la consultation spécialisée en hépato-entérologie le 15 septembre 2010, l'anesthésie du 20 août 2010, la consultation en anesthésie du 6 décembre 2010 puis les consultations spécialisées en chirurgie digestive les 6 décembre 2010 et 21 février 2011. Le médecin conseil de la CPAM de la Gironde a relevé dans son attestation d'imputabilité que l'ensemble de ces frais, qu'il a précisément listés, ont été engagés en lien avec l'infection nosocomiale présentée par M. A. Il y a lieu, par suite et en l'absence d'incohérence, de mettre à la charge du centre hospitalier de Libourne et de son assureur la somme de 3 132,33 euros demandée par la CPAM de la Gironde en remboursement des frais médicaux exposés pour son assuré.

11. En dernier lieu, la CPAM de la Gironde justifie par les pièces qu'elle produit avoir engagé des frais de transport du 13 août 2010 au 21 février 2011 au profit de M. A d'un montant de 998,28 euros. Il y a lieu de mettre à la charge du centre hospitalier de Libourne et de son assureur la somme demandée à ce titre par la CPAM de la Gironde.

12. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de condamner in solidum le centre hospitalier de Libourne et la société CNA insurance company, son assureur, à verser à la CPAM de la Gironde la somme totale de 39 814,81 euros correspondant aux frais hospitaliers, médicaux et de transport qu'elle a engagés au profit de M. A, en lien avec l'infection nosocomiale qu'il a contractée, minorés des franchises réglées par le patient.

Sur l'indemnité forfaitaire de gestion :

13. Aux termes de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale : " () En contrepartie des frais qu'elle engage pour obtenir le remboursement mentionné au troisième alinéa ci-dessus, la caisse d'assurance maladie à laquelle est affilié l'assuré social victime de l'accident recouvre une indemnité forfaitaire à la charge du tiers responsable et au profit de l'organisme national d'assurance maladie. Le montant de cette indemnité est égal au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans les limites d'un montant maximum de 910 euros et d'un montant minimum de 91 euros. A compter du 1er janvier 2007, les montants mentionnés au présent alinéa sont révisés chaque année, par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et du budget, en fonction du taux de progression de l'indice des prix à la consommation hors tabac prévu dans le rapport économique, social et financier annexé au projet de loi de finances pour l'année considérée ". L'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale permet aux caisses d'assurance maladie exerçant leur recours subrogatoire de recouvrer une indemnité forfaitaire de gestion égale au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans des limites fixées par arrêté. L'article 1er de l'arrêté du 15 décembre 2022 fixe les montants minimum et maximum de cette indemnité forfaitaire de gestion à respectivement 115 euros et 1 162 euros.

14. Eu égard au montant de la somme accordée à la CPAM de la Gironde au point 12 du présent jugement, la caisse a droit à l'indemnité forfaitaire régie par les dispositions de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale, pour le montant de 1 162 euros, soit le montant maximum fixé à la date du présent jugement, par l'arrêté interministériel du 15 décembre 2022. Par suite, il y a lieu de condamner in solidum le centre hospitalier de Libourne et la société CNA insurance company à verser à la CPAM de la Gironde la somme de 1 162 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.

Sur les dépens :

15. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. / L'Etat peut être condamné aux dépens. ".

16. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge du centre hospitalier de Libourne et de son assureur les frais d'expertise taxés et liquidés à la somme de 1 200 euros par l'ordonnance du 13 décembre 2013.

Sur les frais liés à l'instance :

17. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge du centre hospitalier de Libourne et de la société CNA insurance company la somme de 1 013 euros au profit de la CPAM de la Gironde, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens et des droits de plaidoirie. En revanche, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la CPAM de la Gironde, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée sur ce fondement par le centre hospitalier de Libourne et la société CNA insurance company.

D E C I D E :

Article 1er : Le centre hospitalier de Libourne et la société CNA insurance company sont condamnés in solidum à verser à la caisse primaire d'assurance maladie de la Gironde la somme de 39 814,81 euros au titre des débours exposés pour le compte de M. A.

Article 2 : Le centre hospitalier de Libourne et la société CNA insurance company sont condamnés in solidum à verser à la caisse primaire d'assurance maladie de la Gironde la somme de 1 162 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.

Article 3 : Le centre hospitalier de Libourne et la société CNA insurance company verseront in solidum à la CPAM de la Gironde la somme de 1 013 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des droits de plaidoirie.

Article 4 : Les frais d'expertise taxés et liquidés à la somme de 1 200 euros par l'ordonnance du 13 décembre 2013 sont mis à la charge du centre hospitalier de Libourne et de son assureur.

Article 5 : Les conclusions du centre hospitalier de Libourne et la société CNA insurance company présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à la caisse primaire d'assurance maladie de la Gironde, au centre hospitalier de Libourne et à la société CNA insurance company et à M. B A.

Délibéré après l'audience du 5 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

- Mme Chauvin, présidente,

- Mme de Gélas, première conseillère,

- Mme Ballanger, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2023.

La rapporteure,

M. BALLANGER

La présidente,

A. CHAUVIN

La greffière,

C. JANIN

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2104396

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions