LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2104546

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2104546

mardi 4 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2104546
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation5ème Chambre
Avocat requérantSCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 3 septembre 2021, 25 juillet 2022 et 21 avril 2023, Mme C B, représentée par Me Collin-Lejeune, avocate, demande au tribunal :

1°) de désigner le docteur A, ou tout expert qu'il plaira au tribunal, aux fins de déterminer l'ensemble des préjudices en lien avec la faute commise par le centre hospitalier de Mont-de-Marsan et le centre hospitalier universitaire de Bordeaux résultant d'un défaut et d'un retard de diagnostic du déficit immunitaire commun variable dont elle est atteinte ;

2°) de condamner solidairement ces deux établissements à lui verser une provision de 50 000 euros, à valoir sur l'indemnisation de ses préjudices résultant de cette faute ;

3°) de mettre à la charge de ces deux établissements les frais d'expertise ;

4°) de mettre à la charge de ces deux établissements la somme de 8 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- souffrant depuis son enfance de troubles respiratoires, notamment de nombreuses bronchites, le centre hospitalier de Mont-de-Marsan puis le centre hospitalier universitaire de Bordeaux ont estimé qu'elle souffrait d'asthme sévère, et ont imputé cette pathologie à un état psychologique fragile, alors qu'au regard des symptômes qu'elle présentait, ils auraient dû poser dès 1992, ou à tout le moins en 2003, le diagnostic d'un déficit immunitaire commun variable ;

- les nombreuses incohérences dans sa prise en charge thérapeutique par ces deux établissements sont mises en avant par l'expert mandaté par le tribunal ;

- elle a subi une perte de chance de voir son état de santé s'améliorer pendant quinze ans, et d'échapper aux séquelles de la corticothérapie prise au long cours, qui doit être fixé à 90 % ;

- elle subit des lésions osseuses, articulaires et ophtalmologiques irréversibles ;

- elle subit des troubles anxiodépressifs quasi-permanents et des malaises fréquents ;

- son état de santé ne cesse de se dégrader et est devenu très inquiétant ;

- en raison de la dégradation de son état de santé, elle a dû être placée en mi-temps thérapeutique à 50 % ;

- son autonomie est gravement compromise ;

- l'ensemble des préjudices qu'elle subit n'ont pas été évalués par les experts, nécessitant qu'une nouvelle expertise soit diligentée ;

- au regard des préjudices déjà évalués, notamment des souffrances endurées cotées à 5/7, des nombreuses crises d'asthme dont elle a souffert, des malaises fréquents et de la réaction anxiodépressive qu'elle présente, des nombreuses hospitalisations subies ayant entrainé de nombreuses périodes de déficit fonctionnel temporaire, de l'assistance par une tierce personne dont elle a eu besoin, et de l'impact sur sa vie professionnelle, une provision doit lui être octroyée, qui ne saurait être inférieure à 50 000 euros.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 4 janvier et 27 septembre 2022, le centre hospitalier de Mont-de-Marsan, représenté par Me Berland, avocate, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à la désignation d'un nouvel expert, spécialisé en pneumologie, à l'exclusion du docteur A, et à ce qu'il soit mis à la charge de Mme B la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'expertise réalisée à la demande du tribunal est lacunaire, voire incompréhensible, et inexploitable, l'expert s'étant prononcé sans avoir en sa possession l'ensemble du dossier médical de la requérante, sans aucune référence scientifique ni motivation, et sans qualification en pneumologie ;

- l'expertise diligentée par la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux n'a retenu aucun manquement à son encontre, le dommage étant, selon cet expert, imputable à un accident médical non fautif et est considéré comme un aléa thérapeutique ;

- la prise en charge de Mme B par ses soins était conforme aux règles de l'art et aux recommandations de l'époque ;

- un éventuel manquement ne saurait être imputable qu'au centre hospitalier universitaire de Bordeaux ;

- l'organisation d'une nouvelle expertise n'est pas nécessaire ; à titre subsidiaire, si une nouvelle expertise devait être diligentée, celle-ci ne pourrait être confiée au docteur A, et les honoraires devront être mis à la charge de Mme B ;

- en l'absence de manquement fautif, la demande de provision devra être rejetée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 31 mars 2022, le centre hospitalier universitaire de Bordeaux, représenté par Me Rodrigues, avocate, conclut à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à la désignation d'un nouvel expert en pneumologie, et à ce qu'il soit mis à la charge de Mme B la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le rapport d'expertise judiciaire réalisé à la demande du tribunal est particulièrement sommaire et dépourvu d'explications ;

- l'expert mandaté par la commission de conciliation et d'indemnisation a mis en exergue le fait qu'effectivement le diagnostic de déficit immunitaire commun variable dont est atteinte Mme B a été posé tardivement ; toutefois, cela ne constitue pas une faute, mais un aléa thérapeutique ;

- la demande d'expertise est dépourvue d'utilité dès lors que sa responsabilité est exclue ;

- à titre subsidiaire, si un nouvel expert devait être désigné par le tribunal, le docteur A devra être exclu et un pneumologue sera missionné ; les frais de cette nouvelle expertise devront être mis à la charge de Mme B.

Un mémoire présenté pour la caisse primaire d'assurance maladie de Pau a été enregistré le 9 juin 2023.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- l'ordonnance du 11 juin 2015, par laquelle le président du tribunal a taxé les frais de l'expertise réalisée par le docteur A à la somme de 1 590 euros.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme de Gélas, rapporteure,

- les conclusions de Mme Champenois, rapporteure publique,

- et les observations de Me Collin-Lejeune, représentant Mme B, de Me Rodrigues représentant le centre hospitalier universitaire de Bordeaux, et de Me Bost, représentant le centre hospitalier de Mont-de-Marsan.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C B, née le 1er septembre 1980, a été prise en charge dès son enfance pour des crises d'asthme, qui ont nécessité son hospitalisation et son suivi à compter de 1992 par le centre hospitalier (CH) de Mont-de-Marsan, puis à compter de 2000 par le centre hospitalier universitaire (CHU) de Bordeaux, pour lesquelles un traitement par corticothérapie a notamment été mis en place. Le diagnostic d'un déficit immunitaire commun variable, entrainant les atteintes respiratoires dont elle souffre, est posé au cours de l'année 2008, permettant une réduction, voire une suppression de la corticothérapie. Mme B présente toutefois des dommages osseux et ophtalmologiques liés à cette thérapie. Estimant que ces troubles sont imputables à l'absence et au retard de diagnostic du déficit immunitaire commun variable dont elle est atteinte par le centre hospitalier de Mont-de-Marsan et par le centre hospitalier universitaire de Bordeaux, Mme B a demandé au juge des référés du tribunal de mandater un expert, qui a été désigné par ordonnance du 22 octobre 2013. L'expert a rendu son rapport le 15 mai 2015. Mme B a saisi la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux le 14 mai 2020, qui a mandaté une nouvelle expertise, dont le rapport a été rendu le 4 novembre 2020. Par un avis en date du 27 novembre 2020, la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux s'est déclarée incompétente. Mme B a adressé une réclamation indemnitaire préalable aux centres hospitaliers le 7 juin 2021, à laquelle seul le centre hospitalier de Mont-de-Marsan a explicitement répondu par décision du 5 juillet 2021. Dans le cadre de la présente instance, Mme B demande au tribunal de désigner un expert afin qu'il soit statué sur l'ensemble des préjudices résultant de la faute qu'aurait commise les centres hospitaliers de Mont-de-Marsan et de Bordeaux, et de condamner ces derniers à lui verser une provision de 50 000 euros.

Sur la responsabilité des centres hospitaliers :

2. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. () ".

3. Pour établir que le centre hospitalier de Mont-de-Marsan et le centre hospitalier universitaire de Bordeaux ont commis une faute dans l'établissement du diagnostic du déficit immunitaire commun variable dont elle souffre, Mme B soutient d'une part, que, face à l'aggravation des crises d'asthme qu'elle présentait et l'inefficacité du traitement, les praticiens de ces établissements auraient dû faire pratiquer dès 1992 les tests sanguins permettant de mettre en évidence cette pathologie, et qu'ils auraient dû en tout état de cause la déceler dans les résultats d'un examen biologique pratiqué en 2003. Elle soutient d'autre part qu'en imputant l'asthme dont elle est atteinte à un facteur psychologique, ces médecins ont commis une erreur de diagnostic fautive.

4. En premier lieu, il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise du 4 novembre 2020 diligenté à l'initiative de la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, que les recommandations des sociétés savantes dans le traitement de l'asthme n'ont intégré la recherche systématique d'un déficit immunitaire commun variable comme facteur aggravant de l'asthme qu'à compter de l'année 2019, soit plus de 27 ans après l'aggravation de l'asthme de la requérante. Tant cet expert que celui mandaté par le tribunal estiment que le diagnostic de la maladie aurait pu intervenir plus tôt dans le cas de la requérante, soit parce qu'elle a été adressée en 2001 par le CH de Mont-de-Marsan au CHU de Bordeaux, ce qui aurait dû induire un regard médical nouveau et plus spécialisé sur sa maladie, soit parce que le résultat des analyses biologiques de 2003 n'aurait pas été vu par ses médecins. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction que les résultats des analyses biologiques, prescrites en 2003 par la clinique du souffle La Solane située à Osseja (66), auraient effectivement été adressés aux centres hospitaliers et qu'ils en auraient eu connaissance. En tout état de cause, ces circonstances ne peuvent être regardées comme caractérisant, eu égard à l'absence de recommandations de pratique spécifiques et à l'absence dans l'enfance ou dans l'adolescence de Mme B de symptômes caractéristiques du déficit immunitaire commun variable, une carence fautive de nature à engager la responsabilité des établissements mis en cause.

5. En second lieu, si le CH de Mont-de-Marsan et le CHU de Bordeaux ont estimé que l'asthme dont souffre Mme B pouvait revêtir un aspect psychosomatique, ce qui a entrainé un effet délétère sur son état psychologique déjà fragile, il résulte de l'instruction, et notamment des deux rapports d'expertise, d'une part, que Mme B présentait effectivement un tableau neuro-psychiatrique complexe, et d'autre part, que l'aspect psychologique peut être un facteur de l'asthme, bien que non prépondérant chez la requérante. Par suite, Mme B n'est pas fondée à soutenir qu'en imputant l'asthme dont elle est atteinte à un facteur psychosomatique, les centres hospitaliers mis en cause auraient commis une erreur de diagnostic de nature à engager leur responsabilité.

6. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'ordonner la réalisation d'une expertise complémentaire, que Mme B n'est pas fondée à demander auprès des centres hospitaliers de Mont-de-Marsan et de Bordeaux la réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis par application des dispositions précitées du code de la santé publique.

Sur les frais d'expertise :

7. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. ".

8. Par une ordonnance du 11 juin 2015, le président du tribunal a liquidé et taxé les frais et honoraires de l'expert dont l'expertise avait été ordonnée par le juge des référés par une ordonnance du 22 octobre 2013, à la somme de 1 590 euros et les a mis à la charge provisoire de Mme B.

9. En application des dispositions de l'article R. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu de mettre les frais de l'expertise à la charge de Mme B.

Sur les frais liés à l'instance :

10. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".

11. D'une part, ces dispositions s'opposent à ce qu'une somme quelconque soit mise à ce titre à la charge du centre hospitalier de Mont-de-Marsan et du centre hospitalier universitaire de Bordeaux, qui ne sont pas les parties perdantes à l'instance.

12. D'autre part, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la requérante la somme que demandent les centres hospitaliers au titre de ces mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Les frais d'expertise taxés et liquidés à la somme de 1 590 euros sont mis à la charge de Mme B.

Article 3 : Le surplus des conclusions est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B, à la caisse primaire d'assurance maladie des Pyrénées-Atlantiques, au centre hospitalier universitaire de Bordeaux et au centre hospitalier de Mont-de-Marsan. Copie en sera adressée au docteur D A.

Délibéré après l'audience du 21 juin 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Molina-Andréo, première conseillère faisant fonction de présidente,

Mme de Gélas, première conseillère,

Mme Ballanger, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2023.

La rapporteure,

C. DE GELAS

La première conseillère,

faisant fonction de présidente,

B. MOLINA-ANDREOLa greffière,

C. LALITTE

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions