LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2106435

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2106435

mercredi 26 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2106435
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantLARGE-JAEGER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

F une requête, enregistrée le 2 décembre 2021, M. D B et Mme A E, agissant en leur nom personnel et en qualité de représentants légaux de leur enfant mineur, M. C B, représentés F Me Large-Jaeger, demandent au tribunal :

1°) de condamner le centre hospitalier universitaire de Bordeaux à réparer les conséquences dommageables de la prise en charge de leur enfant C B F le service des urgences de cet établissement, le 22 avril 2021 ;

2°) de condamner le centre hospitalier universitaire à leur verser, à titre de provision, la somme de 150 000 euros à valoir sur l'indemnisation des préjudices subis F l'enfant ;

3°) de surseoir à statuer dans l'attente de la détermination du quantum du préjudice F voie d'expertise judiciaire ;

4°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Bordeaux la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

Ils soutiennent que :

- Maxime B a fait l'objet d'une erreur de diagnostic le 22 avril 2021, le service des urgences du centre hospitalier universitaire ayant conclu à une gastro-entérite alors qu'il souffrait en réalité d'une appendicite aigue ;

- cette erreur de diagnostic est constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité du centre hospitalier universitaire sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique.

F un mémoire en défense, enregistré le 24 mai 2022, le centre hospitalier universitaire de Bordeaux, représenté F Me Chiffert, conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés F M. B et Mme E ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Pauziès, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Maxime B, né le 29 octobre 2011, a consulté un médecin généraliste le 22 avril 2021 en raison de douleurs abdominales. Suspectant une appendicite, le médecin généraliste a dirigé l'enfant vers le service des urgences du centre hospitalier universitaire de Bordeaux, qui a procédé à un examen médical et a diagnostiqué une gastro-entérite. Maxime a été admis le lendemain à la nouvelle clinique Bordeaux Tondu qui a diagnostiqué une appendicite aigue et a procédé à une intervention chirurgicale. Dans la présente instance, M. D B et Mme A E, les parents de Maxime, demandent au tribunal à ce que soit mis à la charge du centre hospitalier universitaire de Bordeaux une provision d'un montant de 150 000 euros et qu'il soit sursis à statuer dans l'attente d'une expertise judiciaire.

Sur la demande de provision :

2. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie. " ;

3. M. B et Mme E soutiennent que la responsabilité du centre hospitalier universitaire de Bordeaux " est encourue en raison de la faute résultant de l'erreur de diagnostic ". Toutefois, et ainsi que le fait valoir le centre hospitalier universitaire de Bordeaux dans ses écritures en défense, aucune pièce produite au dossier ne permet de confirmer les allégations des requérants selon lesquelles le retard de diagnostic de l'appendicite présenterait un caractère fautif et que la prise en charge de Maxime aux urgences du centre hospitalier universitaire de Bordeaux aurait été déficiente. F suite, en l'état de l'instruction, la créance dont se prévalent M. B et Mme E à l'encontre du centre hospitalier universitaire de Bordeaux ne peut être qualifiée d'obligation non sérieusement contestable au sens des dispositions précitées de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.

Sur le demande de sursis à statuer :

4. Il ne résulte pas de l'instruction que M. B et Mme E aient introduit une demande d'expertise judiciaire. Dès lors, leurs conclusions tendant à ce qu'il soit sursis à statuer dans l'attente de la détermination du quantum du préjudice F voie d'expertise judiciaire ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés à l'instance :

5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une quelconque somme soit mise à la charge du centre hospitalier universitaire de Bordeaux, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance. F suite, les conclusions présentées sur ce fondement F M. B et Mme E doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B et Mme E est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D B, Mme A E, et au centre hospitalier universitaire de Bordeaux.

Rendu public F mise à disposition au greffe le 26 octobre 2022.

Le juge des référés,

J-C. PAUZIÈS

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2106435

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions