mardi 21 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2106633 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SELAS CAZAMAJOUR ET URBANLAW |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 13 décembre 2021 et les 11 avril, 27 juin et 20 octobre 2022, M. E B et Mme C B, représentés par Me Balthazar, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) de condamner conjointement et solidairement les sociétés Socama ingénierie et chantiers d'Aquitaine, la commune de Macau et la communauté de communes Médoc Estuaire à leur verser la somme de 10 001 euros en réparation de leurs préjudices ;
2°) d'enjoindre à la commune de Macau de réaliser les travaux préconisés par l'expertise judiciaire ;
3°) de mettre à la charge conjointe et solidaire des sociétés Socama ingénierie et chantiers d'Aquitaine, de la commune de Macau et de la communauté de communes Médoc Estuaire, la somme de 4 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Ils soutiennent que :
- les travaux de pose de canalisation entrepris le long du chemin communal du bord de l'eau ont modifié la circulation routière sur ce chemin, et ainsi provoqué l'affaissement d'un parapet qui a obstrué le fossé et est à l'origine de désordres affectant leur propriété ;
- ils sont fondés à rechercher la responsabilité solidaire des sociétés Socama ingénierie, maître d'œuvre, chantiers d'Aquitaine, entrepreneur, et de la communauté de communes Médoc Estuaire, maître d'ouvrage, sur le fondement de la responsabilité sans faute des dommages de travaux publics causés aux tiers et riverains ;
- ils sont fondés à rechercher la responsabilité de la commune de Macau pour défaut d'entretien du mur de soutènement du fossé attenant à leur propriété, ouvrage public dont la commune a la garde ;
- la commune de Macau n'a pas assuré l'exécution de l'arrêté pris le 26 juin 2017 en interdisant l'accès au chemin du bord de l'eau, et a dès lors commis une faute de nature à engager sa responsabilité ;
- la responsabilité de la commune de Macau est également engagée pour abstention fautive en l'absence de réalisation des travaux de réparation du parapet préconisés par l'expert ;
- il en résulte pour eux un trouble de jouissance qui doit être indemnisé à hauteur de 5 000 euros et un préjudice moral qui doit être estimé à 5 001 euros.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 14 février, 29 avril, 23 septembre et 10 octobre 2022, la commune de Macau, représentée par Me Maillot, conclut, dans le dernier état de ses écritures :
1°) à titre principal, au rejet de la demande d'engagement de sa responsabilité et de la demande de garantie formée par les sociétés Socama ingénierie et chantiers d'Aquitaine à son encontre ;
2°) à titre reconventionnel, la condamnation solidaire des entreprises jugées responsables de l'effondrement de la tête de pont au remboursement des frais de réparation pour un montant de 11 070 euros ;
3°) à ce qu'il soit mis à la charge solidaire de la communauté de commune Médoc Estuaire, des sociétés Socama ingénierie et chantiers d'Aquitaine et des époux B la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa responsabilité ne saurait être engagée dès lors qu'elle n'était pas partie aux travaux à l'origine des désordres ;
- elle a émis un arrêté le 26 juin 2017 interdisant pendant toute la durée des travaux, l'accès au chemin du bord de l'eau, sauf pour les riverains, et n'a pas manqué à son obligation d'entretien de l'ouvrage public en cause ;
- elle n'est pas responsable des fautes commises par les sociétés Socama ingénierie et chantiers d'Aquitaine, qui ont manqué à leurs obligations ;
- les époux B, dont l'installation d'assainissement n'était pas conforme, sont responsables de la survenance de leur préjudice ;
- les entreprises jugées responsables de l'effondrement de la tête de pont sont tenues de lui rembourser les frais de réparation qu'elle a engagée pour un montant de 11 070 euros.
Par des mémoires en défense enregistrés le 3 mai 2022 et le 19 septembre 2023, la société Socama ingénierie, représentée par Me Garraud, conclut, dans le dernier état de ses écritures :
1°) à titre principal, au rejet des prétentions des époux B, de la commune de Macau ainsi que toute autre partie, à son encontre ;
2°) à titre subsidiaire, à la réduction à de plus justes proportions des sommes allouées aux époux B et à la limitation à 9 558 euros TTC de la somme allouée à la commune de Macau au titre des frais de réparation de l'ouvrage public ;
3°) à la condamnation in solidum de la communauté de communes Médoc Estuaire, de la commune de Macau et de la société chantiers d'Aquitaine à la garantir de l'ensemble des condamnations qui pourraient être prononcées à son encontre ;
4°) à titre principal, à ce qu'il soit mis à la charge des époux B, à titre subsidiaire à la charge solidaire de la communauté de communes Médoc Estuaire, la commune de Macau et de la société chantiers d'Aquitaine ou de toute autre partie succombant, une somme de 2 500 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les époux B n'apportent pas la preuve de l'existence de leur préjudice ;
- les désordres étant apparus en cours de chantier et n'ayant donné lieu à aucune réserve lors de la réception des travaux, la communauté de communes Médoc Estuaire doit être condamnée à la garantir de l'ensemble des condamnations qui pourraient être prononcées à son encontre ;
- elle n'a pas commis de faute dans la direction des travaux s'agissant de la régulation du trafic routier ni dans la conception des travaux ;
- la mise en place d'une glissière de sécurité lors des travaux effectués par la commune de Macau n'étant pas préconisée par l'expert, la somme allouée à la commune de Macau au titre des travaux de la remise en état du parapet ne saurait excéder 9 558 euros ;
- la société chantiers d'Aquitaine et la commune de Macau étant également fautives, elles devront également être condamnées à la garantir des condamnations qui pourraient être prononcées à son encontre.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 juin 2022, la société chantiers d'Aquitaine conclut :
1°) à titre principal, au rejet des prétentions des époux B dirigées contre elle ;
2°) à titre subsidiaire, à la condamnation de la communauté de communes Médoc Estuaire, ou, à défaut, de la commune de Macau et de la société Socama ingénierie, à la garantir intégralement des condamnations qui pourraient être prononcées à son encontre ;
3°) de mettre à la charge des époux B, ou, à défaut de la communauté de communes Médoc Estuaire, de la commune de Macau et de la société Socama ingénierie, une somme de 2 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les époux B n'apportent pas la preuve de leur préjudice ;
- elle n'a pas commis de faute ;
- la réception des travaux a été prononcée sans réserve par le maître de l'ouvrage, le privant de la possibilité de l'appeler en garantie ;
- la signature sans réserve du décompte général et définitif autorise le constructeur, dans l'hypothèse où sa responsabilité serait mise en cause par un tiers, à appeler en garantie le maître de l'ouvrage ;
- la société Socama ingénierie et la commune de Macau ont commis une faute et doivent être condamnées à la garantir de toutes les condamnations qui seraient prononcées à son encontre.
Par un mémoire en défense enregistré le 4 juillet 2022, la communauté de communes Médoc Estuaire, représentée par la SELAS Cazamajour et Urbanlaw, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge des requérants la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle n'est pas responsable du défaut d'entretien du parapet en pierre dès lors que la route et ses dépendances appartiennent à la commune ;
- le syndicat au droit duquel elle intervient n'a commis aucune faute dans la gestion du trafic et le filtrage des véhicules ;
- les préjudices allégués par les requérants ne sont pas établis.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur plusieurs moyens relevés d'office, tirés, d'une part, de l'irrecevabilité des conclusions reconventionnelles formulées par la commune de Macau dirigées contre la communauté de communes Médoc Estuaire (litige distinct) et contre les sociétés (CE 30 mai 1913 Préfet de l'Eure), et d'autre part, du non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction de la requête.
Vu :
- l'ordonnance n°1906202 du 6 avril 2021, par laquelle la présidente du tribunal a taxé les frais de l'expertise réalisée par M. A D ;
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme de Gélas, rapporteure,
- les conclusions de Mme Champenois, rapporteure publique,
- les observations de Me Lagarde, représentant M. et Mme B,
- les observations de Me Maillot, représentant la commune de Macau,
- les observations de Me Lapprand, représentant la société chantiers d'Aquitaine,
- et les observations de Me Cran-Rousseau, représentant la société Socama ingénierie.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme B sont propriétaires d'une parcelle située 29 chemin du bord de l'eau sur la commune de Macau (33460). Un fossé a été édifié en limite de leur propriété pour permettre l'évacuation des eaux pluviales au moyen d'un parapet et d'une buse implantée sous le chemin communal du bord de l'eau. De juin à septembre 2017, le syndicat intercommunal des eaux et de l'assainissement de Ludon Macau Labarde, aux droits duquel vient désormais la communauté de communes Médoc Estuaire, a fait réaliser par les sociétés Socama ingénierie et chantiers d'Aquitaine des travaux de pose de canalisation sous le chemin du bord de l'eau, de l'autre côté de cette voie publique dont la largeur a été réduite le temps de ces travaux. Le 24 juillet 2017, la tête de pont du parapet adossé à la propriété des époux B s'est effondrée provoquant l'obstruction du fossé servant à l'évacuation des eaux. Par ordonnance du 2 mars 2019, le juge des référés du tribunal administratif de Bordeaux, saisi par M. B, a ordonné une expertise, dont le rapport a été rendu le 29 mars 2021. Par courriers du 23 septembre 2021, réceptionnés le 29 septembre 2021, M. et Mme B ont adressé une demande préalable indemnitaire à la communauté de communes Médoc Estuaire, à la commune de Macau, et aux sociétés chantiers d'Aquitaine et Socama ingénierie qui a été explicitement rejetée par ces deux dernières par décisions du 14 octobre 2021 et du 23 novembre 2021. Dans le cadre du présent recours, M. et Mme B demandent au tribunal de condamner solidairement la commune de Macau, la communauté de communes Médoc Estuaire et les sociétés chantiers d'Aquitaine et Socama ingénierie à leur verser la somme de 10 001 euros en réparation de leurs préjudices ainsi que d'enjoindre à la commune de Macau de réaliser les travaux préconisés par l'expertise judiciaire pour faire cesser les désordres constatés.
Sur les conclusions indemnitaires :
2. Même en l'absence de faute, le maître d'ouvrage ainsi que, le cas échéant, le maître d'œuvre et l'entrepreneur chargés des travaux, sont responsables vis-à-vis des tiers des dommages causés à ceux-ci par l'exécution de travaux publics, à moins que ces dommages ne soient imputables à un cas de force majeure ou à une faute de la victime. Il appartient à la victime qui entend obtenir réparation des dommages qu'elle estime avoir subis à l'occasion d'une opération de travaux publics à l'égard de laquelle elle a la qualité de tiers d'établir le lien de causalité entre cette opération et les dommages invoqués. La victime n'est pas tenue de démonter le caractère grave et spécial du préjudice qu'elle subit lorsque le dommage présente un caractère accidentel.
3. En premier lieu, M. et Mme B sollicitent l'indemnisation d'un préjudice de jouissance suite à l'affaissement du parapet obstruant le fossé destiné à l'évacuations des eaux de pluie et usées. Si les requérants déclarent que les eaux stagnent dans le fossé et que leur parcelle n'est pas drainée depuis le mois de juin 2017, ainsi que l'a constaté l'expert, il ne résulte pas de l'instruction que cette situation d'eaux stagnantes dans le fossé longeant leur propriété les aurait privés de l'usage de tout ou partie de leur terrain ou troublé celui-ci. Le préjudice dont les requérants demandent l'indemnisation n'est dès lors pas établi.
4. En second lieu, si M. et Mme B sollicitent l'indemnisation d'un préjudice moral résultant du temps et de l'énergie investis par eux pour tenter de faire cesser le trouble qu'ils subissent, ce préjudice moral, qui n'est pas dissociable du préjudice de jouissance, n'est pas établi. Par suite, les prétentions des requérants sur ce point doivent également être rejetées.
5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions indemnitaires de la requête ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
6. Il résulte de l'instruction que la commune de Macau a effectué les travaux préconisés par l'expert et demandés par les requérants. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction de la requête.
Sur les conclusions reconventionnelles de la commune de Macau :
7. La commune de Macau, qui a le pouvoir d'émettre un titre exécutoire à l'encontre des sociétés responsables de l'effondrement de la tête de pont, n'est pas recevable à demander au juge administratif de les condamner au remboursement des frais de réparation pour un montant de 11 070 euros. Par suite, ses conclusions reconventionnelles doivent être rejetées.
Sur les appels en garantie formés par les sociétés chantiers d'Aquitaine et Socama ingénierie :
8. Compte tenu du rejet des conclusions indemnitaires de la requête et des conclusions reconventionnelles formées par la commune de Macau, les conclusions des sociétés Socama ingénierie et chantiers d'Aquitaine tendant à être garanties par la communauté de communes Médoc Estuaire des condamnations prononcées à leur égard sont dépourvues d'objet. Il y a lieu par suite, de les rejeter.
Sur les dépens :
9. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. () ".
10. Par ordonnance de la présidente du tribunal administratif de Bordeaux du 6 avril 2021, les frais de l'expertise ordonnée par le tribunal ont été taxés et liquidés à la somme de 13 042,96 euros. Dans les circonstances particulières de l'espèce, il y a lieu de les mettre à la charge définitive, pour moitié de M. et Mme B, et pour moitié de la commune de Macau.
Sur les frais liés au litige :
11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge solidaire de la commune de Macau, de la communauté de communes Médoc Estuaire et des sociétés Socama ingénierie et chantiers d'Aquitaine, qui ne sont pas, dans la présente instance, les parties perdantes, la somme que demandent M. et Mme B au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.
12. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Macau, de la communauté de communes Médoc Estuaire et des sociétés Socama ingénierie et chantiers d'Aquitaine présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme B est rejetée.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : Les frais et honoraires de l'expertise ordonnée par le juge des référés, liquidés et taxés à la somme de 13 042,96 euros, sont mis à la charge définitive pour moitié de M. et Mme B, et pour moitié de la commune de Macau, soit 6 521,48 euros chacun.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. E B et à Mme C B, à la commune de Macau, à la communauté de communes Médoc Estuaire, à la société chantiers d'Aquitaine et à la société Socama ingénierie.
Délibéré après l'audience du 7 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Chauvin, présidente,
M. Bilate, premier conseiller,
Mme de Gélas, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 novembre 2023.
La rapporteure,
C. DE GÉLASLa présidente,
A. CHAUVIN
La greffière,
C. JANIN
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026