jeudi 7 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2106734 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | ALOY AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 16 décembre 2021 et le 4 août 2023, M. C et Mme A, représentés par le cabinet Aloy avocats, demandent au tribunal dans le dernier état de leurs écritures :
1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, ainsi que des pénalités correspondantes, auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2016 et 2017 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu ne sont pas dues : l'administration fiscale n'apporte pas la preuve qui lui incombe que M. C aurait appréhendé les revenus réputés distribués au titre des années 2016 et 2017, en se limitant d'indiquer qu'il était le seul maître de l'affaire alors qu'au titre de l'article 109-1-2° elle ne peut se contenter de cet argument mais doit apporter la preuve effective qu'il a appréhendé ces sommes, ce qu'elle ne fait pas, alors que M. C a fourni les justificatifs démontrant que les dépenses ont été effectuées dans l'intérêt de l'activité des sociétés ;
- les redevances facturées à M. C correspondent à des droits d'exploitation des marques " Quais des vins " et " Ecolonomia " et doivent être imposées dans la catégorie des bénéfices non commerciaux, alors que l'administration fiscale les considère à tort comme des revenus distribués en se fondant exclusivement sur le fait que l'enregistrement des marques correspondantes n'avait pas été fait auprès de l'institution national de la propriété intellectuelle mais c'est un sujet distinct et elle ne démontre pas que les redevances ne sont pas fiscalement déductibles ;
- ils n'ont pas à payer les majorations de 40% pour manquements délibérés ni la pénalité de 80% pour manœuvres frauduleuses : dès lors que le redressement n'est pas justifié en droits, les majorations et pénalités ne sont pas dues.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 juin 2022, le directeur régional des finances publiques de Nouvelle-Aquitaine et du département de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les conclusions relatives à la décharge des majorations et pénalités sont irrecevables dès lors qu'elles ne sont étayées par aucun fait ni moyen ;
- les autres moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Fazi-Leblanc,
- les conclusions de M. Willem, rapporteur public,
- et les observations de Me Rouve représentant M. C et Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. M. C est le président et l'unique associé de deux sociétés par actions simplifiées à associé unique (SASU), la société " E commerce distribution " et la société " Aquitaine rénovation " dont l'activité est le négoce et la distribution de produits sur catalogue spécialisé. Ces deux sociétés ont fait l'objet d'une vérification de comptabilité sur la période du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2017, à l'issue de laquelle des suppléments d'impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée leur ont été assignés. Tirant les conséquences de ce contrôle en matière d'imposition sur le revenu, l'administration fiscale a adressé le 31 octobre 2019 une proposition de rectification à M. C et Mme A les assujettissant à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales au titre des années 2016 et 2017. A l'issue des échanges contradictoires, M. C et Mme A ont reçu le 31 janvier 2021 deux avis de mise en recouvrement pour une somme totale de 314 216 euros, en droits, intérêts de retard et majorations. Le 9 avril 2021, M. C et Mme A ont formulé une réclamation contentieuse demandant à être déchargés de la totalité de cette somme. Le 19 octobre 2021, l'administration fiscale a partiellement accepté leur demande et a ramené le redressement à la somme de 289 737 euros en droits, intérêts et pénalités. M. C et Mme A demandent à être totalement déchargés de cette imposition supplémentaire.
Sur les conclusions tendant à la décharge de l'imposition :
En ce qui concerne le bien-fondé des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu :
S'agissant des revenus distribués :
2. Aux termes de l'article 12 du code général des impôts : " L'impôt est dû chaque année à raison des bénéfices ou revenus que le contribuable réalise ou dont il dispose au cours de la même année ". Aux termes de l'article 109 du même code : " 1. Sont considérés comme revenus distribués : ()2° Toutes les sommes ou valeurs mises à la disposition des associés, actionnaires ou porteurs de parts et non prélevées sur les bénéfices. () ". Pour soumettre des sommes résultant du rehaussement des résultats d'une société à l'impôt sur le revenu sur le fondement du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts, il incombe à l'administration d'établir qu'elles ont été mises à la disposition des associés, actionnaires ou porteurs de parts. La circonstance que le contribuable soit le maître de l'affaire est à cet égard sans incidence.
3. Pour notifier à M. C et Mme A des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux, l'administration fiscale a considéré, à l'issue du contrôle fiscal portant sur les deux sociétés " E commerce distribution " et " Aquitaine rénovation ", que des distributions de revenus avaient été opérées au profit de M. C, correspondant à des revenus de capitaux mobiliers imposables sur le fondement du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts de deux types : d'une part, des chèques et des virements effectués à son profit ou à celui de membres de sa famille depuis les comptes des sociétés, d'autre part, des dépenses personnelles de M. C directement prises en charge par les deux sociétés. Elle a considéré que M. C avait appréhendé la totalité de ces sommes et précisé dans la proposition de rectification au soutien de son argumentaire que M. C, associé unique des sociétés, avait la totale maîtrise de l'affaire.
4. Il résulte de l'instruction que, l'administration fiscale n'ayant pu disposer de la comptabilité des sociétés, de justificatifs et des comptes courants d'associé au moment du contrôle fiscal du fait du vol de ces éléments invoqué par M. C, elle a exercé son droit de communication auprès des établissements bancaires, en l'espèce CIC Sud-Ouest, établissement bancaire des deux sociétés, afin d'obtenir la liste des relevés bancaires, les copies des chèques ainsi que leur bénéficiaires, la liste des virements et le détail des opérations de carte bleue de la société E commerce distribution dont M. C est titulaire. L'administration fiscale a également exercé son droit de communication auprès des fournisseurs de la société, indiqués par M. C. L'administration verse au dossier la liste des opérations bancaires qu'elle a reconstituées par année et pour chacune des deux sociétés et cette liste n'est pas contestée par les requérants.
5. S'agissant de la société E commerce distribution, la liste des opérations reconstituée par l'administration fiscale fait apparaître, d'une part, des chèques et des virements bancaires dont les bénéficiaires sont M. C ou des membres de sa famille pour des montants de 23 360 euros en 2016 et 114 868 euros en 2017 pour les chèques et 6 200,75 euros et 1 024 euros pour les virements au titre des années 2016 et 2017 et, d'autre part, des dépenses de la société pour M. C de 2 808,54 euros en 2016 et 30 008,89 euros en 2017 ainsi que des frais personnels pris en charge par la société pour 699 euros et 350 euros. Au total ces charges s'élèvent à 33 068,29 euros pour 2016 et 246 251,11 euros pour 2017. Il résulte de l'instruction que M. C a produit de nombreux documents à l'administration fiscale et que celle-ci n'a accepté la justification que de 1 040 euros de virements pour 2016 et 3 040 euros pour 2017, correspondant à la location des locaux de la société hébergée au domicile de M. C. Les requérants soutiennent qu'il s'agit de dépenses professionnelles et versent à l'instance pour le démontrer des tableaux de synthèse des virements et notes de frais 2016 et 2017, des relevés bancaires ainsi que des justificatifs de notes de frais. Cependant, ni les copies des notes de frais, ni les relevés bancaires, ni les tableaux de synthèse établis par M. C ne permettent d'identifier que virements et chèques effectués vers ses comptes bancaires et les dépenses engagées à son profit l'ont été dans l'intérêt de la société.
6. S'agissant de la société Aquitaine rénovation, la reconstitution opérée par l'administration fiscale fait apparaître des virements bancaires sur les comptes personnels de M. C ou de membres de sa famille à hauteur de 16 417,64 euros pour 2016 et 99 237,45 euros pour 2017 et des chèques encaissés sur les comptes personnels pour 12 013,70 euros. Elle fait également apparaître des frais personnels pris en charge par la société par chèques à hauteur de 7 422,15 euros en 2016 et 18 467,28 euros en 2017. Les fournisseurs contactés par l'administration ont indiqué ne pas connaître la société et travailler pour M. C. L'ensemble de ces mouvements représente 35 853,49 euros en 2016 et 117 704,73 euros en 2017. M. C soutient que ces dépenses et remboursements ont été effectués dans l'intérêt de l'activité des sociétés, cependant, les nombreux justificatifs qu'il produit, tableau de synthèse des virements, extraits de ses relevés bancaires et notes de frais, ne révèlent pas le caractère professionnel de ces dépenses.
7. Il résulte de ce qui précède que la preuve de l'appréhension des sommes par les requérants est établie à la fois par la circonstance qu'elles ont fait l'objet de virements ou de chèques directement encaissés sur les comptes bancaires personnels de M. C ou que des dépenses de nature personnelle ont été prises en charge par les sociétés et, qu'en outre, aucune des pièces du dossier ne permet de considérer à rebours des éléments apportés par l'administration fiscale que les dépenses de nature personnelle réglées par la carte bleue des sociétés ou prises en charge par ces dernières n'auraient pas effectivement bénéficié à M. C. Par suite, en relevant des éléments précis, non sérieusement et utilement contestés, l'administration apporte la preuve qui lui incombe de l'existence, du montant et de l'appréhension effective de distribution au sens du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts. La circonstance que M. C seul associé des deux sociétés, est le maître de l'affaire, est sans incidence. Par suite, c'est à bon droit que l'administration fiscale a notifié à M. C des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu sur les sommes personnelles, qualifiées de revenus de capitaux mobiliers et imposés sur le fondement du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts.
S'agissant des redevances versées par les sociétés au titre de l'exploitation des marques " Ecolonomia " et " Quaidesvins " :
8. Aux termes du 2 de l'article 38 du code général des impôts : " Le bénéfice net est constitué par la différence entre les valeurs de l'actif net à la clôture et à l'ouverture de la période dont les résultats doivent servir de base à l'impôt diminuée des suppléments d'apport et augmentée des prélèvements effectués au cours de cette période par l'exploitant ou par les associés. L'actif net s'entend de l'excédent des valeurs d'actif sur le total formé au passif par les créances des tiers, les amortissements et les provisions justifiés "
9. Les requérants soutiennent qu'au sein des versements des comptes de la société vers les comptes de M. C, certaines sommes correspondent à des redevances et cautions relatives à des marques qu'il possède. Ils déclarent ainsi que, d'une part, les sommes de 39 000 euros en 2016 et 96 000 euros en 2017 versés par la société E commerce distribution correspondent à des redevances d'exploitation des marques " Ecolonomia " et " Quaidesvins " et, d'autre part, la somme de 59 940 euros correspond à des cautions versées à M. C au titre de l'exploitation des marques " Capital énergies pro ", " Openbaie " et " Quaidesvins " qu'il détient. Les requérants, qui ne contestent ni l'appréhension de ces sommes, ni leur caractère imposable, soutiennent qu'elles doivent être imposées en tant que bénéfices industriels et commerciaux. A l'appui de leurs dires et alors que la charge de la preuve sur la nature de ces sommes leur incombe en tant qu'elles ne seraient imposables qu'en bénéfice industriel et commercial, ils fournissent le contrat de licence de la marque " Quaidesvins " entre M. C et la société E commerce distribution et le contrat de licence de la marque " Ecolonomia " entre M. C et la société Aquitaine rénovation ainsi que l'annexe au contrat de licence " Quaidesvins " prévoyant le versement d'une caution et les annexes au contrat passé avec Aquitaine rénovation concernant les marques " Openbaie " et " Capital énergies pro ". Toutefois, en premier lieu, ces marques, ainsi que le fait valoir l'administration sans être contredite, ont été inscrites à l'actif des sociétés et constituent ainsi des biens immobilisés et il ne résulte pas de l'instruction qu'elles auraient été exploitées et auraient généré un chiffre d'affaires. En deuxième lieu, les contrats produits, doublement signés par M. C en tant que dirigeant des sociétés et détenteur des marques, ne comportent aucune date certaine et n'ont pas été présentés lors du contrôle. En troisième lieu, les éléments du dossier ne permettent pas de relier précisément les sommes précitées à des versements correspondant aux redevances et caution au titre de l'exploitation de ces marques par les sociétés, ainsi certains virements présentés comme correspondant à ces redevances sont libellés comme des notes de frais, rémunérations ou salaires, alors que les contrats prévoient le versement d'une somme fixe de 4 000 euros sous forme de versement mensuels qui ne sont pas identifiables. Enfin, il ne résulte pas de l'instruction que M. C justifie de l'utilisation des marques concédées. Dans ces conditions, et indépendamment de la circonstance que les marques n'ont pas été enregistrées auprès de l'institut national de la propriété intellectuelle avant la comptabilisation de ces redevances qui est sans incidence, en se bornant à présenter des contrats de concessions, les requérants ne justifient pas que les sommes invoquées constituent la contrepartie réelle de l'exploitation d'une marque concédées par M. C et qu'ainsi, en tant que sommes mises à disposition sans contrepartie, c'est à bon droit que l'administration fiscale a considéré que cette libéralité était taxable en tant que revenus distribués et l'a imposée dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers sur le fondement du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts cité au point 2.
En ce qui concerne les pénalités :
10. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : / a. 40 % en cas de manquement délibéré ; () / c. 80 % en cas de manœuvres frauduleuses () ". Aux termes de l'article L. 195 A du livre des procédures fiscales : " En cas de contestation des pénalités fiscales appliquées à un contribuable au titre des impôts directs, de la taxe sur la valeur ajoutée et des autres taxes sur le chiffre d'affaires, des droits d'enregistrement, de la taxe de publicité foncière et du droit de timbre, la preuve de la mauvaise foi et des manœuvres frauduleuses incombe à l'administration ". Au titre de l'article 1729 A du code général des impôts : " 1. Lorsque des rehaussements opérés sur une déclaration souscrite dans les délais sont passibles de pénalités n'ayant pas le même taux, les pénalités sont calculées en ajoutant les rehaussements aux éléments déclarés en suivant l'ordre décroissant des différents taux applicables. La même règle s'applique lorsque des rehaussements réduisent un déficit ou un crédit et que des pénalités sont appliquées au titre de l'année ou de l'exercice d'imputation. ".
11. Il résulte de la proposition de rectification que l'administration fiscale qui a appliqué aux cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, outre la majoration de 10% d'intérêts de retard, à la fois une pénalité de 40% pour manquement délibéré et une pénalité de 80% pour manœuvres frauduleuses sur le fondement des dispositions respectivement du a et du c de l'article 1729 du code général des impôts a mis en recouvrement seulement la pénalité de 80% pour manœuvres frauduleuse en vertu des dispositions de l'article 1729A du code général des impôts.
12. Il résulte des points 2 à 11 du présent jugement que les requérants ne sont pas fondés à demander la décharge des pénalités par voie de conséquence de la décharge des droits. Au surplus, l'administration justifie en l'espèce du bien-fondé des pénalités.
13. Il résulte de tout ce qui précède que M. C et Mme A ne sont pas fondés à demander la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, majorations et pénalités, auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2016 et 2017.
Sur les frais d'instance :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C et Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et à Mme D A et au directeur régional des finances publiques de Nouvelle-Aquitaine et du département de la Gironde.
Délibéré après l'audience du 16 novembre 2023 à laquelle siégeaient :
M. Ferrari, président,
Mme E et Mme Fazi-Leblanc, premières conseillères.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 décembre 2023.
La rapporteure,
S. FAZI-LEBLANC
Le président,
D. FERRARILe greffier,
Y. JAMEAU
La République mande et ordonne au ministre des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026