jeudi 19 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2106737 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | LABARRIERE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires enregistrés le 16 décembre 2021, le 2 mai 2023 et le 21 juillet 2023, M. B D, représenté par Me Laure Labarrière, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner le département de la Gironde à lui verser les sommes de 11 602,62 euros au titre du préjudice financier, de 10 000 euros au titre du préjudice moral et de 10 000 euros au titre du dénigrement et de l'atteinte à son honneur et à sa réputation, en réparation des préjudices que lui a causés le harcèlement moral du centre départemental de l'enfance et de la famille ;
2°) de mettre à la charge du département de la Gironde la somme de 3000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient faire l'objet d'un harcèlement moral de la part de son employeur, qui lui inflige des sanctions déguisées ou formelles depuis 2017 pour avoir cosigné une lettre ouverte dénonçant des événements graves survenus au centre départemental de l'enfance et de la famille.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 16 mars 2023 et le 16 juin 2023, le département de la Gironde conclut :
- à titre principal, au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. D la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
- à titre subsidiaire, de limiter les demandes indemnitaires de M. D ainsi que sa demande formulée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas de nature à justifier l'intégralité des indemnisations sollicitées.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;
- la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bilate,
- les conclusions de M. Bongrain, rapporteur public,
- et les observations de Me Labarrière, représentant M. D, et de Me Lapprand, représentant le département de la Gironde.
Considérant ce qui suit :
1. M. B D a été recruté le 11 mai 2006 par le département de la Gironde en qualité d'agent des services hospitaliers pour occuper les fonctions de veilleur de nuit au service de l'accueil enfance du Centre départemental de l'enfance et de la famille (A) du département de la Gironde. Le 1er mars 2009, le requérant a été nommé agent d'entretien qualifié stagiaire, puis a été titularisé le 1er mars 2010. M. D a fait l'objet entre 2017 et 2021 de sanctions et mesures individuelles qu'il estime constitutive d'une faute de l'administration, et pour laquelle il a rédigé le 2 septembre 2021 une demande indemnitaire adressée au directeur du A.
Sur la responsabilité du département de la Gironde :
En ce qui concerne la sanction disciplinaire du 16 octobre 2017 :
2. Aux termes de l'article 29 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Toute faute commise par un fonctionnaire dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions l'expose à une sanction disciplinaire sans préjudice, le cas échéant, des peines prévues par la loi pénale ". L'article 6 ter A de cette loi énonce que : " () Aucun fonctionnaire ne peut être sanctionné ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, pour avoir signalé une alerte dans le respect des articles 6 à 8 de la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique. Toute disposition ou tout acte contraire est nul de plein droit. () ".
3. Selon l'article 6 de la loi du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique : " Un lanceur d'alerte est une personne physique qui révèle ou signale, de manière désintéressée et de bonne foi, un crime ou un délit, une violation grave et manifeste d'un engagement international régulièrement ratifié ou approuvé par la France, d'un acte unilatéral d'une organisation internationale pris sur le fondement d'un tel engagement, de la loi ou du règlement, ou une menace ou un préjudice graves pour l'intérêt général, dont elle a eu personnellement connaissance. ". Aux termes de l'article 8 de cette loi : " I. - Le signalement d'une alerte est porté à la connaissance du supérieur hiérarchique, direct ou indirect, de l'employeur ou d'un référent désigné par celui-ci. / En l'absence de diligences de la personne destinataire de l'alerte mentionnée au premier alinéa du présent I à vérifier, dans un délai raisonnable, la recevabilité du signalement, celui-ci est adressé à l'autorité judiciaire, à l'autorité administrative ou aux ordres professionnels. / En dernier ressort, à défaut de traitement par l'un des organismes mentionnés au deuxième alinéa du présent I dans un délai de trois mois, le signalement peut être rendu public. / II. - En cas de danger grave et imminent ou en présence d'un risque de dommages irréversibles, le signalement peut être porté directement à la connaissance des organismes mentionnés au deuxième alinéa du I. Il peut être rendu public. / III. - Des procédures appropriées de recueil des signalements émis par les membres de leur personnel ou par des collaborateurs extérieurs et occasionnels sont établies par les personnes morales de droit public ou de droit privé d'au moins cinquante salariés, les administrations de l'Etat, les communes de plus de 10 000 habitants ainsi que les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre dont elles sont membres, les départements et les régions, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat. / IV. - Toute personne peut adresser son signalement au Défenseur des droits afin d'être orientée vers l'organisme approprié de recueil de l'alerte. / Les faits, informations ou documents, quel que soit leur forme ou leur support, couverts par le secret de la défense nationale, le secret médical ou le secret des relations entre un avocat et son client sont exclus du régime de l'alerte défini par le présent chapitre. ".
4. M. D a cosigné, avec d'autres agents du centre départemental de l'enfance et de la famille, une lettre ouverte intitulée " les enfants sacrifiés E " par laquelle il a dénoncé " des situations de fugues quotidiennes, d'abus sexuels, de viols entre usagers, d'agressions physiques, de passages à l'acte violents entre enfants et sur le personnel ", pour lequel il a fait l'objet d'une sanction disciplinaire le 16 octobre 2017, devenue définitive faute de recours.
5. Il ressort de l'instruction que la décision attaquée sanctionne, pour les motifs exposés au point 4, une " lettre ouverte " signée par M. D ainsi que par plusieurs de ses collègues éducateurs et adressée le 3 avril 2017 aux plus hautes autorités de l'Etat et à plusieurs médias et sites d'informations, dénonçant, sous le titre " Les enfants sacrifiés E ", " les situations dramatiques que vivent et endurent les enfants confiés au conseil départemental de la Gironde et placés au centre départemental de l'enfance et de la famille C " faites " de fugues quotidiennes, d'abus sexuels, de viols entre usagers, d'agressions physiques, de passages à l'acte violents entre enfants et sur le personnel, perdurant (au minimum 150 évènements répertoriés 2016/2017) ", et, d'autre part, l'apathie de la hiérarchie du A, accusée de cautionner " une violence omniprésente et devenue endémique dans cet établissement ".
6. Il est constant que M. D a signé la lettre ouverte du 3 avril. Pour contester la régularité de cette sanction, il fait valoir que ces démarches constituaient des signalements entrant dans le champ d'application de l'article 6 de la loi du 9 décembre 2016 lui ouvrant droit au bénéfice de la protection garantie aux lanceurs d'alerte.
7. Il résulte de l'instruction que la lettre ouverte du 3 avril 2017 et le témoignage paru dans l'article de presse du 6 avril 2017 reprochés à M. D dénonçait notamment des dysfonctionnements et des maltraitances d'une particulière gravité menaçant la santé et l'intégrité de mineurs pris en charge dans la structure. Ainsi, en effectuant la divulgation publique de ces faits, M. D a dénoncé une menace grave et un risque de dommages irréversibles dont il a eu personnellement connaissance et qu'il a voulu faire cesser. Dans ces circonstances, le requérant est fondé à rechercher la responsabilité de l'administration pour l'indemnisation du préjudice subi de cette sanction irrégulière.
En ce qui concerne la décision de suspension de fonction du 9 janvier 2019 et son retrait pris le 28 mars 2019 :
8. M. D soutient que l'administration a commis une faute en prenant à son endroit un arrêté de suspension le 9 janvier 2019, faisant état notamment de comportement inapproprié avec les jeunes résidents du centre dans la nuit du 3 au 4 janvier 2019, puis d'une impossibilité de le joindre dans la journée du 4 janvier 2019 pour lui annoncer un changement d'affectation pris dans l'intérêt du service. Par arrêté du 28 mars 2019 le département a retiré cette décision. En conséquence, le tribunal a, par une ordonnance N°2106737 du 20 février 2020, conclut au non-lieu à statuer sur la requête en annulation de l'arrêté de suspension introduite par M. D.
9. D'une part, il résulte de l'instruction, notamment de la synthèse d'un compte-rendu d'entretien d'un des agents ayant pris part aux événements de la nuit du 3 au 4 janvier, que la matérialité des faits rapportés dans la motivation de la décision du 9 janvier 2019 est établie. D'autre part, il ressort de la lecture de la décision du 28 mars 2019 que la seule cause du retrait de cette décision de suspension est celle de la production d'un arrêt maladie survenue le même jour que la décision de suspension. Enfin, la circonstance que le tribunal a conclu au non-lieu à statuer sur la demande d'annulation de la décision n'est pas de nature à établir le caractère fautif du comportement de l'administration, dont la responsabilité ne peut en conséquence être engagée sur ce terrain.
En ce qui concerne l'arrêté du 10 février 2020 par lequel le président du conseil départemental de la Gironde a prononcé le changement d'affectation :
10. Par un jugement en date du 6 décembre 2021 devenu définitif, le tribunal a annulé l'arrêté du 10 février 2020 pris par le directeur du Centre départemental de l'enfance et de la famille plaçant le requérant au sein du service " Entretien " du centre, au motif qu'il constituait une sanction disciplinaire déguisée. En conséquence, l'illégalité entachant l'arrêté du 10 février 2020 constitue une faute de nature à engager la responsabilité du département de la Gironde.
En ce qui concerne le harcèlement moral :
11. En cinquième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ". Il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral, de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile. Pour apprécier si des agissements dont il est allégué qu'ils sont constitutifs d'un harcèlement moral revêtent un tel caractère, le juge administratif doit tenir compte des comportements respectifs de l'administration auquel il est reproché d'avoir exercé de tels agissements et de l'agent qui estime avoir été victime d'un harcèlement moral. Pour être qualifiés de harcèlement moral, ces agissements doivent être répétés et excéder les limites de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique.
12. M. D soutient avoir fait l'objet d'un dénigrement professionnel et d'une atteinte à son honneur et sa réputation.
13. M. D soutient qu'il n'est plus évalué depuis 2017 et que le département de la Gironde " monte en épingle " son absence dans la nuit du 13 au 14 mai 2022, critique injustement sa conduite lors des événements de la nuit du 6 au 7 mars 2023, ainsi que la démarche par laquelle il a initié la création d'une entreprise de voitures de transport avec chauffeur dans un cadre d'auto-entreprenariat. Toutefois, il résulte de l'instruction, alors que M. D ne remet pas en question son absence irrégulière, qu'il a bien créé sans autorisation une entreprise de voitures de transport. Les échanges et comptes rendus entre M. D et sa hiérarchie ne font apparaître aucun reproche de la part de l'administration, en dépit de manquements objectifs à ses obligations de service et d'information sur son projet entrepreneurial. De même, l'absence d'enquête sur les faits signalés par l'intéressé en fin d'année 2018 ne saurait se rattacher à une situation constitutive de harcèlement moral.
14. Par ailleurs, ainsi qu'il a été dit aux points 7 et 10, l'administration a pris à l'endroit du requérant trois décisions à caractère disciplinaire sur une période de quatre ans. Toutefois, d'une part, la sanction du 16 octobre 2017 a été infligée à l'ensemble des signataires de la lettre ouverte. D'autre part, ainsi qu'il a été dit au point 9, la décision de suspension de fonction du 9 janvier 2019 était fondée sur des faits matériellement avérés. Ainsi, les trois décisions en cause ne peuvent être regardées comme des agissements constitutifs de harcèlement moral.
Sur les préjudices :
15. Il résulte de tout ce qui précède que les seules fautes susceptibles d'engager la responsabilité du département de la Gironde sont les illégalités entachant la décision de sanction du 16 octobre 2017 et l'arrêté du 10 février 2020 plaçant le requérant au sein du service entretien.
16. En premier lieu, M. D a droit au versement du salaire de novembre 2017 dont il a été privé par la décision du 16 octobre 2017. En conséquence, Il y a lieu de condamner le département de la Gironde à lui verser la somme de 1 602,62 euros.
17. En second lieu, M. D soutient que son état de santé s'est dégradé à cause du comportement de l'administration, qu'il a été placé en congé maladie et a subi une perte de salaire de 10 000 euros depuis le mois d'avril 2019. Toutefois, il ne produit aucun élément relatif à son état de santé, ni au lien de causalité entre cet état de santé et les décisions illégales du département de la Gironde
18. En troisième lieu, il sera fait une juste appréciation du préjudice moral subi par M. D du fait des sanction infligées les 16 octobre 2017 et 10 février 2020 en l' évaluant à la somme de 1 000 euros.
19. Il résulte de tout ce qui précède que le département de la Gironde doit être condamné à verser la somme de 2 602,62 euros à M. D.
Sur les frais d'instance
20. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
21. Ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. D, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme dont le département de la Gironde demande le versement au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
22. Il y a lieu de mettre à la charge du département de la Gironde la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. D et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Le département de la Gironde est condamné à verser à M. D la somme de 2 602,62 euros.
Article 2 : Le département de la Gironde versera à M. D la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions du département de la Gironde présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B D et au département de la Gironde.
Délibéré après l'audience du 5 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Munoz-Pauzies, présidente,
M. Bilate, premier conseiller,
M. Bongrain, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 octobre 2023 .
Le rapporteur,
X. BILATE
La présidente
F. MUNOZ-PAUZIES Le greffier,
C. POTTIER
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne et à tous huissiers à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026