jeudi 27 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2200074 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | GIZARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 janvier 2022, M. B A, représenté par Me Gizard, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de la cotisation qui lui a été réclamée par l'association syndicale autorisée pour l'aménagement hydraulique et foncier de la zone du Château La France au titre des années 2019 et 2020 ;
2°) d'enjoindre au président de cette association de réunir les instances de direction et de contrôle dans le délai de 6 mois ;
3°) de mettre à la charge de l'association syndicale autorisée pour l'aménagement hydraulique et foncier de la zone du Château La France la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- ces appels de cotisations sont dépourvus de justification en l'absence de respect par l'association de ses obligations statutaires de fonctionnement ;
- ils sont dépourvus de base légale en l'absence de délibération du syndicat approuvant le rôle des redevances ;
- les travaux en contrepartie desquels sont exigées ces cotisations ne sont pas établis.
Une mise en demeure a été adressée à l'association syndicale autorisée pour l'aménagement hydraulique et foncier de la zone du Château La France le 24 janvier 2023.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- l'ordonnance n°2004-632 du 1er juillet 2004 ;
- le décret n°2006-504 du 3 mai 2006 ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D,
- et les conclusions de M. Willem, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. A est propriétaire de parcelles comprises dans le périmètre de l'association syndicale autorisée pour l'aménagement hydraulique et foncier de la zone du Château La France dans la commune de Fronsac, ayant pour objet l'entretien et le fonctionnement d'ouvrages d'intérêt collectif de drainage et d'assainissement de terres situées le long de la Dordogne. Il demande au tribunal de prononcer la décharge des cotisations qui lui ont été réclamées le 7 décembre 2021 au titre des années 2019 et 2020 pour un montant de 1 483,84 euros.
2. Aux termes de l'article 31 de l'ordonnance du 1er juillet 2004 : " I. - Les ressources d'une association syndicale autorisée comprennent : 1° Les redevances dues par ses membres ; () II. - Les redevances syndicales sont établies annuellement et réparties entre les membres en fonction des bases de répartition des dépenses déterminées par le syndicat. Ces bases tiennent compte de l'intérêt de chaque propriété à l'exécution des missions de l'association. () ". Aux termes de l'article 26 du décret du 3 mai 2006 : " Le syndicat délibère notamment sur : () d) Le rôle des redevances syndicales et les bases de répartition des dépenses entre les membres de l'association prévues au II de l'article 31 de l'ordonnance du 1er juillet 2004 () ".
3. Il ne résulte pas de l'instruction que le syndicat de l'association syndicale autorisée pour l'aménagement hydraulique et foncier de la zone du Château La France aurait fixé, par délibération, les bases de répartition des dépenses entre les membres de l'association et le rôle des redevances syndicales pour les années 2019 et 2020 conformément aux exigences de l'article 26 du décret du 3 mai 2006. Il s'ensuit que M. A est fondé à soutenir que la cotisation qui lui a été réclamée au titre de ces années est dépourvue de base légale et à en obtenir la décharge, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de sa requête.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
4. L'exécution du présent jugement n'impose pas qu'il soit enjoint au président de l'association syndicale autorisée pour l'aménagement hydraulique et foncier de la zone du Château La France de réunir les instances de direction et de contrôle de cette association. Les conclusions présentées en ce sens par M. A doivent par suite être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
5. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de l'association syndicale autorisée pour l'aménagement hydraulique et foncier de la zone du Château La France, partie perdante, la somme de 1 000 euros à verser à M. A au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E
Article 1er : M. A est déchargé du paiement de la cotisation qui lui a été réclamée par l'association syndicale autorisée pour l'aménagement hydraulique et foncier de la zone du Château La France au titre des années 2019 et 2020.
Article 2 : L'association syndicale autorisée pour l'aménagement hydraulique et foncier de la zone du Château La France versera la somme de 1 000 euros à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à l'association syndicale autorisée pour l'aménagement hydraulique et foncier de la zone du Château La France.
Délibéré après l'audience du 6 avril 2023, à laquelle siégeaient :
M. Ferrari, président,
Mme D et Mme C, premières conseillères.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 avril 2023.
La rapporteure,
E.D Le président,
D. FERRARI
La greffière,
C. POTTIER
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026