LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2200456

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2200456

mardi 9 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2200456
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
FormationJuge social

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 janvier 2022, M. A saisit le tribunal d'une contestation portant sur la décision du 15 mars 2021 par laquelle la mutualité sociale agricole lui a notifié un indu d'un montant initial de 3 177,33 euros correspondant à un indu de prime d'activité au titre de la période courant du 1er mai 2019 au 31 janvier 2021.

Il soutient que sa compagne a bien déclaré tous ses revenus sur la période considérée, qu'à la date de sa séparation, il a informé la caisse d'allocations familiales de ce changement de situation et que si sa dette résiduelle s'élève à 900 euros, la caisse d'allocations familiales doit lui rembourser les sommes versées, cette dernière ayant commis des erreurs.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er septembre 2022, la mutualité sociale agricole de la Gironde conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que la bonne foi du requérant n'est pas mise en cause et une remise partielle de dette lui a été accordée ; à la date de la décision de la commission de recours amiable, il restait à sa charge la somme de 2 295,38 euros mais compte tenu des retenues déjà effectuées le solde actuel du trop-perçu s'élève à la somme de 952,52 euros.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme B en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Après avoir, au cours de l'audience publique, présenté son rapport et entendu :

- les conclusions de M. Dufour, rapporteur public.

La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue.

Considérant ce qui suit :

Sur le bien-fondé de l'indu :

1. Si, pour contester l'indu qui lui est réclamé, M. A soutient qu'il est de bonne foi en ce que les ressources de son ancienne conjointe ont été intégralement déclarées sur la période du mois de février 2019 au mois de janvier 2021 et que dès son changement de situation familiale, il en avertit la caisse d'allocations familiales, ce moyen est inopérant au regard d'une contestation portant sur le bien-fondé d'un indu et en tout état de cause sa bonne foi n'est pas en cause. Il résulte de l'instruction que l'origine de l'indu résulte de la prise en compte dans l'assiette de calcul de la prime d'activité, d'une part, des revenus perçus par l'ancienne conjointe du requérant sur la période du 1er mai 2019 au 31 janvier 2021, d'autre part, du changement de situation familiale à la suite de la séparation du couple le 27 mai 2021 ne permettant plus à M. A de bénéficier de la prime d'activité majorée perçue entre le mois de mai et le mois de juin 2021. Si le requérant invoque des erreurs que la mutualité sociale agricole aurait commises à son encontre, il n'apporte aucune précision sur ce point. Sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité de la requête, il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à contester l'indu qui lui est réclamé dont le solde s'élève à la somme de 952,52 euros, à la date d'enregistrement de la requête.

Sur la remise de dette :

2. Aux termes de l'avant-dernier alinéa de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale : " La créance peut être remise ou réduite par l'organisme mentionné au premier alinéa du présent article, en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration. "

3. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande de remise gracieuse d'un indu, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux de l'aide sociale, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise ou une réduction supplémentaire.

4. A supposer que M. A ait entendu solliciter la remise totale de sa dette et par voie de conséquence le remboursement des sommes déjà prélevées, il ne produit aucun justificatif, en dépit de la demande faite par le greffe du tribunal le 28 janvier 2022 permettant d'apprécier la situation de son foyer qui aurait évolué par rapport à celle dont la commission de recours amiable avait pu avoir connaissance le 12 octobre 2021. Dès lors, sa demande ne peut qu'être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A et au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées.

Copie sera adressée à la mutualité sociale agricole de la Gironde.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mai 2023.

La magistrate désignée,

P. BLa greffière,

C. AHIN

La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions