mercredi 19 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2202245 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | GEORGES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 avril 2022, M. A D, représenté par Me Georges, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à lui verser la somme totale de 3 141,20 euros au titre des préjudices qu'il estime avoir subis à la suite du vol avec effraction commis à son domicile le 11 septembre 2017 par un mineur évadé ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- son recours est recevable ;
- il a été victime d'un vol avec effraction, le 11 septembre 2017, commis par M. B, mineur évadé d'un centre pénitentiaire et il est fondé de ce fait à engager la responsabilité de l'Etat en l'absence de faute sur le fondement de théorie de la garde ;
- il a subi un préjudice matériel à hauteur de 2 141,10 euros et un préjudice moral à hauteur de 1 000 euros.
Une mise en demeure a été adressée le 21 avril 2023 au ministre de la justice, garde des sceaux, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par un courrier enregistré le 27 mai 2024, le garde des sceaux, ministre de la justice a formulé une demande de renvoi à une audience ultérieure. Il n'a pas été fait droit à cette demande.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Caste, rapporteure,
- et les conclusions de Mme Denys, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B, mineur au moment des faits, s'est évadé du centre pénitentiaire dans lequel il était détenu et a commis, le 11 septembre 2017, un vol avec effraction au domicile de M. A D au cours duquel il a dérobé plusieurs appareils électroniques. Par un courrier du 17 décembre 2021, reçu le 3 janvier 2022 par l'administration, M. D a sollicité le versement d'une somme de 3 141,20 euros en réparation des préjudices qu'il estimait avoir subis du fait du vol avec effraction commis par M. B alors en état d'évasion. Cette demande a été implicitement rejetée. Par la présente requête, M. D demande de condamner l'Etat à lui verser la somme de 3 141,20 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis.
2. La responsabilité de l'Etat du fait des services pénitentiaires en cas de dommage occasionné à un tiers résultant de l'évasion d'un détenu, même mineur, ne peut être recherchée qu'en en cas de faute, et à condition qu'il existe un lien de causalité entre l'évasion et les faits incriminés. Dans ces conditions, M. D n'est pas fondé à demander la condamnation de l'Etat à réparer le dommage subi sur le fondement de la responsabilité sans faute de l'Etat en application de la théorie de la garde.
3. Il résulte de ce qui précède que les conclusions indemnitaires doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, des conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Délibéré après l'audience du 29 mai 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Cornevaux, président,
- Mme Jaouën, première conseillère,
- Mme Caste, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juin 2024.
La rapporteure,
F. CASTE Le président,
G. CORNEVAUX
La greffière,
I. MONTANGON
La République mande et ordonne au ministre de la justice, garde des sceaux, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026