mardi 8 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2202287 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 5ème Chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 avril 2022, Mme B C A doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 22 février 2022 par laquelle la directrice générale de l'Agence nationale de l'habitat a rejeté son recours administratif préalable formé contre la décision du 12 janvier 2022 portant retrait de la prime de transition énergétique, dite " MaPrimeRénov' ".
Elle soutient qu'elle a créé son compte sur le site maprimrenov.gouv.fr en septembre 2021 mais qu'en raison de son déménagement, elle n'a été en mesure de finaliser sa demande que le 15 novembre 2021 après avoir rencontré un problème technique lors de sa connexion au site.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 juillet 2024, l'Agence nationale de l'habitat conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que le moyen soulevé par Mme C A n'est pas fondé.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Chauvin,
- et les conclusions de M. Roussel Cera, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Le 15 novembre 2021, Mme B C A a déposé sur la plateforme dédiée " maprimerenov.gouv.fr " une demande de prime de transition énergétique en vue de faire installer un poêle à granulés à son domicile situé 7 clos André à Périssac (33240). Par une décision du 12 janvier 2022, la directrice générale de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) a retiré la subvention accordée le 25 novembre 2021 d'un montant de 2 500 euros. En application de l'article 9 du décret du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique, Mme C A a formé un recours administratif préalable obligatoire à l'encontre de cette décision, lequel a été réceptionné le 20 janvier 2022. Par la présente requête, Mme C A doit être regardée comme demandant l'annulation de la décision du 22 février 2022 par laquelle la directrice générale de l'ANAH a rejeté ce recours.
2. Aux termes de l'article 2 du décret du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique, dans sa rédaction applicable au présent litige : " () II. - Seuls les travaux et prestations commencés après l'accusé de réception de l'Agence nationale de l'habitat de la demande de prime y ouvrent droit. Cet accusé de réception ne vaut pas décision d'attribution de la prime. / Toutefois, le directeur général de l'agence peut, à titre exceptionnel, accorder une prime lorsque le dossier a été déposé après le commencement des travaux ou prestations, notamment : - en cas de travaux ou prestations urgents en raison d'un risque manifeste pour la santé ou la sécurité des personnes ; () Par dérogation au premier alinéa du présent II : 1° entre le 1er janvier 2021 et le 31 décembre 2021, le bénéficiaire mentionné au I de l'article 1 appartenant aux catégories mentionnées aux 3° et 4° de l'article 3 du présent décret peut déposer une demande après avoir commencé ses travaux ou prestations du 1er octobre 2020 au 31 décembre 2020 sur la base d'un devis signé entre ces mêmes dates () ".
3. Pour retirer la prime de transition énergétique, dite " MaPrimeRénov ", accordée à Mme C A, la directrice générale de l'ANAH s'est fondée sur la circonstance que la date indiquée sur la facture des travaux réalisés pour l'installation du poêle à granulés était antérieure à la date de dépôt de sa demande de subvention. Mme A ne conteste pas utilement avoir effectivement déposé sa demande de subvention le 15 novembre 2021, soit postérieurement à la réalisation des travaux en cause et à la date de leur facturation le 9 novembre 2021. Or, les circonstances qu'elle invoque à l'appui de son recours ne sont pas de celles permettant de déroger à la condition rappelée ci-dessus tenant au commencement des travaux après l'accusé de réception de la demande de prime y ouvrant droit. Par suite, nonobstant sa bonne foi, Mme C A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision attaquée.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme C A doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C A et à l'Agence nationale de l'habitat.
Délibéré après l'audience du 24 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Chauvin, présidente,
Mme Champenois, première conseillère,
Mme Lorrain Mabillon, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 octobre 2024.
La première assesseure,
M. CHAMPENOISLa présidente,
A. CHAUVIN
La greffière,
C. JANIN
La République mande et ordonne au ministre chargé du logement, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781
03/08/2026