LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2203572

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2203572

jeudi 23 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2203572
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantBALTAZAR

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 4 juillet 2022 et 27 octobre 2022, la commune de Lamothe Montravel, représentée par son maire en exercice et ayant pour avocat la SELARL Franz Touche Avocats, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article R.532-1 du code de justice administrative, de prescrire une nouvelle expertise, et de la confier à un autre expert que M. A, aux fins de constater les désordres et leur origine concernant les parcelles situées aux n°s 23 et 25 de la rue de la Carreyre à Lamothe-Montravel, les travaux nécessaires à la réparation de ceux-ci ainsi que la nature et le coût d'éventuelles mesures conservatoires, et de réserver les dépens.

Elle soutient que :

- les conclusions du rapport d'expertise judiciaire de juillet 2021 sont fortement contestables en ce que l'expert s'est borné à déterminer les causes du dommage sur la base de leur vraisemblance sans se prononcer sur les autres origines possibles que les défauts de la canalisation communale, notamment la présence de deux canalisations sur la propriété de M. et Mme E et l'inadaptation du mur de soutènement à sa fonction, et alors même que la présence d'eau dans la zone du sinistre postérieurement aux travaux de réfection de la canalisation démontre l'afflux d'eau interstitielles ; et qu'il n'a pas mentionné, contrairement à ce qui lui incombait dans le cadre de ses missions, que les travaux réparatoires du mur de soutènement constituent une plus-value à l'ouvrage ;

- la circonstance qu'EPIDOR n'ait indiqué que postérieurement au dépôt du rapport d'expertise que le retrait de l'encochement nécessaire à l'accès à la zone de travaux incombe à la commune constitue un élément nouveau, dès lors qu'il modifie le chiffrage des travaux réparatoires, de nature à justifier une nouvelle expertise.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 septembre 2022, M. et Mme E et M. B, représentés par Me Balthazar, concluent au rejet de la requête et à la mise à la charge de la commune de Lamothe-Montravel de la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- dès lors que la demande de la commune repose sur le même objet que celui des expertises précédemment accordées, il appartient au juge saisi au fond du litige d'ordonner, s'il l'estime nécessaire, toute mesure d'instruction ;

- la commune ne fait valoir aucune circonstance particulière de nature à justifier l'utilité d'une nouvelle expertise.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Sur la mesure d'expertise sollicitée :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ".

2. Durant l'hiver 2018-2019, un vaste glissement circulaire s'est développé sur toute la largeur du terrain de M. et Mme E, propriétaires de la parcelle AL 341 située au n°25 de la rue Carreyre à Lamothe-Montravel, entraînant l'effondrement d'un mur de soutènement et la rupture d'une buse d'évacuation des eaux pluviales, occasionnant l'inondation d'une partie de leur propriété. Par ordonnance du 8 juin 2020, le présent tribunal a désigné M. A, en sa qualité d'expert, pour analyser les causes de ces désordres. Au cours des opérations d'expertise, les parties ont évoqué la nécessité de demander l'extension des opérations à M. B, propriétaire des parcelles voisines, AL 330 et AL 331, situées au n°23 de la rue Carreyre. Par ordonnance du 29 avril 2021, M. A, en sa qualité d'expert, a été désigné aux fins notamment de décrire les désordres affectant les parcelles de M. B ainsi que leur origine et de déterminer la nature et la durée des travaux afin de remettre l'ouvrage en état.

3. Dans son rapport rendu en juillet 2021, l'expert désigné a notamment conclu que la rupture de la canalisation communale est à l'origine du désordre et a préconisé des travaux de réparation du mur de soutènement. La commune requérante estime, d'une part que l'expert a insuffisamment remplit ses missions en ce qu'il n'a pas envisagé l'ensemble des origines possibles du dommage et qu'il n'a pas estimé que les travaux de réparation du mur de soutènement constitueraient une plus-value, d'autre part que le refus d'EPIDOR, postérieur au dépôt du rapport d'expertise, de prendre en charge le retrait de l'encochement nécessaire à l'accès des travaux modifie le coût de ces travaux et constitue une circonstance particulière de nature à justifier une nouvelle expertise. La nouvelle mesure d'expertise ainsi sollicitée, qui a le même objet que celles précédemment ordonnées, vise à remettre en cause les conclusions du premier rapport d'expertise. Il n'appartient pas au juge des référés de connaître d'une telle contestation fondée sur le caractère prétendument incomplet ou erroné du rapport de l'homme de l'art. Les motifs soulevés par la commune requérante afférents aux constatations et difficultés rencontrées postérieurement au dépôt du rapport d'expertise restent dans le champ de ces missions et ne constituent pas des circonstances particulières de nature à justifier que le juge des référés ordonne une expertise. Dès lors, la présente requête, constitue une demande de contre-expertise, et ne peut, de ce fait, satisfaire le caractère d'utilité requis par les dispositions précitées de l'article R. 532-1. Il appartiendra au juge du fond, s'il s'estime insuffisamment éclairé par les conclusions de l'expert, d'ordonner une nouvelle expertise ou un complément d'expertise. Dès lors, la requête de la commune de Lamothe Montravel présentée au juge des référés doit être rejetée.

Sur les dépens :

4. L'instance en cours n'a pas donné lieu à dépens. Par suite, les conclusions présentées à ce titre doivent être rejetées.

Sur les frais liés à l'instance :

5. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Lamothe Montravel la somme de 1 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de la commune de Lamothe Montravel est rejetée.

Article 2 : La commune de Lamothe Montravel versera aux requérants la somme de 1 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Lamothe Montravel, à M. et Mme C E, à M. D B et à l'Établissement Public Territorial du Bassin de la Dordogne.

Fait à Bordeaux, le 23 février 2023

La présidente,

Juge des référés,

Cécile MARILLER

La République mande et ordonne au préfet de la Dordogne en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions