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Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2203654

vendredi 15 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2203654
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation6ème Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Sagelat retirant son permis de construire tacite et refusant le projet de maison individuelle. La requérante soutenait que le retrait était intervenu hors délai et que le projet se situait en zone urbanisée. Toutefois, par un mémoire du 3 octobre 2024, Mme B s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par jugement du 15 novembre 2024, sans examiner le fond du litige.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 juillet 2022, Mme A B, représentée par Me Le Guay, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 6 mai 2022 par lequel le maire de Sagelat a, au nom de l'Etat, d'une part, retiré le permis de construire qui lui a été délivré tacitement le 22 février 2022 en vue de la construction d'une maison individuelle avec garage sur un terrain situé La Robertie lieu-dit Fongauffier et, d'autre part, refusé de lui délivrer le permis de construire sollicité ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- il n'est pas démontré que l'arrêté contesté lui a été notifié dans le délai de trois mois prévu par les dispositions de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme, de sorte qu'il doit être " considéré comme nul " ;

- aucun des motifs retenus par le maire n'est de nature à fonder l'arrêté en litige dès lors que, à titre principal, le projet se situe dans les parties urbanisées de la commune au sens de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme et, à titre subsidiaire, il entre dans le cadre de l'exception prévue au 1° de l'article L. 111-4 du même code.

La requête a été communiquée au préfet de la Dordogne qui, malgré une mise en demeure adressée le 7 avril 2023 sur le fondement de l'article R. 612-3 du code de justice administrative, n'a pas produit d'observations.

Par un mémoire enregistré le 3 octobre 2024, Mme B déclare se désister de sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Passerieux, rapporteure,

- et les conclusions de Mme Patard, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Le 22 décembre 2021, Mme B a déposé auprès de la commune de Sagelat une demande de permis de construire une maison individuelle avec garage sur un terrain situé La Robertie lieu-dit Fongauffier, parcelle cadastrée section OA n° 865. Le 22 février 2022, Mme B s'est trouvée titulaire d'un permis tacite. Par arrêté du 6 mai 2022, le maire de Sagelat, au nom de l'Etat, a retiré ce permis tacite et refusé de délivrer à l'intéressée le permis sollicité. Par la présente requête, Mme B demande l'annulation de cet arrêté en date du 6 mai 2022.

2. Par un mémoire enregistré le 3 octobre 2024, Mme B déclare se désister de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de Mme B.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au préfet de la Dordogne.

Copie en sera adressé à la commune de Sagelat.

Délibéré après l'audience du 15 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Brouard-Lucas, présidente,

M. Bourdarie, premier conseiller,

Mme Passerieux, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 novembre 2024.

La rapporteure,

C. PASSERIEUX

La présidente,

C. BROUARD-LUCAS

La greffière,

A. JAMEAU

La République mande et ordonne au préfet de la Dordogne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

N°2203654