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AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2203665

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2203665

vendredi 8 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2203665
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantSELARL BERNADOU AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 avril 2022, l'association des propriétaires de mobil home et habitations légères de loisirs et caravanes longues, M. L I, Mme G D, M. A E, M. H C et M. J B ( ci-après dénommés " Consorts ") représentés par Maître Ferrant, demandent au tribunal l'annulation de la décision par laquelle la commune d'Ares, représentée par Me Bernadou, a implicitement rejeté leur demande de délibération concernant les contrats de location d'emplacement sur le camping municipal, leur demande d'injonction faite à la commune d'Arès de délibérer pour approuver les tarifs applicables aux usagers dans le cadre de la délégation de service public du camping municipal, celle d'approuver le règlement intérieur du camping et de délibérer sur le contrat de location pour l'année 2022, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du mois suivant la notification du jugement à intervenir enfin, la condamnation de la commune d'Arès à leur verser 3 000 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Par courriers en date du 18 mai 2022, les parties ont été invitées, par le Vice-président de la 1ère chambre du Tribunal administratif de Bordeaux, à se prononcer sur l'opportunité de recourir à une médiation, sur le fondement des dispositions de l'article L. 213-7 du code de justice administrative.

Par un acte enregistré le le 16 juin 2022, la commune d'Ares, représentée par Me Bernardou déclare accepter le recours à une médiation.

Par un acte enregistré le 6 juillet 2022, l'association des propriétaires de mobil home et habitations légères de loisirs et caravanes longues et consorts, représentés par Me Ferrant déclarent accepter le recours à une médiation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article L. 213-7 du code de justice administrative : " Lorsqu'un tribunal administratif () est saisi d'un litige, le président de la formation de jugement peut, après avoir obtenu l'accord des parties, ordonner une médiation pour tenter de parvenir à un accord entre celles-ci. ". Aux termes de l'article L. 213-8 du même code : " Lorsque la mission de médiation est confiée à une personne extérieure à la juridiction, le juge détermine s'il y a lieu d'en prévoir la rémunération et fixe le montant de celle-ci. Lorsque les frais de la médiation sont à la charge des parties, celles-ci déterminent librement entre elles leur répartition. / A défaut d'accord, ces frais sont répartis à parts égales, à moins que le juge n'estime qu'une telle répartition est inéquitable au regard de la situation économique des parties. ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 213-9 du même code : " Le médiateur peut, avec l'accord des parties et pour les besoins de la médiation, entendre les tiers qui y consentent. / Le médiateur tient le juge informé des difficultés qu'il rencontre dans l'accomplissement de sa mission. / Le juge met fin à la médiation à la demande d'une des parties ou du médiateur. Il peut aussi y mettre fin d'office lorsque le bon déroulement de la médiation lui apparaît compromis. ".

3. Dans les circonstances de l'affaire, il apparait utile d'organiser une médiation entre les parties afin de rechercher dans de brefs délais une solution au présent litige. Cette mission sera réalisée dans les conditions fixées aux articles 1 à 6 de la présente ordonnance.

O R D O N N E :

Article 1er : M. K F est désigné en qualité de médiateur dans le litige qui oppose précité.

Article 2 : Cette désignation est faite pour une durée de 3 mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Elle pourra être renouvelée une fois sur demande du médiateur.

Article 3 : La médiation se déroulera dans les locaux désignés par le médiateur. Le médiateur pourra, avec l'accord des parties et pour les besoins de la médiation, entendre les tiers qui y consentent.

Article 4 : La rémunération du médiateur est fixée à titre provisoire à 1 000 euros. Cette rémunération sera supportée à parts égales par les parties à moins qu'elles n'en conviennent autrement ou que le juge n'estime qu'une telle répartition est inéquitable.

Article 5 : Au terme du délai de 3 mois à compter de la notification de la présente ordonnance, le médiateur informera le tribunal de ce que les parties sont ou non parvenues à un accord, en application de l'article L. 213-9 du code de justice administrative. Si la possibilité de parvenir à un accord lui semble encore ouverte, il sollicitera un renouvellement de sa mission. Dans le cas contraire, l'instruction de l'affaire reprendra son cours normal.

Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association des propriétaires de mobil home et habitations légères de loisirs et caravanes longues, à M. L I, à Mme G D, à M. A E, à M. H C , à M. J B, à Maître Ferrant, à la commune d'Ares, à Me Bernadou, et à M. K F, médiateur.

Fait à Bordeaux, le 08 juillet 2022.

La Présidente,

Cécile MARILLER

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

3

Nos 2202270-2203665

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