LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2203874

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2203874

mardi 22 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2203874
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation5ème Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme D, ressortissante congolaise, contestant le refus de la CPAM de la Gironde de lui accorder l'aide médicale d'État (AME). La CPAM a finalement accordé à Mme D le bénéfice de l'AME à compter du 16 janvier 2020, postérieurement à l'introduction de la requête. Le tribunal a constaté que les conclusions en annulation et en injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Les conclusions accessoires, notamment celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 juillet 2022, expressément maintenue par un mémoire enregistré le 25 juillet 2024, Mme B D, représentée par Me Axelle Duten, avocate, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 13 mai 2022 par laquelle la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de la Gironde a refusé de l'admettre au bénéfice de l'aide médicale d'Etat (AME) ;

2°) d'enjoindre à la CPAM de la Gironde de lui attribuer le bénéfice de l'AME sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter du jugement, à défaut de procéder au réexamen de sa situation et de se prononcer à nouveau dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- la décision attaquée méconnait l'article L. 251-1 du code de la sécurité sociale dès lors qu'elle ne dépasse pas le plafond de ressources et peut donc bénéficier de l'AME ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.

Par une décision du 18 juillet 2022, l'aide juridictionnelle totale a été accordée à Mme D.

Par un mémoire en défense, enregistré le 26 septembre 2024, la caisse primaire d'assurance maladie de la Gironde (CPAM) doit être lue comme demandant au tribunal qu'il constate qu'il n'y a pas lieu à statuer sur la demande d'AME et conclut au rejet des conclusions présentées au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle fait valoir que Mme D bénéficie de droits AME depuis le 16 janvier 2020.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de la sécurité sociale ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Chauvin, présidente-rapporteure ;

- les observations de Me Lavallée substituant Me Duten, représentant la requérante ;

- et les observations de Mme C, représentant la CPAM.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Le 24 novembre 2021, Mme A D, ressortissante congolaise née le 25 octobre 1977, a sollicité auprès de la caisse primaire d'assurance maladie de la Gironde le bénéfice de l'aide médicale d'Etat (AME) qui lui a été refusée par une décision du 13 mai 2022, au motif que ses ressources excédaient le plafond réglementaire annuel. Attestant de ce qu'elle n'avait perçu aucune ressource pour l'année 2021, à l'exception de la pension alimentaire versée par le père de sa fille à hauteur de 300 euros par mois, Mme D a formé le 27 juin 2022, un recours gracieux réceptionné le 28 juin 2022.

2. Il résulte de l'instruction que par une décision du 2 aout 2022, postérieure à l'introduction de la requête, la caisse primaire d'assurance maladie de la Gironde a ouvert à Mme D des droits au titre de l'AME à compter du 16 janvier 2020. Il n'est pas contesté que la requérante s'est vue délivrer en suivant une carte d'admission à l'AME. Dans ces conditions, ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme D présentées sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions en annulation et en injonction de la requête de Mme D.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D et à la caisse primaire d'assurance maladie de la Gironde.

Délibéré après l'audience du 8 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Chauvin, présidente,

Mme Ballanger, première conseillère,

Mme Lorrain Mabillon, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 octobre 2024.

La première assesseure,

M. BALLANGER La présidente,

A. CHAUVIN

La greffière,

C. LALITTE

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions