mardi 20 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2203907 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SELARL AVOCATS VICTOR HUGO |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 15 mars 2022, le juge des référés, statuant sur la requête
n° 2104283 présentée par la commune de la Roche Chalais, a désigné M. A C, en qualité d'expert, pour dresser constat des désordres affectant les ouvrages édifiés dans le cadre de la construction de la médiathèque municipale, d'en déterminer la nature et les causes en précisant notamment s'ils sont imputables, et dans quelle mesure, à l'opération de construction litigieuse, de prescrire et de chiffrer, en cas de besoin, la mise en œuvre de mesures de sauvegarde, d'évaluer la nature, la durée et le coût des travaux de reprise à réaliser et de recueillir tout élément utile de nature à éclairer le tribunal dans son appréciation des responsabilités encourues et des préjudices subis.
Par une ordonnance n° 2203463 du 22 juillet 2022, le juge des référés a prononcé, sur demande de la E Action Archi Arnaud Architectes associés, l'extension des opérations d'expertise à la société Apave Sud Europe, chargé du contrôle technique de l'opération de travaux, et a estimé qu'il n'y avait pas lieu d'appeler à la cause la société Socotec, uniquement chargée d'effectuer préalablement à la réalisation des travaux, un diagnostic sur la présence de termites sur le site existant ayant vocation à être transformé en médiathèque.
Par une requête enregistrée le 19 juillet 2022, la commune de la Roche Chalais, représentée par Mme D, demande que la mission de l'expert soit étendue à l'ensemble de la charpente.
La requête a été communiquée par erreur à la E Socotec, qui par un mémoire enregistré le 4 août 2022, indique au tribunal que, n'étant pas partie aux opérations d'expertise, la présente instance ne la concerne pas.
Par un mémoire enregistré le 1er septembre 2022, la E B et son assureur, la SMABTP déclarent ne pas s'opposer à l'extension de l'expertise.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ". Aux termes de l'article R. 532-3 du même code : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise (), étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance () ".
2. Par une requête enregistrée le 19 juillet 2022, la commune de la Roche Chalais sollicite l'extension des opérations d'expertise prescrites par l'ordonnance n° 2104283 du 15 mars 2022 à l'ensemble de la charpente
3. Il résulte de l'instruction, et notamment du compte rendu établi à l'issue de la première réunion d'expertise qui s'est tenue le 19 mai 2022, que l'ensemble de la charpente du bâtiment présent des altérations causées par des insectes à larves xylophages. Dès lors, il convient d'étendre l'expertise à l'ensemble de ce bâtiment.
O R D O N N E :
Article 1er : Les opérations d'expertise prescrites par l'ordonnance n° 2104283 du 15 mars 2022 sont étendues à la charpente de l'ensemble du bâtiment.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de la Roche Chalais, aux sociétés E Action Archi Arnaud Architectes associés, Desmoulin et fils, E B et E F, aux compagnies d'assurances Mutuelle des architectes français, mutuelles du Mans assurances Iard, mutuelles du Mans assurances Iard assurances mutuelles et société mutuelle d'assurances du bâtiment et des travaux publics, et à M. A C, expert.
Copie en sera adressée à la société Socotec Construction.
Fait à Bordeaux, le 20 septembre 2022.
La présidente,
Cécile MARILLER
La République mande et ordonne au préfet de la Dordogne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026