lundi 19 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2203997 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCP DROUINEAU COSSET BACLE |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 24 mars 2022, le juge des référés, statuant sur la requête
n° 2104093 présentée par la commune de Mérignac, a désigné Olivier A, en qualité d'expert chargé de dresser un état descriptif technique et qualitatif des travaux réalisés dans le cadre de la création du conservatoire de musique, de danse et d'art sur le site de la Maison Carrée à Mérignac, de dire si ces travaux présentent des dégradations, vices ou désordres, de prescrire, si besoin les précautions à prendre de nature à éviter leur aggravation, d'établir un état descriptif technique et qualitatif du matériel approvisionné sur place et de recueillir tout élément de nature à éclairer le tribunal dans son appréciation des responsabilités éventuellement encourues et des préjudices subis.
Par une requête enregistrée le 22 juillet 2022, la société Betom Ingénierie, représentée par Me Hounieu de la SELARL Racine Bordeaux, sollicite sa mise hors de cause.
Elle soutient que, en signant avec le groupement conjoint de maîtrise d'œuvre dont elle fait partie, le protocole transactionnel du 14 décembre 2021, la commune de Mérignac a renoncé à exercer contre elle toute action indemnitaire au titre de l'exécution du marché de sorte que sa participation aux opérations d'expertise n'est plus utile.
Par un courrier enregistré le 28 juillet 2022, M. B A, expert désigné, informe le tribunal qu'il est indispensable que la société Betom Ingénierie soit présente jusqu'au terme de l'expertise.
La requête a été communiquée à la commune de Mérignac, aux sociétés Christian Menu Architecte, Cap Terre Région, LASA, SCS NSA, Alto Média et Co, SA Colas Sud-Ouest, Dagand Atlantique, SARL Chape 16, SAS Mainvielle, SA Limouzin, SARL Teasual, JSD, Eiffage Energie Thermie Atlantique, K2 Energie, INEO Aquitaine et à MM. Benjamin Mouton et Louis Benech, qui n'ont pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ". Aux termes de l'article R. 532-3 du même code : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise (), étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées. () "
2. Par une requête du 22 juillet 2022, la société Betom Ingénierie, sollicite sa mise hors de cause dans le cadre des opérations d'expertise prescrites par l'ordonnance n° 2104093 du 24 mars 2022. Toutefois, bien qu'un protocole transactionnel ait été conclu entre la commune de Mérignac, requérante à l'expertise initiale, et la société Betom Ingénierie, il apparaît utile, dans un soucis de bonne administration de la justice, de laisser cette société en la cause afin que cette dernière puisse éclairer l'expert dans l'exercice de sa mission qui consiste également en la détermination, dans l'optique d'une reprise future, de l'état d'avancement du chantier suite à la résiliation du marché. Il y a lieu, par suite, de rejeter la demande de la société Betom Ingénierie et de la maintenir en la cause.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la société Betom Ingénierie est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Betom Ingénierie, à la commune de Mérignac, aux sociétés Christian Menu Architecte, Cap Terre Région, LASA, SCS NSA, Alto Média et Co, SA Colas Sud-Ouest, Dagand Atlantique, SARL Chape 16, SAS Mainvielle, SA Limouzin, SARL Teasual, JSD, Eiffage Energie Thermie Atlantique, K2 Energie, INEO Aquitaine, à MM. Benjamin Mouton et Louis Benech, et à M. B A, expert.
Fait à Bordeaux, le 19 septembre 2022.
La présidente du tribunal,
Juge des référés,
Cécile MARILLER
La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026