jeudi 21 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2206245 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL CABINET FERRANT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 novembre 2022, la société Villa 105 représentée par Me Ferrant, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre exécutoire notifié par l'avis des sommes à payer d'un montant de 25 064, 65 euros émis le 13 juin 2022 par Bordeaux Métropole pour la participation forfaitaire à l'assainissement collectif ainsi que le titre exécutoire notifié par l'avis des sommes à payer d'un montant de 1 622, 82 euros émis le même jour pour la participation au traitement des rejets assimilables domestiques ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le titre de perception n'est pas signé en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- les titres exécutoires sont infondés dès lors qu'ils ont été émis pour une installation située au 307 avenue d'Eysines à Bordeaux alors qu'elle n'est propriétaire d'aucun immeuble à cette adresse et avait demandé un permis de construire pour l'immeuble situé au 105 avenue de Verdun.
Par un mémoire enregistré le 31 janvier 2023, le directeur régional des finances publiques de Nouvelle-Aquitaine et du département de la Gironde informe le tribunal qu'il n'est pas le défendeur dans la présente instance.
Par un mémoire en défense enregistré le 5 mai 2023, Bordeaux métropole conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable car elle est tardive ;
- les moyens sont infondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de M. Willem, rapporteur public,
- et de Mme D, représentant Bordeaux Métropole.
Considérant ce qui suit :
1. La société villa 105 a obtenu le 14 mars 2018 un permis de construire pour un immeuble accueillant des logements et des bureaux au n°105 avenue de Verdun à Bordeaux. Le 13 juin 2022, Bordeaux métropole a émis à son encontre deux avis des sommes à payer révélant deux titres exécutoires relatifs à la participation forfaitaire à l'assainissement collectif pour les 24 logements et 111 m² de bureaux que comporte l'immeuble. La société Villa 105 demande au tribunal d'annuler les titres exécutoires notifiés par les avis des sommes à payer et de la décharger de l'obligation de payer cette somme.
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales dispose : " () 4° Quelle que soit sa forme, une ampliation du titre de recettes individuel ou de l'extrait du titre de recettes collectif est adressée au redevable. L'envoi sous pli simple ou par voie électronique au redevable de cette ampliation à l'adresse qu'il a lui-même fait connaître à la collectivité territoriale, à l'établissement public local ou au comptable public vaut notification de ladite ampliation. En application des articles L. 111-2 et L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif mentionne les nom, prénoms et qualité de la personne qui l'a émis ainsi que les voies et délais de recours. Seul le bordereau de titres de recettes est signé pour être produit en cas de contestation () ". Par arrêté du 15 décembre 2021, le président de Bordeaux métropole a donné à Mme A C, adjointe au directeur général, délégation afin de signer " les bordereaux journaux titre de recettes () y compris les bordereaux signés avec un certificat électronique RGS**(référentiel général de sécurité niveau de sécurité 2 étoiles dans un parapheur électronique ".
3. Il résulte de l'instruction que les deux avis des sommes à payer en litige comporte les nom, prénom et qualité de la personne qui les a émis. S'il est dépourvu de toute signature, Bordeaux métropole, conformément aux dispositions précitées du 4° de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, produit le bordereau n° 21 des titres de recettes contestés revêtus de la signature électronique de Mme A C qui était compétente pour se faire. Ce bordereau constitue un des quatre volets du titre de recettes exécutoire. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité des titres exécutoires litigieux doit être écarté.
4. En second lieu, aux termes de l'article L. 1331-7 du code de la santé publique : " Les propriétaires des immeubles soumis à l'obligation de raccordement au réseau public de collecte des eaux usées en application de l'article L. 1331-1 peuvent être astreints par la commune, la métropole de Lyon, l'établissement public de coopération intercommunale ou le syndicat mixte compétent en matière d'assainissement collectif, pour tenir compte de l'économie par eux réalisée en évitant une installation d'évacuation ou d'épuration individuelle réglementaire ou la mise aux normes d'une telle installation, à verser une participation pour le financement de l'assainissement collectif () Cette participation s'élève au maximum à 80 % du coût de fourniture et de pose de l'installation mentionnée au premier alinéa du présent article, diminué, le cas échéant, du montant du remboursement dû par le même propriétaire en application de l'article L. 1331-2 () Une délibération du conseil municipal, du conseil de la métropole de Lyon ou de l'organe délibérant de l'établissement public détermine les modalités de calcul de cette participation ".
5. Il est constant que les avis des sommes à payer relatifs aux titres exécutoires en litige ont été émis pour un raccordement au service collectif d'assainissement des eaux usées et mentionnent pour adresse le n°307 avenue d'Eysines à Bordeaux. Pour contester le bien-fondé des avis des sommes à payer la société villa 105 se borne à soutenir qu'ils ont été émis pour un immeuble situé à une adresse à laquelle il ne possède pas d'immeuble. Toutefois, la défense fait valoir sans être contestée que le n°307 avenue d'Eysines, se situe à l'arrière de l'immeuble de la société Villa 105 situé n°105 avenue de Verdun, là où est localisé le point de service auquel l'immeuble de la société Villa 105 doit être raccordé au service collectif d'assainissement des eaux usées pour satisfaire à la demande présentée en ce sens. Par suite, le moyen tiré de ce que les avis des sommes à payer seraient émis pour un immeuble ne concernant pas la propriété de la société Villa 105 doit être écarté.
6. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non- recevoir, que les conclusions à fins d'annulation et celles à fins de décharge présentées par la société requérante doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, soit condamné à verser une somme quelconque au titre des frais exposés par les requérants et non compris dans les dépens.
DECIDE :
Article 1er : La requête de la société Villa 105 est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Villa 105 et à Bordeaux métropole.
Délibéré après l'audience du 31 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Ferrari, président,
Mme E et Mme B, premières conseillères.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 novembre 2024.
La rapporteure,
K. B
Le président,
D. FERRARI La greffière,
E. SOURIS
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026