vendredi 27 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2206278 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL GALY ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 15 mars 2022, le juge des référés, statuant sur la requête n° 2103002 présentée par la SAS Vilquin, a désigné M. A B, expert, aux fins de mener une expertise dans le cadre des difficultés d'exécution du marché public de construction du parc de stationnement public " Grand Parc " de Bordeaux, dont le maître d'ouvrage est la régie métropolitaine d'exploitation de parcs de stationnement Parcub devenue Metpark.
Par une requête enregistrée le 29 novembre 2022, la SAS Vilquin, représentée par Me François Billebeau, demande au juge des référés d'étendre l'expertise à la société MAS BTP et au SDIS 33, de rejeter toute demande dirigée contre elle et que les dépens soient réservés.
Elle soutient que ces intervenants sont susceptibles d'avoir concouru au retard du chantier, qu'en particulier la société MAS BTP est titulaire du lot " gros-œuvre " qui interagit avec le lot " charpentes métalliques " dont la société Vilquin est titulaire et que la présence du SDIS 33 à l'expertise est nécessaire au regard du délai de validation du scénario incendie diffusé le 30 janvier 2018 par la société Vilquin.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 décembre 2022, les sociétés More Architecture et Coco Architecture, représentées par Me Julien Mazille, déclarent ne pas s'opposer à la demande d'extension de la mesure d'expertise sollicitée et demandent au juge des référés d'étendre les opérations d'expertise à la société SOTEC Ingénierie, sous-traitant de la société MAS BTP.
Elles soutiennent que la société SOTEC Ingénierie, bureau d'étude structure sous-traitant de la société MAS BTP, en charge de la réalisation des études d'exécution du lot gros œuvre est également susceptible d'avoir concouru au retard du chantier litigieux.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 décembre 2022, la société EDEIS, représentée par Me Pierre-Olivier Leblanc, déclare ne pas s'opposer à la demande d'extension de la mesure d'expertise sollicitée et demande au juge des référés d'étendre les opérations d'expertise à la société SOTEC Ingénierie, sous-traitant de la société MAS BTP.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 janvier 2023, la Régie métropolitaine d'exploitation de parc de stationnement de Bordeaux Métropole Metpark, représentée par Me Antoine Alonso Garcia, déclare ne pas s'opposer à la demande d'extension de la mesure d'expertise sollicitée et demande au juge des référés d'étendre les opérations d'expertise à la société SOTEC Ingénierie, sous-traitant de la société MAS BTP.
La procédure a été communiquée au SDIS 33, aux sociétés SOTEC Ingénierie, O.T.E.E.C, ANCO et à M. A B, expert, qui n'ont pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ". Aux termes de l'article R. 532-3 du même code : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise (), étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance () ".
Sur la demande d'extension de l'expertise :
2. Par une ordonnance du 15 mars 2022, le juge des référés, statuant sur la requête n° 2103002 présentée par la SAS Vilquin, a désigné M. A B, expert, aux fins de mener une expertise dans le cadre des difficultés d'exécution du marché public de construction du parc de stationnement public " Grand Parc " de Bordeaux, dont le maître d'ouvrage est la régie métropolitaine d'exploitation de parcs de stationnement Parcub devenue Metpark. Par une requête enregistrée le 29 novembre 2022, la SAS Vilquin, représentée par Me François Billebeau, demande au juge des référés d'étendre l'expertise à la société MAS BTP et au SDIS 33.
3. Il résulte de l'instruction que la société MAS BTP, titulaire du lot " gros-œuvre " qui interagit avec le lot " charpentes métalliques " dont la société Vilquin est titulaire, est susceptible d'avoir concouru au retard du chantier, influant sur l'imputation de pénalités à la société Vilquin.
4. Il résulte également de l'instruction que le SDIS est également susceptible d'avoir concouru au retard du chantier au regard du délai de validation du scénario incendie diffusé le 30 janvier 2018 par la société Vilquin et qui a reçu un avis favorable du SDIS seulement le 3 mai 2018.
5. Par suite, l'extension sollicitée concernant la société MAS BTP et le SDIS 33, qui ne préjuge en rien des responsabilités encourues, présentant un caractère utile, il y a lieu d'y faire droit et de déclarer les opérations d'expertise prescrites par l'ordonnance n° 2103002 communes à la société MAS BTP et au SDIS 33 ainsi qu'il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
Sur la demande d'extension de la mesure d'expertise sollicitée par les sociétés More Architecture et Coco Architecture, la société EDEIS et la Régie métropolitaine d'exploitation de parc de stationnement de Bordeaux Métropole Metpark :
6. Il résulte de l'instruction que la société SOTEC Ingénierie, bureau d'étude structure sous-traitant de la société MAS BTP, en charge de la réalisation des études d'exécution du lot gros œuvre est également susceptible d'avoir concouru au retard du chantier litigieux. Par suite, l'extension sollicitée, qui ne préjuge en rien des responsabilités encourues, présentant un caractère utile, il y a lieu d'y faire droit et de déclarer les opérations d'expertise prescrites par l'ordonnance n° 2103002 communes à la société SOTEC Ingénierie.
O R D O N N E :
Article 1er : Les opérations d'expertise prescrites par l'ordonnance n°'2103002 du 15 mars 2022 sont déclarées communes aux sociétés MAS BTP et SOTEC Ingénierie et au SDIS 33.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Vilquin, à Metapark, aux sociétés Agence More Architecture, EDEIS, Coco Architecture, MAS BTP, SOTEC Ingénierie, O.T.E.E.C , ANCO, au SDIS 33 et à M. A B, expert.
Fait à Bordeaux, le 27 janvier 2023.
La présidente,
Cécile MARILLER
La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Par délégation,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026