LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2300036

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2300036

jeudi 12 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2300036
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation3ème Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé les impositions et pénalités d’un montant de 43 923 euros mises à la charge de M. et Mme A au titre de l’année 2018, concernant des tantièmes perçus en tant qu’administrateur d’une société holding de droit luxembourgeois. La solution retenue se fonde sur l’article 11 de la convention fiscale franco-luxembourgeoise du 1er avril 1958, qui prévoit que ces rémunérations sont imposables dans l’État où la société a son domicile fiscal. Un jugement antérieur du même tribunal ayant établi que la société n’était pas fiscalement domiciliée en France en 2018, l’administration fiscale ne pouvait procéder au rehaussement des revenus des requérants.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 janvier 2023 et trois mémoires respectivement enregistrés les 25 août 2023, 18 octobre 2024 et 24 novembre 2024,ce dernier n'ayant pas été communiqué, M. et Mme C A, réprésentés par Me Caubet-Hilloutou, demandent au tribunal :

1°) à titre principal de prononcer la décharge de toutes les impositions et pénalités de toute nature mises à leur charge au titre de l'année 2018 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- les articles L.55, L.57 et L.76 B du livre des procédures fiscales ont été méconnus ;

- les tantièmes ne sont pas imposables en France car la société SAR EUROPE n'est pas " résidente de France " et n'exerce pas d'activité en France ;

- les impositions sont excessives en méconnaissance des articles 117 bis, 187 et 200 A du code général des impôts car les tantièmes ne sont pas soumis à l'impôt sur le revenu au taux progressif ;

- l'administration l'a imposé pour des tantièmes à hauteur de 80 000 euros alors qu'il a été imposé à hauteur de 20% par le Grand-Duché du Luxembourg sur ces tantièmes et donc la somme mise à sa disposition n'est que de 64 000 euros et non 80 000 euros ;

- l'article 19 de la convention entre la France et le Luxembourg interdit la double imposition ;

- en l'imposant pour des tantièmes qu'il n'a pas perçus, l'administration a méconnu les articles 13 de la DDHC et les articles 12 et 122 du code général des impôts.

Par un mémoire en défense enregistré le 5 juin 2023, l'administrateur des finances publiques, chef de la direction spécialisée de contrôle fiscal Sud-Ouest conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention fiscale franco luxembourgeoise du 1er avril 1958 ;

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- les conclusions de M. Willem, rapporteur public,

- les observations de Me Caubet-Hilloutou, représentant M. et Mme A.

Considérant ce qui suit :

1. La société " d'Analyses et de Risques EUROPE " (SAR EUROPE) est une société holding de droit luxembourgeois dont le siège social était au Luxembourg avant son transfert en France en 2021. M. C A, domicilié à Gradignan (Gironde), qui est actionnaire de la société à hauteur de 59 %, a été nommé, à compter du 2 janvier 2018, administrateur délégué de la société. Le 28 octobre 2020, une procédure de contrôle et de saisie a été effectuée dans le cadre de l'article L. 16 B du livre des procédures fiscales. Puis, l'administration a procédé à une vérification de comptabilité de la société à l'issue de laquelle elle a conclu que le siège social réel de la société en 2018 était situé en France. Par proposition de rectification du 12 juillet 2021, l'administration a porté à la connaissance du foyer fiscal de M. A son intention de rehausser le montant de ses revenus imposables, dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers, à raison des tantièmes versés à l'intéressé en rémunération de ses fonctions de membre du conseil d'administration de la société, à hauteur de 80 000 euros. Les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles M. et Mme A ont été assujettis au titre de l'année 2018 ont été mises en recouvrement le 31janvier 2022 pour un montant total en droits et pénalités de 43 923 euros. L'administration ayant implicitement rejeté leur réclamation, M. et Mme A demandent la décharge de cette somme.

2. Aux termes de l'article 11 de la convention fiscale signée le 1er avril 1958 entre la République française et le Grand-Duché du Luxembourg, " Les tantièmes, jetons de présence et autres rémunérations des membres des conseils d'administration et des conseils de surveillance des sociétés par actions sont imposables dans celui des deux Etats où se trouve le domicile fiscal de la société ".

3. Par jugement n° 2300035 du 12 décembre 2024, le tribunal administratif de Bordeaux a jugé que la société SAR Europe n'était pas fiscalement domiciliée en France. Par suite, l'administration fiscale ne pouvait décider d'aucun rehaussement du montant des revenus de M. et Mme A dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers en raison des tantièmes versés à M. A comme rémunération en sa qualité de membre du conseil d'administration de la SAR Europe. Dès lors, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, M. et Mme A sont fondés à demander la décharge des impositions et pénalités en litige.

Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser aux requérants sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DECIDE :

Article 1er : M. et Mme A sont déchargés de la somme de 43 923 euros.

Article 2 : L'Etat versera à M. et Mme A la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme A et à l'administrateur des finances publiques, chef de la direction spécialisée de contrôle fiscal Sud-Ouest.

Délibéré après l'audience du 28 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Ferrari, président,

Mme D et Mme B, premières conseillères.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 décembre 2024.

La rapporteure,

K. BENZAID

Le président,

D. FERRARI Le greffier

Y. JAMEAU

La République mande et ordonne au ministre au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions