mercredi 20 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2300769 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SELARL HMS ATLANTIQUE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 février 2023, M. B A, représenté par Me Campana, demande au juge des référés :
1°) de condamner la Commune de Lormont à lui verser, en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, une provision d'un montant de 6 460,64 euros à parfaire ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Lormont une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article 37 al. 2 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- après l'arrêté du 12 novembre 2021 prononçant sa radiation des cadres à compter du terme de son arrêt maladie, le 21 juillet 2022, il ne s'est vu notifier cette radiation des cadres que par courrier du 22 septembre 2022, et n'a pu percevoir l'intégralité du revenu de remplacement auquel il a droit ;
- il n'a perçu que les sommes correspondant au mois de novembre et décembre 2022, à l'exclusion de celles concernant les mois de juillet, août, octobre 2022 et janvier et février 2023, et la commune lui doit à ce titre la somme de 6 460 ,64 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 avril 2023, la commune de Lormont conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 600 euros soit mise à la charge de M. A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens ne sont pas fondés.
Par décision du 31 janvier 2023, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme C pour statuer sur les demandes de référé.
1. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie. ".
2. Aux termes de l'article L. 5411-1 du code du travail : " A la qualité de demandeur d'emploi toute personne qui recherche un emploi et demande son inscription sur la liste des demandeurs d'emploi auprès de Pôle emploi. " Aux termes de l'article L. 5421-1 du même code : " En complément des mesures tendant à faciliter leur reclassement ou leur conversion, les personnes aptes au travail et recherchant un emploi ont droit à un revenu de remplacement () ". Et l'article L. 5424-1 de ce code dispose : " Ont droit à une allocation d'assurance, lorsque leur privation d'emploi est involontaire ou assimilée à une privation involontaire ou en cas de cessation d'un commun accord de leur relation de travail avec leur employeur, et lorsqu'ils satisfont à des conditions d'âge et d'activité antérieure() : / 1° Les agents fonctionnaires et non fonctionnaires de l'Etat et de ses établissements publics administratifs, les agents titulaires des collectivités territoriales ainsi que les agents statutaires des autres établissements publics administratifs ainsi que les militaires ; () ".
3. M. A demande que la commune de Lormont soit condamnée à lui verser à titre de provision la somme de 6 460,64 euros, correspondant au revenu de remplacement auquel il a droit au titre des mois de juillet à octobre 2022 et de janvier et février 2023.
4. M. A a été radié des cadres de la commune de Lormont par arrêté du 12 novembre 2021, à compter du terme de son congé maladie le 21 juillet 2022. Il résulte de l'instruction que cet arrêté lui a été notifié par courrier recommandé réceptionné par l'intéressé le 17 novembre 2021. Ainsi, si ce n'est que le 19 septembre 2022 que M. A a été inscrit à Pole emploi, condition nécessaire pour percevoir un revenu de remplacement, ce ne peut être imputé, contrairement à ce qu'il soutient, à un retard dans la notification de l'arrêté du 12 novembre 2021. Le requérant n'est donc pas fondé à demander qu'un tel revenu lui soit versé antérieurement au 19 septembre 2022. Par ailleurs, la commune de Lormont soutient sans être contredite que conformément à un courrier de Pôle emploi daté du 28 octobre 2022, l'indemnisation débute le 26 octobre 2022 pour une durée de 689 jours, dès lors qu'il faut tenir compte de 36 jours de carence.
5. Il est constant que M. A a perçu 2 645,17 euros au mois de décembre 2022. Par ailleurs, la commune de Lormont produit des copies d'écran du site portail.dgfip.finances-gouv, qui montrent qu'elle a émis plusieurs mandats au profit de M. A, d'un montant total de 5 463,80 euros net, correspondant selon elle au total des sommes qui lui étaient dues jusqu'à février 2023.
6. Il résulte de ce qui précède que l'existence de l'obligation de la commune de Lormont envers M. A ne présente pas, en l'état de l'instruction, un caractère non sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, par suite, de rejeter les conclusions de M. A tendant à l'octroi d'une provision, ainsi que celles tendant au paiement des frais de l'instance. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Lormont tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Lormont tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la commune de Lormont.
Fait à Bordeaux, le 20 septembre 2023.
Le juge des référés,
F. C
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026