lundi 3 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2301178 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL INTERBARREAUX RACINE |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 6 juillet 2020, le juge des référés statuant sur la requête n° 2000864, présentée par le ministre de l'Intérieur, a désigné M. E F, expert, pour réaliser une expertise aux fins de décrire les désordres affectant les toitures-terrasses du commissariat de police de Cenon (33150) construit en 2008 dans le cadre d'un marché public, de déterminer leurs causes, de déterminer le coût des travaux à réaliser, de déterminer et chiffrer l'ensemble des préjudices subis, et de tenter de concilier les parties.
Par une ordonnance du 20 janvier 2021 n° 2005302, la présidente du tribunal a déclaré les opérations d'expertises prescrites par l'ordonnance n° 2000864 du 6 juillet 2020 communes à la société Frapier.
Par une requête, enregistrée le 1er mars 2023, M. E F, expert, sollicite l'extension des opérations d'expertise à la Cie XL Insurance, à la société Labat et à son assureur Allianz.
Il soutient que :
-la compagnie XL Insurance vient aux droits de la Cie Axa Assurances, assureur de la société Soprema entreprises ;
-la société Labat, sous-traitant de la société Frapier, et qui a sa part de responsabilité dans les aménagements des systèmes de ventilation situés en toiture terrasse, est assurée par la société Allianz. Dès lors il est souhaitable que les opérations soient étendues à l'encontre des sociétés Labat et Allianz.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 mars 2023, la société GTM Bâtiment Aquitaine, représentée par Me Jean Coronat, déclare s'associer à la demande d'extension de l'expertise sollicitée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 mars 2023, la société Frapier entreprises, déclare s'associer à la demande d'extension de l'expertise sollicitée.
Elle soutient que le sinistre porte sur le rafraîchissement lié aux travaux réalisés par la société Circet et leur sous-traitant la société Labat.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 mars 2023, la société AXA France Iard, représentée par Me Marin Rivière, déclare s'associer à la demande d'extension de l'expertise sollicitée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 mars 2023, MM. Mathias B et Bertrand A, représentés par Me Jean-Jacques Rooryck, déclarent s'associer à la demande d'extension de l'expertise sollicitée.
La requête a été communiquée au Ministère de l'intérieur et des outre-mer, à la société Soprema entreprises, à l'entreprise Serset, à la Xl Insurance company, à la société Labat Francis, à la société Allianz, au secrétariat général pour l'administration du ministère de l'Interieur Sud-ouest et au préfet de la région Aquitaine, préfet de la Gironde qui n'ont pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ". Aux termes de l'article R. 532-3 du même code : " Le juge des référés peut () à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance () ".
Sur la demande d'extension de l'expertise :
2. Par une ordonnance du 6 juillet 2020, le juge des référés, statuant sur la requête n°2000864, présentée par le ministre de l'Intérieur, a désigné M. E F, expert, pour réaliser une expertise aux fins de décrire les désordres affectant les toitures-terrasses du commissariat de police de Cenon (33150) construit en 2008 dans le cadre d'un marché public, de déterminer leurs causes, de déterminer le coût des travaux à réaliser, de déterminer et chiffrer l'ensemble des préjudices subis, et de tenter de concilier les parties.
Par la présente requête, M. E F, expert, demande l'extension de l'expertise à la Cie XL Insurance, à la société Labat et à son assureur Allianz.
3. Il résulte de l'instruction d'une part que la compagnie XL Insurance vient aux droits de la Cie Axa Assurances, assureur de la société Soprema entreprises, partie à l'expertise, d'autre part que la société Labat, sous-traitant de la société Frapier, a pris part aux aménagements des systèmes de ventilation situés en toiture terrasse du commissariat de police de Cenon. Enfin la société Labat a pour assureur la société Allianz. Par suite, cette demande, présentée par M. E F, expert, qui ne préjuge en rien des responsabilités encourues, présentant un caractère utile, il y a lieu, en conséquence, d'y faire droit et de déclarer les opérations d'expertise prescrites par l'ordonnance n° 2000864 communes à la Cie XL Insurance, à la société Labat et à la société Allianz, es qualité d'assureur de la société Labat, ainsi qu'il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
O R D O N N E :
Article 1er : Les opérations d'expertise prescrites par l'ordonnance n° du 6 juillet 2020 sont déclarées communes à la Cie XL Insurance, à la société Labat et à la société Allianz, es qualité d'assureur de la société Labat.
Article 2 : L'expert déposera son rapport au greffe du tribunal, dans un délai de six mois, courant à la notification de la présente ordonnance.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D A, à M. C B, à la Société GTM GCS, à la société Soprema entreprises, à la société AXA France Iard, à l'entreprise Serset, à la société Frapier, à la Xl Insurance company, à la société Labat Francis, à la société Allianz, au Ministère de l'Intérieur et des outre-mer, au secrétariat général pour l'administration du ministère de l'Interieur Sud-Ouest, au préfet de la région Aquitaine, préfet de la Gironde et à M. E F, expert.
Fait à Bordeaux, le 3 avril 2023.
La présidente,
Cécile MARILLER
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026