mercredi 5 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2301384 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL BOISSY AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 11 janvier 2023, le juge des référés, statuant sur la requête n°2202835, présentée par M. et Mme E A B, a désigné M. D C, expert, aux fins de déterminer l'origine de l'arrivée d'eau sur leur propriété sise 244 lieu-dit Gasquet " gare d'Esconac " à Cambes (33880), sur les parcelles cadastrées section AB 243 et AB 244, de décrire les désordres, de dire si ces désordres sont la conséquence des travaux réalisés en reprise du mur de soutènement du chemin communal et sur les réseaux par la commune en 2013, et de chiffrer l'ensemble des préjudices qu'ils ont subis en rapport avec ces désordres.
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 17 mars et 3 avril 2023, la commune de Cambes, représentée par Me Xavier Boissy, demande l'extension de l'expertise à la société FC BTP.
Elle soutient que :
-Dans sa note expertale établie suite à la première réunion d'expertise qui s'est tenue le 6 mars 2023, M. D C, expert, a conclu que " la responsabilité de l'entreprise ayant réalisé les travaux de mise en place du mur de soutènement peut être engagé ; aussi nous estimons qu'il est nécessaire de la mettre en cause ".
- les contestations de la société FC BTP rendent d'autant plus nécessaire sa mise en cause afin qu'un débat contradictoire s'instaure entre les parties.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 mars 2023, M. et Mme A B, représentée par Me Charlotte de Lagausie, concluent à ce que le juge des référés fasse droit à la demande d'extension de l'expertise sollicitée par la commune de Cambes en ce qu'elle vise à attraire aux opérations en cours la société FC BTP.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mars 2023, la société FC BTP déclare ne pas s'opposer à la demande d'extension de l'expertise sollicitée mais fait part de ses protestations et réserves concernant sa responsabilité.
-Elle soutient qu'elle a réalisé les travaux conformément au devis.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ". Aux termes de l'article R. 532-3 du même code : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise (), étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées. ./. Il peut, dans les mêmes conditions, étendre la mission de l'expertise à l'examen de questions techniques qui se révélerait indispensable à la bonne exécution de cette mission, (). "
Sur la demande d'extension de l'expertise :
2. Par une ordonnance du 11 janvier 2023, le juge des référés, statuant sur la requête n°2202835, présentée par M. et Mme E A B, a désigné M. D C, expert, aux fins de déterminer l'origine de l'arrivée d'eau sur leur propriété sise 244 lieu-dit Gasquet " gare d'Esconac " à Cambes (33880), sur les parcelles cadastrées section AB 243 et AB 244, de décrire les désordres, de dire si ces désordres sont la conséquence des travaux réalisés en reprise du mur de soutènement du chemin communal et sur les réseaux par la commune en 2013, et de chiffrer l'ensemble des préjudices qu'ils ont subis en rapport avec ces désordres. Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 17 mars et 3 avril 2023, la commune de Cambes demande l'extension de l'expertise à la société FC BTP.
3. Il résulte de l'instruction que dans sa note expertale établie suite à la première réunion d'expertise qui s'est tenue le 6 mars 2023, M. D C, expert, a conclu que la responsabilité de l'entreprise ayant réalisé les travaux de mise en place du mur de soutènement peut être engagé. Si la société FC BTP conteste sa responsabilité sa mise en cause apparaît nécessaire afin qu'un débat contradictoire s'instaure entre les parties. Par suite l'extension sollicitée, qui ne préjuge en rien des responsabilités encourues, présentant un caractère utile, il y a lieu, en conséquence, d'y faire droit et d'étendre l'expertise au contradictoire de la société FC BTP ainsi qu'il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
O R D O N N E :
Article 1er : Les opérations d'expertise prescrites par l'ordonnance n° du 11 janvier 2023 sont étendues à la société FC BTP.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Cambes, à la société FC BTP, à M. et Mme A B et à M. D C, expert
Fait à Bordeaux, le 5 avril 2023.
La présidente,
Cécile MARILLER
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Par délégation, la greffière
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
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Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
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