jeudi 4 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2301999 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | TANDONNET |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 11 janvier 2023, le juge des référés, statuant sur la requête n° 2201223 présentée par Mme D A, a désigné M. B C, expert, aux fins de déterminer les causes et les conséquences des dommages qu'elle a subis sur sa propriété, située 42 rue Emile Zola à Foulayronnes (47510) sur les parcelles cadastrées section AM 133 et AM 134, consécutivement aux travaux de décaissement effectués par l'office public de l'habitat de Lot-et-Garonne Habitalys à partir du 15 mai 2021 en vue d'édifier des logements sociaux sur le terrain en contre-bas de sa propriété, sur les parcelles cadastrées section AM 315 et AM 314, d'indiquer les dispositions à prendre et les installations à réaliser pour mettre un terme aux désordres constatés et d'évaluer l'ensemble de ses préjudices.
Par une requête, enregistrée le 17 avril 2023, la société Lapeyre Architecture et la société Zani Ingénierie Béton, représentées par Me Alexandra Declercq, demandent l'extension de l'expertise à la société Optisol, et que les dépens soient réservés.
Elles soutiennent que l'expert a diffusé une note le 9 mars 2023 dans laquelle il affirme la nécessité de procéder à la mise en cause d'Optisol, géotechnicien.
La procédure a été communiquée à Mme A, à la société Optisol, à la MAIF, à l'office public de l'habitat de Lot-et-Garonne, à la société Cérato Géotechnique, à la Société Mutuelle d'Assurances du Bâtiment et des Travaux Publics, à la société Heurter et fils, à la société Lagarde TP, aux Mutuelles du Mans Assurances Iard, aux Mutuelles du Mans Assurances Iard Assurances Mutuelles, à la société Cuendet, à la société Allianz Iard, à la communauté d'agglomération d'Agen, à la société Panissard construction rénovation, au Bureau Veritas Construction, à la Mutuelle des Architectes Français et à la Société QBE Europe SA/NV.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ". Aux termes de l'article R. 532-3 du même code : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise (), étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance () ".
Sur la demande d'extension de l'expertise :
2. Par une ordonnance du 11 janvier 2023, le juge des référés, statuant sur la requête n° 2201223 présentée par Mme D A, a désigné M. B C, expert, aux fins de déterminer les causes et les conséquences des dommages qu'elle a subis sur sa propriété, située 42 rue Emile Zola à Foulayronnes (47510) sur les parcelles cadastrées section AM 133 et AM 134, consécutivement aux travaux de décaissement effectués par l'office public de l'habitat de Lot-et-Garonne Habitalys à partir du 15 mai 2021 en vue d'édifier des logements sociaux sur le terrain en contre-bas de sa propriété, sur les parcelles cadastrées section AM 315 et AM 314, d'indiquer les dispositions à prendre et les installations à réaliser pour mettre un terme aux désordres constatés et d'évaluer l'ensemble de ses préjudices.
3. Il résulte de l'instruction que l'expert a diffusé une note le 9 mars 2023 dans laquelle il affirme la nécessité de procéder à la mise en cause de la société Optisol, géotechnicien. Par suite, l'extension sollicitée concernant la société Optisol, qui ne préjuge en rien des responsabilités encourues, présentant un caractère utile, il y a lieu d'y faire droit et de déclarer les opérations d'expertise prescrites par l'ordonnance n° 2201223 communes à la société Optisol ainsi qu'il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
O R D O N N E :
Article 1er : Les opérations d'expertise prescrites par l'ordonnance n°'2201223 du 11 janvier 2023 sont déclarées communes à la société Optisol.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Lapeyre architecture, à la société Zani Ingénierie Béton, à Mme D A, à la société Optisol, à la MAIF, à l'Office public de l'habitat de Lot-et-Garonne, à la société Cérato géotechnique, à la Société Mutuelle d'Assurances du Bâtiment et des Travaux Publics, à la société Heurter et fils, à la société Lagarde TP, aux Mutuelles du Mans Assurances Iard, aux Mutuelles du Mans Assurances Iard Assurances Mutuelles, à la société Cuendet, à la société Allianz Iard, à la communauté d'agglomération d'Agen, à la société Panissard construction rénovation, au Bureau Veritas Construction, à la Mutuelle des Architectes Français, à la société QBE Europe SA/NV et à M. B C, expert.
Fait à Bordeaux, le 4 mai 2023.
La présidente,
Cécile MARILLER
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Par délégation,
La greffière
N°2301999
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026