mercredi 5 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2302288 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | JU-3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP CELICE- SOLTNER - TEXIDOR - PÉRIER |
Vu la procédure suivante :
Par une décision n° 467433 du 28 avril 2023, le Conseil d'Etat a renvoyé au tribunal administratif de Bordeaux, après annulation en tant qu'il a statué sur les postes de transformation et de livraison, avec leurs terrassements, le jugement de la requête n° 2102325 présentée par l'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée Le Betout Energies.
Par cette requête enregistrée le 10 mai 2021 sous le numéro 2102325 puis sous le numéro 2302288, l'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) Le Betout Energies, représentée par la société d'avocats KPMG, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge partielle des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2018 à hauteur de la somme de 28 791 euros ;
2°) de prononcer la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés non bâties à laquelle elle a été assujettie au titre de la même année à hauteur de la somme de 253 euros ;
3°) de condamner l'Etat au paiement des intérêts moratoires ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle n'est propriétaire d'aucun terrain non bâti sur la commune de Sainte-Hélène ;
- la méthode d'évaluation du terrain retenue par l'administration fiscale méconnaît les articles 1380 et 1381 du code général des impôts ;
- conformément à l'article 324 AC de l'annexe III du code général des impôts, il y a lieu de rechercher afin d'évaluer la valeur locative du terrain les transactions proches du 1er janvier 1970, et non comme le fait l'administration, de se fonder sur le bail emphytéotique ;
- les aménagements et installations, à savoir les pistes d'accès, les postes de transformation mobiles et les terrassements doivent être exclus de la base de la taxe foncière, en application de l'article 1381-2 du code général des impôts et de la doctrine administrative.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 29 novembre 2021 et 15 décembre 2023, l'administrateur général des finances publiques, chef de la direction spécialisée du contrôle fiscal sud-ouest, conclut à l'irrecevabilité des conclusions relatives à la taxe foncière sur les propriétés non bâties, au non-lieu à statuer partiel s'agissant de la valeur locative du terrain et rejet du surplus de la requête.
Il fait valoir dans le dernier état de ses écritures :
- qu'en exécution de la décision du Conseil d'Etat du 28 avril 2023 elle a prononcé un dégrèvement de 8158 euros au titre de la taxe foncière sur les propriétés bâties de 2018 de sorte que l'étendue du litige se limite à 2 544 euros ;
- que les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme A, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique à laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées :
- le rapport de Mme A,
- et les conclusions de M. Willem, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. L'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) Le Betout Energies, qui exerce une activité d'exploitation photovoltaïque sur le territoire de la commune de Sainte-Hélène, avec laquelle elle a signé un bail emphytéotique le 30 avril 2013, a fait l'objet d'un contrôle de la direction spécialisée de contrôle fiscal (DIRCOFI) Sud-Ouest, à l'issue duquel le service a rectifié la valeur locative des biens passibles de taxe foncière détenus et exploités par cette société. L'EURL Le Betout Energies s'est vu notifier, en conséquence, des rappels de taxe foncière sur les propriétés bâties au titre de l'année 2018 dont elle a demandé au tribunal la décharge partielle à hauteur de la somme de 28 791 euros. Elle a demandé également la décharge partielle des rappels de taxe foncière sur les propriétés non bâties à hauteur de la somme de 253 euros au titre de la même année.
2. Par un jugement du 8 juillet 2022, le tribunal, a, premièrement, jugé qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête présentées à concurrence du dégrèvement de taxe foncière sur les propriétés bâties intervenu à hauteur de la somme de 19 533 euros au titre de l'année 2018, deuxièmement, a déchargé la requérante des cotisations de taxe foncière sur les propriétés non bâties à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2018 à hauteur de la somme de 253 euros, et enfin a rejeté le surplus des conclusions. Par une décision du 28 avril 2023, le Conseil d'Etat a annulé le jugement du 8 juillet 2022 en tant qu'il a statué sur les postes de transformation et de livraison, avec leurs terrassements. Le Conseil d'Etat a renvoyé, dans cette mesure, l'affaire devant le tribunal.
3. Il résulte de l'instruction que par une décision du 14 décembre 2023, postérieure à la décision du Conseil d'Etat du 28 avril 2023, dont l'EURL Le Betout Energies ne conteste pas l'existence, l'administration fiscale a prononcé le dégrèvement d'un montant de 8 158 euros au titre de la taxe foncière pour les propriétés bâties pour l'exercice 2018 concernant tous les postes de transformation et de livraison et leurs terrassements en litige. Les conclusions de la requête qui sont relatives à ces cotisations sont dans cette mesure devenues sans objet. Il n'y a par suite, pas lieu d'y statuer.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées par l'EURL Le Betout Energies présentées à concurrence du dégrèvement de taxe foncière sur les propriétés bâties concernant tous les postes de transformation et de livraison et leurs terrassements.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à l'EURL Le Betout Energies et au directeur régional des finances publiques de Nouvelle-Aquitaine et du département de la Gironde.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 février 2025.
La magistrate désignée,
K. ALa greffière,
É. SOURIS
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026