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AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2302894

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2302894

lundi 16 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2302894
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantSELARL CLEMENT-DELPIANO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 2 juin 2023 et le 30 août 2024, Mme B A, représenté par Me Bach, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite de rejet du centre hospitalier de Cadillac du 2 février 2023 de reconnaître son syndrome anxio-dépressif en maladie professionnelle, ainsi que la décision de rejet du recours gracieux du 3 avril 2023 ;

2°) d'enjoindre au centre hospitalier de Cadillac de reconnaitre sa maladie comme étant imputable au service sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir,

3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Cadillac une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 1er août 2023, le 12 juin 2024 et le 11 octobre 2024, le centre hospitalier de Cadillac, représenté par Me Clément, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme M au titre de l'article L761-1 du code de justice administrative ainsi qu'aux dépens.

Par une lettre du 4 septembre 2024, le tribunal a demandé à Me Bach, conseil de Mme A, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, de confirmer expressément le maintien des conclusions de la requête dans un délai d'un mois.

Par une lettre, enregistré le 20 septembre 2024, Mme A conclut au non-lieu à statuer et maintient ses conclusions présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance: () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ()/ 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; ()".

2. Il ressort de l'instruction que postérieurement à l'introduction de la requête, le centre hospitalier de Cadillac a, par une décision en date du 29 janvier 2024, refusé de reconnaître l'imputabilité au service de la maladie de Mme A. Cette décision a été contesté par une requête enregistrée au greffe du tribunal 25 juin 2024 sous le n°2403968. La décision explicite du 25 juin 2024 s'étant substituée à la décision implicite de rejet de sa demande, les conclusions dirigées contre cette dernière décision ont perdu leur objet en cours d'instance. Il en résulte qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et aux fins d'injonction de la présente requête.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux demandes des parties présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et aux fins d'injonction de la requête de Mme A.

Article 2 : Les conclusions présentées par Mme A et le centre hospitalier de Cadillac au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au centre hospitalier de Cadillac.

Fait à Bordeaux, le 16 décembre 2024.

La présidente de la 6ème chambre,

C. BROUARD-LUCAS

La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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