mardi 18 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2303564 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCP DELAVALLADE - RAIMBAULT |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 7 juin 2023, le juge des référés, statuant sur la requête n° 2302520 présentée par la société GTM Bâtiment Aquitaine, a désigné Mme G J, expert, aux fins :
- de se rendre sur place et constater et décrire, avant le début des travaux de construction d'un nouveau centre aquatique sur la parcelle section CP n°313 sur la commune de Pessac, l'état extérieur et intérieur des immeubles cadastrés section CP n°313, 366, 298, 70, 242, 237, 236, des réseaux d'électricité, d'eau potable, d'assainissement des eaux usées et des eaux pluviales, et de télécommunications, ainsi que de la voirie de Bordeaux Métropole au niveau de l'accès au chantier,
- de dire si, à son avis, ces immeubles et propriétés présentent ou non, à la date de commencement des travaux en litige, des désordres ou dégradations déjà existants et inhérents à leur structure, leur mode de construction ou leur état de vétusté ou encore consécutifs à la nature du sous-sol sur lequel ils reposent, et s'ils sont susceptibles d'être fragilisés par l'exploitation de la base à venir ;
- de procéder à toutes constatations des désordres qui pourraient survenir en cours d'exécution du chantier de remplacement du pont-route, de rechercher l'origine et les causes de ces désordres et de fournir toutes indications permettant d'en apprécier l'imputabilité respective et de dire notamment si, à son avis, ces désordres sont en relation directe avec l'exécution des travaux publics ;
- d'indiquer la nature et le coût des travaux nécessaires pour remédier à ces dommages ; notamment, dire, à son avis, s'il convient ou non, en cas d'urgence constatée et de réel danger, de procéder à la mise en place et à la réalisation de mesures de sauvegarde ou de travaux particuliers de nature à éviter toute aggravation de l'état que les immeubles présentent actuellement et permettre, dans les meilleures conditions techniques possibles, la réalisation des travaux devant être entrepris pour le compte de la requérante ;
- de fournir tous les éléments pour, en cas de sinistre, pouvoir se prononcer sur les préjudices ;
- d'apporter au tribunal tous éléments utiles à l'appréciation des responsabilités et à la solution d'un litige qu'il serait saisi.
Par une requête, enregistrée le 4 juillet 2023, la société GTM Bâtiment Aquitaine, représentée par Me Clément Raimbault, demande l'extension de l'expertise à la société Regaz et à la société Foncière Atrium. Elle demande en outre que les frais et honoraires de l'expert soient mis à sa charge.
Elle soutient que lors de la première expertise qui s'est tenue le 30 juin 2023 il est apparu que :
- la société Regaz est propriétaire et gestionnaire du réseau de gaz jouxtant la parcelle objet des futurs travaux.
- la société Foncière Atrium est propriétaire de la parcelle sis 32 rue Pierre Castaing, située à proximité immédiate du bâtiment qui a vocation à être démoli.
La procédure a été communiquée à la commune de Pessac, à la société Groupe A40 Architectes, à la société Arcos B, à la société Micro Aerauliq Ther Hydrau Ingenierie, à la société Santerne Aquitaine, à la société Cisinergie, à la société Scophydro, à M. F, à M. I et Mme E, à Mme A, à M. C et Mme H, à M. D et Mme B, à la société Enedis, à la société Anonyme Orange, à Bordeaux Métropole, à la société de gestion de l'assainissement de Bordeaux Métropole, à la société Regaz Bordeaux et à la société Foncière Atrium qui n'ont pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ". Aux termes de l'article R. 532-3 du même code : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise (), étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance () ".
Sur la demande d'extension de l'expertise :
2. Par une ordonnance du 7 juin 2023, le juge des référés, statuant sur la requête n° 2302520 présentée par la société GTM Bâtiment Aquitaine, a désigné Mme G J, expert, aux fins :
- de se rendre sur place et constater et décrire, avant le début des travaux de construction d'un nouveau centre aquatique sur la parcelle section CP n°313 sur la commune de Pessac l'état extérieur et intérieur des immeubles cadastrés section CP n°313, 366, 298, 70, 242, 237, 236, des réseaux d'électricité, d'eau potable, d'assainissement des eaux usées et des eaux pluviales, et de télécommunications, ainsi que de la voirie de Bordeaux Métropole au niveau de l'accès au chantier,
- de dire si, à son avis, ces immeubles et propriétés présentent ou non, à la date de commencement des travaux en litige, des désordres ou dégradations déjà existants et inhérents à leur structure, leur mode de construction ou leur état de vétusté ou encore consécutifs à la nature du sous-sol sur lequel ils reposent, et s'ils sont susceptibles d'être fragilisés par l'exploitation de la base à venir ;
- de procéder à toutes constatations des désordres qui pourraient survenir en cours d'exécution du chantier de remplacement du pont-route, de rechercher l'origine et les causes de ces désordres et de fournir toutes indications permettant d'en apprécier l'imputabilité respective et de dire notamment si, à son avis, ces désordres sont en relation directe avec l'exécution des travaux publics ;
- d'indiquer la nature et le coût des travaux nécessaires pour remédier à ces dommages ; notamment, dire, à son avis, s'il convient ou non, en cas d'urgence constatée et de réel danger, de procéder à la mise en place et à la réalisation de mesures de sauvegarde ou de travaux particuliers de nature à éviter toute aggravation de l'état que les immeubles présentent actuellement et permettre, dans les meilleures conditions techniques possibles, la réalisation des travaux devant être entrepris pour le compte de la requérante ;
- de fournir tous les éléments pour, en cas de sinistre, pouvoir se prononcer sur les préjudices ;
- d'apporter au tribunal tous éléments utiles à l'appréciation des responsabilités et à la solution d'un litige qu'il serait saisi.
3. Il résulte de l'instruction d'une part que la société Regaz est propriétaire et gestionnaire du réseau de gaz jouxtant la parcelle objet des futurs travaux et d'autre part que la société Foncière Atrium est propriétaire de la parcelle sis 32 rue Pierre Castaing, située à proximité immédiate du bâtiment qui a vocation à être démoli. Par suite, l'extension sollicitée concernant la société Regaz et la société Foncière Atrium, qui ne préjuge en rien des responsabilités encourues, présentant un caractère utile, il y a lieu d'y faire droit et de déclarer les opérations d'expertise prescrites par l'ordonnance n° 2302520 communes à la société Regaz et la société Foncière Atrium ainsi qu'il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
Sur la charge des frais de l'expertise :
4. En vertu de l'article R. 621-13 du code de justice administrative, la ou les parties qui assumeront la charge des frais d'expertise sont désignées par le président du tribunal aux termes de l'ordonnance qui fixera, après le dépôt du rapport, les frais et honoraires des experts. Il n'appartient donc pas au juge des référés de se prononcer sur la charge des frais d'expertise.
O R D O N N E :
Article 1er : Les opérations d'expertise prescrites par l'ordonnance n°'2302520 du 7 juin 2023 sont déclarées communes à la société Regaz et à la société Foncière Atrium.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Pessac, à la société Groupe A40 Architectes, à la société Arcos B, à la société Micro Aerauliq Ther Hydrau Ingenierie, à la société Santerne Aquitaine, à la société Cisinergie, à la société Scophydro, à M. F, à M. I et Mme E, à Mme A, à M. C et Mme H, à M. D et Mme B, à la société Enedis, à la société Anonyme Orange, à Bordeaux Métropole, à la société de gestion de l'assainissement de Bordeaux Métropole, à la société Regaz Bordeaux, à la société Foncière Atrium et à Mme G J, expert.
Fait à Bordeaux, le 18 juillet 2023.
La présidente,
Cécile MARILLER
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Par délégation,
La greffière
N°2303564
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026