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AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2304369

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2304369

mardi 8 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2304369
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantCASTEDE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B d’une demande en plein contentieux visant à obtenir la condamnation de la SAS Guintoli, intervenant pour le compte de Bordeaux Métropole, au paiement de 16 772,85 euros pour des préjudices liés à des travaux publics. Par une ordonnance du 8 juillet 2025, la présidente de la 5e chambre a constaté le désistement d’office de la requérante, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, faute pour celle-ci d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande qui lui avait été adressée. Il est donc donné acte de ce désistement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 août 2023, Mme A B, représentée par Me Castede, demande au tribunal :

1°) de condamner l'entreprise de travaux publics SAS Guintoli, intervenue pour le compte de Bordeaux Métropole, à lui payer la somme totale de 16 772,85 euros, somme à parfaire au regard de l'évolution du prix des matériaux et de la main d'œuvre à la date de la fixation du préjudice, assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation;

2°) de mettre à la charge de la SAS Guintoli la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par ordonnance du 28 septembre 2023, le président du tribunal administratif de Bordeaux a ouvert une médiation à l'initiative du juge et désigné M. C en qualité de médiateur.

Une lettre a été adressée le 28 mai 2025 à Me Castede, conseil de Mme B, l'invitant, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer dans le délai d'un mois, le maintien de ses conclusions.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ". Aux termes de l'article R. 222-1 du même code : "() les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements ; ()".

2. Aux termes de l'article R. 611-8-2 du même code : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. Les parties ou leur mandataire sont réputés avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. () ".

3. En application des dispositions précitées de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, un courrier de la présidente de la formation de jugement du 28 mai 2025 invitant à confirmer expressément le maintien de la requête dans un délai d'un mois a été adressé à Me Castede, conseil de Mme B, et mis à sa disposition le même jour au moyen de l'application Télérecours mentionnée à l'article R. 414-1 du code de justice administrative. Ce courrier l'informait de ce que, à défaut de réception d'une confirmation dans le délai imparti, elle serait réputée s'être désistée de l'ensemble de ses conclusions. Aucune confirmation n'étant parvenue à la juridiction dans ce délai, la requérante doit être réputée s'être désistée de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.

ORDONNE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, à la SAS Guintoli et à Bordeaux Métropole. Copie sera adressée à M. C, médiateur.

Fait à Bordeaux, le 8 juillet 2025.

La présidente de la 5e chambre,

A. CHAUVIN

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

la greffière,

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