LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2304406

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2304406

jeudi 26 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2304406
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
FormationJuge social
Avocat requérantCABINET DE CAUNES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule le titre exécutoire n° 19522 émis par le département de la Gironde le 12 juin 2023, réclamant à M. A un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 10 423,38 euros pour la période de décembre 2019 à mai 2022. Le juge estime que le bien-fondé de l'indu n'est pas établi, faute pour l'administration de démontrer que M. A ne remplissait pas les conditions de résidence stable et effective en France prévues à l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue repose sur l'absence de preuve d'un changement de situation du requérant, qui justifie de sa domiciliation et de son inscription à Pôle emploi.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 août 2023, M. B A, représenté par Me de Caunes, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre exécutoire n° 19522 d'un montant de 10 423,38 euros émis à son encontre par le département de la Gironde le 12 juin 2023 correspondant à un indu de revenu de solidarité active pour la période du 1er décembre 2019 au 31 mai 2022 ;

2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

* il a toujours résidé sur le territoire français, comme le prouve sa domiciliation ;

* il a toujours été inscrit à Pôle emploi où il s'est régulièrement manifesté ;

* il n'a jamais changé de situation, contrairement à ce qui a été affirmé ;

* il n'a pas d'autres revenus que les paiements reçus de la caisse d'allocations familiales.

La requête a été communiquée au département et à la caisse d'allocations familiales de la Gironde, qui n'ont pas produit de mémoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

* le code de l'action sociale et des familles ;

* le code général des collectivités territoriales ;

* le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Naud, premier conseiller, en application des dispositions de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Naud, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Le 12 juin 2023, le département de la Gironde a émis à l'encontre de M. A le titre exécutoire n° 19522 d'un montant de 10 423,38 euros correspondant à un indu de revenu de solidarité active pour la période du 1er décembre 2019 au 31 mai 2022. M. A demande au tribunal l'annulation de ce titre exécutoire.

Sur la contestation du titre exécutoire :

2. Aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental. () ".

3. Il résulte des articles L. 262-46 et L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles qu'une décision de récupération d'un indu de revenu de solidarité active prise par le président du conseil départemental ou par délégation de celui-ci ne peut, à peine d'irrecevabilité, faire l'objet d'un recours contentieux sans qu'ait été préalablement exercé un recours administratif auprès de cette autorité. Si la recevabilité d'un recours contentieux dirigé contre le titre exécutoire émis pour recouvrer un indu de revenu de solidarité active n'est pas, en vertu de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, subordonnée à l'exercice d'un recours administratif préalable, le débiteur ne peut toutefois, à l'occasion d'un tel recours, contester devant le juge administratif le bien-fondé de cet indu en l'absence de tout recours préalable saisissant de cette contestation le président du conseil départemental.

4. Tout d'abord, en l'absence de mémoire en défense de l'administration, il ne résulte pas de l'instruction que M. A a pris connaissance de l'indu de revenu de solidarité active, qui lui a été réclamé le 1er mars 2023 pour la période du 1er décembre 2019 au 31 mai 2022, avant d'être rendu destinataire du titre exécutoire en litige. Il doit donc être regardé comme justifiant avoir valablement formé, le 4 juillet 2023, le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, ce qui lui permet de contester dans le cadre du présent litige le bien-fondé de l'indu.

5. Aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. / () ". Aux termes de l'article R. 262-37 du même code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments ".

6. M. A soutient qu'il résidait en France, qu'il était inscrit à Pôle emploi où il s'est régulièrement manifesté et qu'il n'a jamais changé de situation. Il justifie de sa nationalité française et d'une attestation d'hébergement au Bouscat (Gironde). Il n'est pas établi, en l'état de l'instruction, qu'il ne remplissait pas les conditions pour bénéficier du revenu de solidarité active pour la période en litige. Par suite, le bien-fondé de l'indu n'est pas avéré.

7. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est fondé à demander l'annulation du titre exécutoire n° 19522 d'un montant de 10 423,38 euros correspondant à un indu de revenu de solidarité active pour la période du 1er décembre 2019 au 31 mai 2022.

Sur les frais d'instance :

8. Il ne saurait être fait droit aux conclusions de M. A présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, dès lors qu'elles sont dirigées contre l'État qui n'est pas partie à l'instance.

DÉCIDE :

Article 1er : Le titre exécutoire n° 19522 d'un montant de 10 423,38 euros, correspondant à un indu de revenu de solidarité active pour la période du 1er décembre 2019 au 31 mai 2022, émis à l'encontre de M. A par le département de la Gironde le 12 juin 2023, est annulé.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au département de la Gironde. Copie en sera adressée à la caisse d'allocations familiales de la Gironde et au directeur régional des finances publiques de la Nouvelle-Aquitaine.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 juin 2025.

Le magistrat désigné,

G. NAUD

La greffière,

C. AHIN

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

la greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions